LA DÉLIQUESCENCE CAPITALISTE N’A QU’UN SEUL ENNEMI VITAL ; LE PROLÉTARIAT HISTORIQUE D’EUROPE QUI, DE LA COMMUNE DE PARIS EN PASSANT PAR CELLES DE BERLIN, KRONSTADT, BARCELONE ET BUDAPEST, A POUSSÉ AU PLUS LOIN LE MOUVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE DES CONSEILS OUVRIERS…
C’EST POURQUOI TOUTES LES GAUCHES DU CAPITAL, À L’AVANT-GARDE DE LA RÉPRESSION ÉTATIQUE, N’ONT TOUJOURS EU POUR OBJET QUE D’ANÉANTIR LE MOUVEMENT DE L’AUTONOMIE OUVRIÈRE PAR LES ARMES ET LA CALOMNIE…
La misère religieuse est, d’une part, l’expression de la misère réelle, et, d’autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. C’est l’opium du peuple.
Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple. Exiger qu’il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c’est exiger qu’il soit renoncé à une situation qui a besoin d’illusions. La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallée de larmes, dont la religion est l’auréole.
Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel
Les communautés villageoises… du despotisme oriental… emprisonnaient l’esprit humain dans les limites les plus étroites qui se puissent concevoir, elles en faisaient l’instrument docile de la superstition, l’esclave des règles traditionnelles, et le privaient de toute grandeur et de toute énergie historique.
Karl Marx, New York Daily Tribune, 25 juin 1858
L’Islam est une religion appropriée aux Orientaux, plus spécialement aux Arabes, c’est-à-dire, d’une part à des citadins pratiquant le commerce et l’industrie, d’autre part à des Bédouins nomades. Là réside le germe d’une collision périodique. Les citadins, devenus opulents et luxueux, se relâchent dans l’observance de la “Loi”. Les Bédouins pauvres, et, à cause de leur pauvreté, de mœurs sévères, regardent avec envie et convoitise ces richesses et ces jouissances. Ils s’unissent sous un prophète, un Mahdi, pour châtier les infidèles, pour rétablir la loi cérémoniale et la vraie croyance, et pour s’approprier, comme récompense, les trésors des infidèles. Au bout de cent ans, naturellement, ils se trouvent exactement au même point que ceux-ci ; une nouvelle purification est nécessaire ; un nouveau Mahdi surgit ; le jeu recommence. Cela s’est passé de la sorte depuis les guerres de conquête des Almoravides et des Almohades africains en Espagne jusqu’au dernier Mahdi de Khartoum qui bravait les Anglais si victorieusement. Il en fut ainsi, ou à peu près, des bouleversements en Perse et en d’autres contrées mahométanes. Ce sont tous des mouvements nés de causes économiques, bien que portant un déguisement religieux. Mais, alors même qu’ils réussissent, ils laissent intactes les conditions économiques. RIEN n’est changé, la collision devient périodique. Par contre, dans les insurrections populaires de l’occident chrétien, le déguisement religieux ne sert que de drapeau et de masque à des attaques contre un ordre économique devenu caduc ; finalement cet ordre est renversé ; un nouveau s’élève, il y a devenir, le monde avance.
Friedrich Engels, Contribution à l’histoire du christianisme primitif
Il faut appeler un chat un chat, et faire ce choix d’une main-d’œuvre immigrée.
