Guerre de Classe présente :

GAZETTE RADICALE DE LA CRISE TERMINALE DU CAPITAL
– Septembre 2026 –

Les conditions révolutionnaires remplies, le jour du soulèvement prolétarien allemand sera annoncé par le chant éclatant du surgissement révolutionnaire gaulois…

INSURRECTION PROLÉTAIRE DE JUIN 1953 EN RDA, GRÈVE SAUVAGE RADICALE FRANÇAISE DE 1968… LA VIEILLE TAUPE TRAVAILLE ET TOUT REVIENT EN DIALECTIQUE TOUJOURS PLUS FORTE…

C’EST LE SIGNE D’UN TEMPS MONDIAL OÙ LES CONDITIONS NÉCESSAIRES DE LA CONSCIENCE HISTORIQUE ACCOMPLIE SERONT RÉUNIES…

Intervenants : Francis Cousin et Michel


 

En Allemagne, aucune espèce d’esclavage ne peut être détruite, sans la destruction de tout esclavage. L’Allemagne qui aime aller au fond des choses ne peut faire de révolution sans tout bouleverser de fond en comble. L’émancipation de l’Allemand, c’est l’émancipation de l’homme. La philosophie est la tête de cette émancipation, le prolétariat en est le cœur. La philosophie ne peut être réalisée sans la suppression du prolétariat, et le prolétariat ne peut être supprimé sans la réalisation de la philosophie.

Quand toutes les conditions intérieures auront été remplies, le jour de la résurrection allemande sera annoncé par le chant éclatant du coq gaulois.

Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel

 

 

La plus grande conquête de la lutte de classe prolétarienne au cours de son développement a été la découverte que la réalisation du socialisme trouve un appui dans les fondements économiques de la société capitaliste. Jusque- là le socialisme était un “idéal”, l’objet de rêves millénaires de l’humanité ; il est devenu une nécessité historique.

Rosa Luxemburg, Réforme sociale ou Révolution ?

 

 

Histoire, vieille taupe, tu as fait du bon travail ! En cet instant retentit sur le prolétariat international, sur le prolétariat allemand le mot d’ordre, l’appel que seule peut faire jaillir l’heure grandiose d’un tournant mondial : Impérialisme ou socialisme. Guerre ou révolution, il n’y a pas d’autre alternative !

Rosa Luxemburg, La vieille taupe – Spartakusbriefe n° 5, mai 1917

 

 

La malédiction qui pèse sur toute demi-mesure, sur toute hésitation, est la première et la plus ancienne des malédictions politiques.

Karl Liebknecht, Septembre 1917

 

 

Engels avait écrit que l’État disparaîtrait avec la révolution prolétarienne ; qu’au gouvernement des hommes succéderait l’administration des choses. À l’époque, il n’était guère possible d’envisager clairement comment la classe ouvrière prendrait le pouvoir. Mais nous avons aujourd’hui la preuve de la justesse de cette vue. Dans le processus révolutionnaire, l’ancien pouvoir étatique sera détruit et les organes qui viendront le remplacer, les conseils ouvriers, auront certainement pour quelque temps encore des pouvoirs politiques importants afin de combattre les vestiges du système capitaliste. Toutefois, leur fonction politique se réduira graduellement en une simple fonction économique : l’organisation du processus de production collective des biens nécessaires à la société.

Anton Pannekoek, Les Conseils ouvriers – 1936

 

 

Les flics ont des bonnes chaussures mais pour nous il n’y en a pas.

Les nouveaux dirigeants sont pires que les capitalistes.

Brocards prolétariens usuels au début du soulèvement d’Allemagne Orientale de Juin 1953

 

 

Mais quelles qu’aient été ses limites, la révolte de juin reste un événement capital de la lutte révolutionnaire. Aboutissement du lent regroupement des travailleurs de la zone orientale et de leur résistance croissante, elle peut représenter le point de départ d’une nouvelle étape.

Vega, Socialisme ou barbarie N°13, Janvier-mars 1954 

 

 

Si les syndicats ne représentaient pas la population, n’exprimaient pas ses besoins, qui pouvait le faire à leur place ? On devait donc les aider à jouer leur rôle ; ils présentaient plus d’avantages que d’inconvénients, et, sans eux, la France eût été une jungle…

… Dans plusieurs entreprises, à Rhodiaceta, chez Berliet, à la Saviem, des grèves avaient éclaté à l’improviste durant l’hiver, se prolongeant de longues semaines. Elles étaient décidées sans l’accord des syndicats, parfois à leur insu ou contre eux, à l’initiative de jeunes ouvriers plus sensibles que leurs aînés à l’injustice de leur condition. […] Pour eux, il n’était pas question de compromis : ce système qui les réduisait à un automatisme répété sans fin, qui piétinait leurs espoirs, devait être rejeté. Ils faisaient honte à leurs aînés de leur existence, qu’ils l’acceptent ou la subissent, reprochaient aux syndicats de préférer le compromis au combat. Ceux-ci, mis en accusation, venaient dire à Matignon : « Faites attention. » Cela signifiait : « Aidez-nous. Dites que c’est à nous que les ouvriers doivent les mesures que vous vous proposez de prendre pour mettre fin aux grèves. Laissez-nous faire croire que c’est nous qui apportons la solution. » On les aidait : leur faiblesse était plus redoutable que leur force !

Édouard Balladur, L’Arbre de mai

 

 

La classe ouvrière est-elle oui ou non porteuse d’une volonté et d’une capacité de transformation révolutionnaire radicale ? Est-elle capable de réaliser à l’échelle mondiale la véritable communauté humaine, l’humanité sociale ? En d’autres termes, quel est le sens de plus de cent cinquante ans de luttes ouvrières, entrecoupées de victoires exaltantes, d’amères défaites et de reculs où tout semble définitivement perdu, comme celui que nous vivons depuis l’échec de la Révolution espagnole, et dont nous sortons à peine ?

