Guerre de classe présente :
GAZETTE RADICALE DE LA CRISE TERMINALE DU CAPITAL – NOVEMBRE 2025
Alors, ce siècle ouvrira l’époque de la Révolution sociale…
LA CRISE ULTIME DU DIKTAT DÉMOCRATIQUE DE LA LOI DE LA VALEUR D’ÉCHANGE EST EN TRAIN ASSURÉMENT DE DOULOUREUSEMENT DISLOQUER TOUTE LA GÉOPOLITIQUE DU VIEUX MONDE…
CONTRE LE PROGRESSISME ALIÉNATOIRE DU SPECTACULAIRE MARCHAND ACHEVÉ, SE PRÉPARE FORCÉMENT L’ACHÈVEMENT DE LA MARCHANDISE SPECTACULAIRE ELLE-MÊME…
Intervenants : Francis Cousin et Michel
La dette publique, en d’autres termes, l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte le capitalisme. La seule partie de la prétendue richesse nationale qui entre réellement dans la propriété collective des peuples modernes, c’est leur dette publique.
Karl Marx, Le Capital, Livre I, VIII° section, chapitre XXXI
Le capitaliste en chair et en os ne nous sert plus à rien : le Capital vit sans lui, avec la même fonction mais centuplée. Le sujet humain est devenu inutile. Une classe privée des individus qui la composent ? L’État au service non plus d’un groupe social mais d’une force impalpable, œuvre de l’esprit saint ou du diable ? Nous manions l’ironie à la manière de notre vieux Maître Karl. Nous vous offrons la citation promise :
« Le capitaliste, en transformant l’argent en marchandises qui servent d’éléments matériels pour un nouveau produit, en leur incorporant ensuite la force de travail vivante, transforme la valeur – du travail passé, mort, devenu chose – en capital, en valeur grosse de valeur, Monstre animé qui se met à « travailler » comme s’il avait le diable au corps. »
Il faut prendre le Capital par ces cornes.
Amadeo Bordiga, La doctrine du diable au corps
Comme un même courant se développent les luttes de classes de la longue époque révolutionnaire inaugurée par l’ascension de la bourgeoisie et la pensée de l’histoire, la dialectique, la pensée qui ne s’arrête plus à la recherche du sens de l’étant, mais s’élève à la connaissance de la dissolution de tout ce qui est ; et dans le mouvement dissout toute séparation.
Guy Debord, La Société du Spectacle
Le règne autocratique de l’indistinction a désormais donné à son spectacle le statut de souveraineté absolutiste à mesure que la marchandise est devenue la toute-puissance unilatérale d’une communication où seuls ont la parole ceux qui communiquent l’unilatéralité du devenir marchand…
… Hier, les contestations radicales avaient du mal à se faire connaître. Aujourd’hui, elles ne parviennent plus à se construire que sous des formes imperceptibles car le premier dessein du spectacle de l’indistinction est de rendre impossible toute compréhension critique de l’histoire.
Le pouvoir absolu de la marchandise est parvenu à supprimer tout ce qui n’était pas lui en rayant l’histoire de l’histoire. L’indistinction est alors devenue la valeur suprême qui entend faire disparaître toute mémoire critique au profit d’une appropriation de la totalité du temps humain par le fétichisme de l’indistinct qui enferme ainsi l’humanité dans une « temporalité verrouillée », une sorte d’éternité immobile où n’arrive plus rien d’autre que ce que la marchandise entend voir advenir.
CRITIQUE DE LA SOCIETE DE L’INDISTINCTION, 2007
« Si la gauche veut regagner les classes populaires, elle ne peut plus faire l’impasse sur l’immigration »
Alors que l’extrême droite continue de s’enraciner auprès de l’opinion, la gauche paraît davantage préoccupée par le débat budgétaire et la question des primaires que par la nécessité de répondre aux questions qui taraudent les Français, la délinquance et l’immigration, analyse Philippe Bernard, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.