Patrick Martin, Président du Medef, 19 décembre 2023
Les institutions du Capital international ne valorisent que ce qui valorise leur valorisation et elles ont bien choisi leur marotte la plus rétrograde possible…

On savait que l’histoire critique avait surgi, en l’Europe des luttes de classes, avec les mouvements paysans et ouvriers affirmant la transformation sociale intégrale. Il est aisé de constater que toutes les mafias du pouvoir ont décidé de la supprimer du monde en ce temps où le spectacle de la marchandise a cessé, lui-même, de pouvoir répéter sa répétition. La domination pleinement réalisée du mode de production capitaliste s’annonce comme le triomphe de toutes les quincailleries du spectacle de la gauche culturelle américaine. Plus le cosmopolitisme de la marchandise s’enfonce dans sa mortelle crise finale, plus la misérable métropole hallucinée cherche à repousser le danger montant d’un réveil radical des luttes de classe prolétariennes. Aussi, le centre d’élaboration de l’aliénation de pointe organise-t-il aujourd’hui sa grande manipulation contre-révolutionnaire afin de permettre à la société de classes de s’essayer à précisément éliminer l’histoire de la lutte de classe communiste contre l’argent, le salariat et l’État. Immigrationnisme, LGBTisme et écologisme sont ainsi devenus les leurres fondamentaux de la dépossession marchande achevée dans l’obligation distractive d’une exaltation réformiste frénétique. Et c’est parce que la dictature démocratique du profit interminable veut voir le prolétariat du maximalisme historique européen en situation de ne plus pouvoir reproduire la si singulière grève sauvage de 1968 qu’elle doit absolument s’employer à ce que plus personne, dans le monde cybernétique de la schizophrénie de l’usine globale, ne soit autre chose qu’un migrateur.
Le prolétaire du village européen doit sortir de sa radicalité ancestrale pendant que l’immigré venant du village oriental immobiliste doit, lui, être mis en situation de demeurer inapte à pouvoir conjuguer le futur révolutionnaire. Substituer à la puissante lutte des classes du temps dangereusement transformable la pitoyable lutte des places diversitaires de l’espace inoffensivement immuable, telle est l’ambition générale du contrôle total de la crise totale de la marchandise totale. Ainsi, le ghetto du nouvel ordre séparatiste se trouve déjà là bien configuré, dans la France actuelle : l’immense masse de la population s’y voit incarcérée et ahurie dans un hors-sol d’histoire trafiquée et d’indigence de l’entendement impérative. Les ouvriers de la longue généalogie communarde d’Europe doivent fondamentalement oublier leur provenance récalcitrante pendant que l’armée de réserve immigrée théorisée par Marx dans la Septième section, Chapitre XXV du Livre premier du Capital, est contrainte quant à elle de réciter la légende noire du mensonge décolonial conçue par la tyrannie de l’autocratie marchande afin d’empêcher toute fraternisation subversive tout en continuant à cloîtrer l’immigré dans le temps rétrograde des inassouvissements de sa chronologie obscurantiste. À partir de là, il est donc naturel de rencontrer partout tous les lamentables enchevêtrements du ghettoïsme américain, des attachements incestueux entre commerce visible et économie souterraine, des trafics sexuels les plus putrides, de la violence machinique tentaculaire à la folie droguiste, des prédations lugubres de la Mafia à l’inculture partout répandue, des fast-foods débectants aux rues si tristement mornes, du foisonnement tribaliste des ethnies à la disparition visuelle de la femme dans un climat d’obéissance commerciale, d’érotisme interdit et de volupté prohibée…
Tout cela produit une dissémination racailleuse des manigances de la came et de la tune éperdument adéquate au monothéisme de marché en sa phase terminale et permet ainsi de préparer la fameuse garde mobile du lumpenprolétariat étatique prédite par le groupe Marx-Engels et qui sera chargée de quadriller un nombre croissant de quartiers, bases avancées de contre-révolution, lorsque le réveil prolétarien émergera.
L’idiotisme illettré des derniers débris trotskystes et libertaires, comme à Kronstadt en 1921 et comme à Barcelone en 1937, constitue la décoction la plus toxique du progressisme de la marchandise totalitaire…

De Roubaix à Saint-Denis, la stratégie locale des implantations de l’islamo-gauchisme du Capital prépare le scénario qui a déjà commencé à mettre en place les moyens premiers d’un type de guerre civile préventive. De la sorte est bien positionnée la totale contradiction de classe entre, d’un côté, les métropoles de l’Histoire falsifiée qui se voudrait irrévocable où se concentrent, derrière la classe capitaliste, les couches moyennes boboïsées, les souillons médiatiques et universitaires et l’immigration subventionnée, et de l’autre, la France prolétarienne et majoritaire de l’Histoire insubordonnable rassemblée en l’exil urbain des villes moyennes et petites et dans ces zones rurales d’où est survenue justement la dynamique contestataire des Gilets jaunes.