Pierre Guillaume, Idéologie et lutte de classes – 1977

 

 

Tirer la leçon de la révolution défaite en 1968, c’est saisir ce fameux pourquoi les forces politiques et syndicales de la contre-révolution sont parvenues à entraîner le prolétariat alors hésitant à la reprise du travail… N’en déplaise au gauchisme du Capital, les prolétaires qui étaient les plus indomptables s’opposèrent alors aux briseurs de grève non pas parce que les revendications auraient été insatisfaites mais parce qu’ils ne voulaient plus travailler et avaient entrevu le concret d’un autre monde possible… Beaucoup d’ailleurs furent licenciés ou ne revinrent pas à l’usine pendant que d’autres s’enfoncèrent dans le désespoir et l’angoisse et que certains se suicidaient.

Guerre de Classe, Actualité révolutionnaire de la grève sauvage généralisée de Mai-Juin 1968 en France et ailleurs…

 

 

La gauche et l’extrême gauche du Capital ont été en 1968 les centres actifs variés et complémentaires du développement social de la marchandisation la plus actuelle pour faire progresser le processus de valorisation au plus loin dans le sens de la domination réelle de la valeur réalisée. Ils ont ensemble constitué la force décisive d’encadrement et de discipline du prolétariat. Le gauchisme culturel, écologiste et féministe et toute la merde idéologique qu’il a su propager pour transmuter le désir en marchandise et la marchandise en désir a été l’organe le plus contre-révolutionnaire de l’époque. Tous les groupes qui s’en réclamaient pour pousser la gauche du Capital plus à gauche recréaient la société capitaliste en leur sein en ne pouvant donc que la perpétuer dans la médiocrité et la bassesse. L’humanisme de la marchandise qui a activé le libre-échangisme sexuel adéquatement à la libre circulation des marchandises humaines a été la musique épouvantable de cette symphonie qui avait pour but d’empêcher la révolution sociale contre l’argent et de promouvoir ainsi les trois mythes du moutonnisme contemporain dans l’argent égalitairement convoité : anti-racisme, modernisme, LGBTisme, et à ce titre il fut systématiquement critiqué par tous les révolutionnaires de l’époque qui simultanément savaient fort bien que les paradis artificiels hallucinogènes établissent bien le stade suprême de l’errance puante de la conscience aliénée.

Du spectacle fétichiste de la marchandise mondiale et de sa crise finale 

 

 

Depuis l’inévitable défaite de la grève sauvage de 1968, le gauchisme de la marchandise qui a été le laboratoire de recherche du CNPF puis du MEDEF a été le pire ennemi du prolétariat en produisant toutes les élucubrations idéologiques de la modernisation du monde des échanges narcissiques spectaculaires… À l’heure actuelle, toutes les sectes, chapelles, loges et organisations politiques et syndicales participent ensemble et évidemment solidairement d’un même but ; maintenir les catégories de l’aliénation (échange, marchandise, salariat et État…) afin d’empêcher le développement historique de la conscience communiste. L’affrontement entre toutes les droites et toutes les gauches du Capital qui s’escriment à tenter de conquérir des parts serviles de public consommatoire, n’est qu’une simple et misérable concurrence entre différentes ramifications d’une même fétidité mercantile mais il va de soi que le gauchisme qui tire la gauche qui elle-même tire la droite font tous – en décalé d’actualisation historique – le jeu du fétichisme de la marchandise de telle sorte que les représentations du calcul dominent la réalité de la vie. Le gauchisme de la marchandise est toute l’infecte dépravation du CAC 40 dans sa phase de pubescence lorsque les cadres à venir de la capitalisation la plus ignoble font répétition burlesque d’une histoire malveillante et mutilée du mouvement ouvrier leur permettant de s’équiper pour plus tard mieux casser les luttes autonomes du prolétariat. La théorie communiste doit continuellement œuvrer à se doter d’une dialectique toujours plus pointue et plus féroce pour percer à jour la scélératesse des groupements policiers du gauchisme de la marchandise car ce sont chez eux que seront nécessairement recrutés les agents de sécurité les plus répugnants du système bancaire moderniste de la crise ultime. Dans le chaos terminal de C/V devenu impossible à renouveler, l’État recrutera évidemment ses troupes de choc de gros bras idéologiques et de pègres assassines – contre le prolétariat communeux du temps ouvert – dans les métropoles privilégiées du temps fermé des bobos culturels débiles, des carriéristes de l’armée de réserve immigrée et du lumpenprolétariat racailleux en ses divers bazars trafiquants exotiques… Comme Marx nous l’a dépeint dans la longue histoire des luttes de classes en France, la pègre du haut de l’État recrute toujours ses commandos préférés dans la pègre du bas en ses multiples boutiques de bandes délinquantes où l’appétence abrutie pour le clinquant insane retrouve là dans les caniveaux proxénètes la même logique que dans les conseils d’administration de la prédation huppée. Les camés de l’ingurgitation des sommets raffolent de la came conditionnée et distribuée par les crapules des faunes interlopes… La communisation radicale des milices ouvrières qui, en conduisant au refus total de tous les trafics et combines de l’argent, se fera auto-mouvement de la critique radicale de l’échange, opèrera le gigantesque nettoyage nécessaire de toutes les dépravations et purulences qui formalisent la logique de la société hallucinogène du racket financier.

Voyage au bout de la fin du Capital