Le journal Le Monde, expression de la gauche capitaliste la plus délicatement faussaire, le 23 novembre 2025
Pendant la bataille, lorsque les victimes tombent par centaines et que le prolétariat est tendu contre son ennemi, il apprend, il s’éduque lui-même. L’issue, la victoire, dépendent du degré de cette conscience. Mais alors, comment les membres du prolétariat deviennent-ils conscients ? Ils lisent des brochures, des appels et des revues. Ils écoutent des discours, tenus par des gens qui prodiguent leurs conseils sur des thèmes variés. Ils doivent peser pour eux ce qui est vrai dans tout cela car une telle réflexion est le fondement pour choisir le chemin à prendre
Rosa Luxemburg, Revue Czerwony Sztandar (Drapeau Rouge), janvier 1906
Contre tous, pour un seul but – La dictature des conseils…
Mais que ferez-vous, vous les communistes radicaux ? Ne ferez-vous pas comme les autres ? Que savons-nous de notre lendemain ? Ce que nous savons, c’est que ce lendemain, c’est la révolution. Du reste, nous ne demandons rien à la classe ouvrière : ni sièges dans les parlements, ni postes dans le syndicat. Nous disons au prolétariat : ta dictature, fais-la par toi-même, toi seul constituera les conseils, protège-toi de toute hégémonie de parti dans tes conseils, ceux que tu as constitués en 1919 et 1920 un peu partout, sur le lieu de travail, cherche et trouve la force pour briser la domination bourgeoise dans tes conseils ; trouve et cherche la solution pour transformer la production de consommation en production de besoin, la production capitaliste en production communiste. Avec les forces de tes bras et ton cerveau, tu détruiras l’organisation bourgeoise de la production et de la société, tu créeras la nouvelle organisation, les nouvelles formes économiques et sociales, les nouvelles forces idéologiques. Avec les forces de tes bras et le développement de tes forces intellectuelles, tu sauteras du monde de l’esclavage dans celui de la liberté.
Et nous ? Nous ne demandons qu’à lutter et à vaincre avec toi.
Pour les conseils d’usine ! Pour la révolution prolétarienne !
L’Ouvrier Communiste, N°12, Octobre 1930
Sans cette fabrication gigantesque de valeurs virtuelles et illusoires, qui ont irrigué depuis des années l’économie mondiale et distribué du pouvoir d’achat, et pas seulement aux banquiers, ce merveilleux système capitaliste aurait trouvé ses limites plus tôt. Les banquiers, que tout le monde montre du doigt maintenant, n’ont fait qu’assurer quelques années supplémentaires d’euphorie économique. La question véritable qui se pose n’est donc pas de punir les banquiers ou les patrons, mais, soit de remettre le système en route, soit de le remplacer par autre chose…
… La thèse de la Vieille Taupe est simple. Les tentatives pour remettre le système capitaliste en marche sont toutes vouées à l’échec.
… Ce sont les conséquences prévues par Marx, à ne pas confondre avec les « marxistes ». Mais les « économistes » de tous bords semblent frappés d’arrêt de la pensée au moment de voir et de tirer les conséquences de ce qui se déroule sous leurs yeux.
Pierre Guillaume, le mercredi 15 octobre 2008
Pour paraphraser le Manifeste, il faut bien considérer qu’un spectre ne cesse de hanter l’Europe et le reste du monde : le spectre du communisme et du retour radical à la vraie vie humaine générique débarrassée de l’argent et de l’État… Toutes les puissances de la vieille Europe asservie au gouvernement mondialiste du spectacle de la marchandise se sont unies en une Sainte Alliance pour traquer ce spectre : le pape et tous les gangs politiques de droite et de gauche, les progressistes de France et les conservateurs d’Allemagne, ainsi que tous les compétiteurs périphériques et négociants de Moscou, de Pékin et d’ailleurs…
Commentaires sur l’extrême radicalité des temps derniers…, 2016