À l’époque de la crise finale de la loi de la baisse du taux de profit, il ne subsiste rien d’autre à l’échelle mondiale que la déchéance sociale qui partout en résulte et la déperdition spectaculaire de tout ce qui fit la grande culture classique de jadis désormais désarticulée par l’ignorance omniprésente. Cela s’exprime tout à la fois par la dégradation quasi accomplie des positions impériales de la mondialité française depuis l’américanisation-marchandise du monde à compter de la mondialisation américaine de tous les marchés mise en mouvement depuis la dernière hécatombe planétaire et l’asservissement graduel de l’Europe par l’OTAN validé par les pièges bruxellistes de la mythomanie européiste.
Seuls les espaces-temps de formation sociale véritablement intentionnels historiquement ont pu engendrer une vraie substance politique étatiquement vivace et là seulement le prolétariat s’est montré – en négatif expressif – comme dynamique de conscience maximaliste susceptible d’en vouloir liquider tous les résultats domesticatoires. Ce faisant, si l’Europe des luttes de classe radicales a bien permis d’entrevoir la négation pratique de l’État et des classes, les conflits divers et variés d’Afrique, d’Asie et d’Amérique n’ont jamais eu d’autre exigence que d’en modifier banalement les agencements et les corollaires. De là, cette grande difficulté du prolétariat de pointe des terres d’Europe à réapparaître comme immensité radicale vivante de l’anti-politique précisément parce que ladite immensité dépend d’abord de l’auto-négation dynamique des racines de vie maintenues du substantiel politique lui-même. La France rééduquée depuis le siècle dernier à se dissoudre et à se détester tout en bloc pour endiguer les effets de la renaissance gaullo-pompidolienne devait bien entendu être, par contre-coup dialectique, mise en situation d’amnésie du projet révolutionnaire de sa propre histoire ouvrière. Engels définissait la France comme le cœur et le cerveau révolutionnaires du monde en insistant sur la spécificité de la formation sociale qui s’y est faite sur le temps long de ces luttes de classe si singulières qui ont été l’éclaireur mondial d’une temporalité unique, ardemment historique, qui a permis la profondeur du Manifeste communiste et de La Guerre civile en France. On saisit donc aisément pour quelles raisons c’est le mouvement réel multiséculaire de la vraie France des saveurs, des réjouissances et des savoirs qui porte en lui le spectre communiste de l’abolition du salariat qui hante toute l’Europe pour le porter en l’entièreté du Monde. Aussi, toutes les puissances du spectacle de la décomposition marchande se sont unies en une Sainte-Alliance pour le traquer : toutes les religions et toutes les franc-maçonneries, tous les gangs politiques et toutes les cliques économiques, les gauchistes de France et les policiers d’Allemagne.
Pour tenter d’écraser cet inévitable retour insurrectionnaire des luttes de classe et sa pugnace grève incontrôlable débordant les barbelés syndicaux, tous les spécialistes étatiques du mensonge le plus moderne ont massivement investi dans l’intensification du système de l’immigrationnisme frénétique aux fins d’édifier partout de très vastes quartiers exotiques où la dévotion aux divers rites de soumission à l’idolâtrie du flouze est la norme d’un éco-système mental figé parfaitement imperméable à toute agitation et à tout désir véritablement subversifs.
C’est précisément parce que la masse immigrée qui provient des incarcérations culturelles du village oriental est lourdement inapte à entrevoir la perspective de la suppression du salariat et de l’argent que, depuis le grand affolement patronal des années soixante-dix du siècle passé, l’organisation de l’aliénation la plus progressiste en a fait le talisman fétichiste le plus central des tentatives domesticatoires désespérées pour sauvegarder la dictature démocratique du profit.
Contre le confusionnisme idéologique des bazars anti-racistes de la fallacieuse illusion diversitaire, le patrimoine communiste de l’émancipation humaine rappelle d’abord et toujours l’importance décisive de la distincte frontière de classe. Et là, nous savons clairement – sur les pas du groupe Marx-Engels – que seule la contre-révolution peut venir de l’immigration puisque précisément il existe une contradiction intégrale entre le sol traditionnel d’obéissance d’où elle provient et les terroirs d’héritage insoumis où elle arrive justement afin de les désagréger.
Si fort heureusement certains hommes parviennent quelquefois à abolir leur amont réactionnaire pour se plonger avec joie dans un aval d’indiscipline, la lourdeur quotidienne des quartiers subventionnés des rituels du numéraire nous montre que la foule du temps normatif immobile qui y demeure, se trouve là fort loin du temps récalcitrant des incendies paysans et ouvriers du plaisir communiste de la terre sensuelle européenne.

D’évidence et pour tous les temps qui viennent, il va de soi que le regard porté sur l’immigrationnisme capitaliste constitue explicitement ce qui fixe la ligne de démarcation entre révolution et contre-révolution, entre les Belles luttes érotiques maximalistes pour l’éradication de la loi de la valeur et les misérables sollicitations monétisées des ternes quartiers de la tribalisation où triomphe l’endormissement interminable de toute volupté.
Dans le désir de vivre le temps historique qu’il produit, le prolétariat trouve la passion substantielle de sa perspective révolutionnaire ; et chacun de ses échecs indique un point de départ nécessaire pour que la vie historique aille au bout d’elle-même. Et comme nous le savons fort bien depuis Rosa Luxemburg ; toutes les névroses ethnico-différentialistes et toute lutte capitaliste de libération nationale sont des foutaises contre-révolutionnaires car l’objectif mondial de la perspective communiste consiste exclusivement en la solution à zéro État. Non, nous ne sommes pas les enfants des circulations marchandes des keffiehs du cadastre de Gaza, qui n’est que l’envers fétichiste moins développé de celui des kippas de Tel-Aviv. Nous sommes les héritiers de la Commune de Paris et de l’AIT et nous affirmons que : Au lieu du mot d’ordre conservateur : “Un salaire équitable pour une journée de travail équitable”, les prolétaires doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire : “Abolition du salariat”.
Les groupes maximalistes ouvriers n’ont qu’un seul projet, la défense intégrale de l’invariance historique communiste qui mène à l’abolition de la marchandise, du salariat et de l’État…
La critique de la religion est la condition première de toute critique, annonce Marx, en précisant que l’organisation révolutionnaire du prolétariat a su révéler qu’il n’est pas possible de s’attaquer à l’aliénation selon des formes aliénées. Dès lors le coranisme, simple variante simplifiée du talmudisme, apparaît comme un code juridique étouffant qui ne peut être compris qu’en tant qu’exécution terrestre des commandements du conformisme absolu à cet au-delà mythologique où règne le propriétaire de toutes choses. Et il n’est pas indifférent ici de renvoyer dos à dos les abattages rituels casher et hallal de l’inacceptable souffrance animale, ahurissants vestiges idolâtriques de la vieille offrande sanglante présumée mettre en œuvre l’échange théâtralisé entre les hommes assujettis et le Dieu de leur assujettissement.
Les Manuscrits de 1844 nous ont appris que c’est en fonction de la relation que l’homme entretient à la femme que l’on peut juger du niveau de culture d’un champ historique donné. Produit de la désintégration byzantine et perse, l’islamisation exprime l’unification tribale et clanique des routes du négoce caravanier qui se présente à la fois comme système d’échange et structure sociale reléguant les femmes à un rôle subalterne adéquat aux circulations nécessaires des esclaves, des épouses et des dots. Ainsi, la subordination aux possesseurs de la distribution du trafic des capacités reproductives des femmes fixe-t-elle la norme de la coutume traditionnelle des chefferies patrilinéaires, laquelle impose une stricte hiérarchie des hommes sur la fécondité et simultanément une sexualité forcément empêchée. À ce titre, le port du voile s’inscrit dans la longue histoire aliénatoire des restrictions symboliques et des contraintes pratiques auxquelles le corps féminin doit être soumis dans la reproduction sans initiative de la conservation stationnaire qui sépare strictement les sexes, dans l’appropriation ségrégative du féminin par le masculin en un temps cyclique des caravanes austères de la très prude continence.
Souvenons-nous qu’a contrario des réécritures de commande de l’adultération idéologique à la mode, l’héritage de la Grèce antique doit bien tout à sa préservation romaine prolongée par les chrétiens orientaux de Constantinople qui l’ont fait se déplacer vers toute l’Europe. Le mode de production arabo-musulmaniste de la razzia appropriative, s’il en a, lui, emmagasiné certains éléments tout comme d’ailleurs pour ceux ramassés en Perse et en Inde, les a récoltés passivement pour ensuite amorcer son implacable déclin à mesure qu’il en épuisait vainement tous les stocks. Ainsi, un simple regard sur la grande mosquée de Kairouan laisse immédiatement apparaître que cette dernière est tout entière un emprunt aux plans de l’architecture gréco-byzantine, et qui plus est, qu’elle est massivement composée de chapiteaux de formes et de styles corinthiens, composites et ioniques dont la plupart proviennent des édifices romains ou byzantins de la région copieusement dévalisés et recopiés. Mais ceci n’est pas dû au hasard, cela renvoie à l’auto-présupposition d’une formation sociale despotique particulière – reposant intégralement sur l’accaparement – et qui est la plus lourde à supporter en tous les aspects d’une existence totalement quadrillée par les règles doctrinales de l’acquiescement à la résignation.
Les razzias des pirates barbaresques le long des côtes européennes afin de capturer des esclaves chrétiens pour la traite ottomane et les divers marchés de l’esclavage musulman définissent impeccablement l’institution et l’économie de prédation propre à la rente foncière du butin qui perpétue la tradition de prise des captives. Sur l’échelle sociale coranique, les hommes occupent un rang supérieur à celui des femmes dans un contexte qui garantit la légalité de la polygamie. Aux antipodes de l’érotisme et du logos grecs pour qui la rationalité charnellement comprise du plaisir est une joie ouverte sur un monde qui fait transformation critique, le patriarcat oriental caravanier se trouve arrimé par un monde qui, lui, accomplit le livre des règles du commerce cyclique sans réplique. La loi puritaine d’un univers sans sculpture du corps, sans esthétique du nu et où la Vénus callipyge est impossible, exprime le rigorisme sexuel qui laisse entendre que la femme, de par sa nature, risque de détourner l’homme du droit chemin de la soumission théocratique. Son attrait sexuel poussant l’homme à commettre des actes pouvant faire offense à la récitation intangible, il est requis de prévenir ces situations où la cohésion du clan – dans lequel rien ne doit être volontaire – pourrait être remise en question. Il est donc prescrit à la femme de se voiler pour significativement masquer la dimension désobéissante possible de toute rencontre transparente entre les sexes.
Sans Marie de France, les romans courtois et toute la littérature où les amours prennent place centrale, sans Molière, sans Balzac, sans Descartes, sans Hegel, sans Bach, sans Beethoven, sans l’humour, sans l’irrévérence, sans l’indiscipline et sans l’éternel féminin dé-voilé qui écarte et moque, il n’y a pas de révolution sociale en mouvement et c’est pour cela que l’Orient des circonstances paralysées du patriarcat tenace a fait du voile la marque la plus symbolique des relations sociales les plus oppressantes. Et c’est pour cela que la plénitude communiste de l’œuvre de Marx et de Debord y est plus que très difficilement accessible pour celui qui ne rompt pas avec le monde si obtus de sa naissance.

L’immigration d’aujourd’hui – celle de la domination réalisée du Capital – n’a plus rien à voir avec celle des débuts du siècle dernier lorsque ladite domination en était encore à sa phase inférieure. À une époque d’immigration européenne interne, sur le terrain historique unifié d’un temps non-résigné et changeant, a pu se produire une critique radicale et une véritable lutte contre le travail lui-même… Ce que le libre échangisme mondial des migrations contemporaines, provenant d’un terrain d’histoire réitérative, disparate et figée, ne risque pas de susciter. Dans cette détermination dialectique majeure, toute recomposition de classe avec les nouveaux immigrés innombrables de l’Extra-Europe est donc aujourd’hui impossible. Ceux-ci désormais viennent de moins en moins souvent chercher un travail que la crise a forcément raréfié mais prioritairement des moyens de survie allocataire dans une société capitaliste en décomposition accélérée qui a détruit tous les modes d’être de l’avant ; le leur dans l’obscurantisme de leur pays de départ et les vieilles solidarités prolétaires dans leur terre d’arrivée là où le spectacle de la marchandise développe tous ses efforts afin d’entraver la renaissance du redoutable esprit communard ancestral. Dès lors, le migrant – arme de destruction massive de l’autonomie ouvrière révolutionnaire d’antan – est tiraillé et écrasé entre le là-bas spatial où il n’est plus tout en y demeurant moralement et l’ici territorial où il se trouve dont il ne comprend pas la personnalité mentale et qui le dés-axe en tous les aspects de ce qu’il est amené à rencontrer puisque toute l’esthétique générale s’y place en contradiction affective et sociale avec des siècles de conditionnement à la fermeture au changement, au plaisir et au doute.
Ainsi, comprendre du point de vue de la théorie communiste ce qui s’est passé lors d’une certaine Saint-Sylvestre à Cologne quand – selon Le Monde, journal de l’officialité capitaliste la plus sûre – « Plus d’un millier de femmes y ont été agressées sexuellement dans la nuit du 31 décembre 2015 par des groupes d’hommes, pour la plupart originaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient », c’est naturellement poser la question d’un croire idéologique enfermé tout entier dans les préceptes castrateurs d’un despotisme de l’imaginaire qui considère la sensualité des terres d’Europe comme odieuse impiété. Ce qui explique pourquoi la femme non voilée peut être perçue comme proie flagrante pour nombre de sexualités captives et frustrées brutalement désorientées par l’immense collision entre les vertus mutilantes et réglementées du village oriental et celles, déliées et joyeuses, du village européen.
Le Manifeste communiste est la victoire du temps profondément historique du prolétariat d’Europe, parce qu’il est le temps de la production historique qui, à partir de la décomposition féodale devenue métamorphose capitaliste permanente, permet l’éminente auto-négation dialectique qui rend ensuite possible la transformation de la société de fond en comble. En revanche, l’austère chronologie sans explication des autres continents marque celle d’une temporalité immuable où les détenteurs du pouvoir divinisé commandent à leurs serviteurs afin que l’exécution terrestre des prescriptions mythologiques assure la perpétuation d’un âge mental stagnant.
Avec l’égalisation marchande de la totalité du monde dans l’abondance de la misère d’un univers intégralement réifié et où la connaissance n’est plus que justification purement mensongère de tout, les prolétaires qui n’acceptent pas les lois économiques de l’exploitation et qui veulent renouer avec les soulèvements de 1968 et 2018 doivent impérativement s’opposer à la prétendue Nouvelle France des migrations contre-révolutionnaires et garantir la continuité historique de la France perpétuellement révolutionnaire, là où tout le monde – d’où qu’il vienne – pourra se sentir chez lui dès lors qu’œuvrant à la fin de l’histoire défigurée, il voudra briser toutes les immuabilités de la passivité orientale aujourd’hui redynamisées par un capitalisme moribond qui s’essaye vainement à l’impossible irréversibilité.
En poursuite de l’indomptable Rosa s’adressant aux sbires stupides de la gauche du Capital qui allaient programmer l’écrasement de la Commune de Berlin, nous savons que l’ordre présent est bien bâti sur le sable et que dès demain la révolution « se dressera de nouveau avec fracas » proclamant à son de trompe pour le plus grand effroi de toutes les bandes gouvernementalistes du spectacle marchand :
J’étais, je suis, je serai !
Et là, indubitablement, l’humanité brisera ses chaînes matérielles et morales en ce même mouvement où les femmes brûleront leurs voiles moraux et matériels…
Vive l’inébranlable Guerre de Classe du Prolétariat contre tous les Partis et Syndicats de la planète-marchandise et pour une existence sans exploitation ni aliénation !
VERS LA COMMUNE UNIVERSELLE POUR UN MONDE SANS ARGENT, SANS SALARIAT, NI ÉTAT !

