… dès 1960, l’influence des thèses et des connaissances “sociale-barbares” plus ou moins recomposées n’avait cessé de se développer dans les publications situationnistes, comme référence du mouvement ouvrier.

Pierre Guillaume, Debord – La Vieille Taupe, numéro 1 – février 1995

 

La revue Socialisme ou Barbarie fut publiée à partir de 1949 par un certain nombre d’anciens membres du Parti communiste internationaliste (PCI) qui allaient considérer que l’URSS constituait bien en réalité un capitalisme bureaucratique d’État et qu’il convenait ainsi de récuser le mythe d’un prétendu État ouvrier dégénéré comme le prétendaient les sectes trotskystes. En 1951, le groupe en question fut rejoint par des membres de la Fraction française de la gauche communiste internationale et aussi de l’Union communiste.

Épousant nécessairement les embarras, les bordures et contradictions de son temps, Socialisme ou Barbarie fut secoué par de multiples débats autour des questions posées par l’évolution du mouvement réel : nature historique des régimes russe et chinois, luttes ouvrières, auto-organisation de la classe, rôle des minorités révolutionnaires, syndicalisme et tiers-mondisme… À compter de 1957, S ou B entreprit de diffuser conjointement à la revue un mensuel, Pouvoir Ouvrier. C’est à l’été 1963 qu’apparaîtra, à partir de là, un nouveau groupement sous le sigle de Groupe Pouvoir Ouvrier puis simplement Pouvoir Ouvrier (PO). En effet, au terme de divergences croissantes au sein de Socialisme ou Barbarie, PO en arriva alors à se transformer en organisation à part entière tout en continuant de diffuser le bulletin du même nom. On retrouvait notamment parmi ses membres Jean-François Lyotard, Pierre Souyri ainsi qu’Albert Maso (dit Vega).

Les errances théoriques de Castoriadis de plus en plus arraisonné par les platitudes modernistes et universitaires du spectacle démocratique avaient fini par provoquer la rupture. Celle-ci surviendra, au moment où ceux qui refusaient l’optique de plus en plus réformiste de Castoriadis décidèrent de maintenir une position de classe, en emmenant du même coup avec eux le mensuel Pouvoir Ouvrier. 

 En négation de toute l’œuvre du groupe Marx-Engels, Castoriadis soutenait que le capitalisme serait désormais capable de maîtriser ses crises et il affirmait évidemment du même coup que les concepts majeurs de la théorie communiste n’étaient plus opérants pour comprendre le monde contemporain… C’est là une permanence majeure de l’abandon… On connaît bien, sur le rythme du délaissement, cette chanson de tous les ahuris serviles qui, tombant dans l’errance interminable de la schizophrénie mégapolitaire du Capital, se mettent à acclamer tous les effets de la domination pleinement réalisée de la fausse conscience de la soumission sempiternelle qui vient là les excuser de leur propre inconsistance… Et notre petit bonhomme égocentrique, à l’instar de tous les clowns médiatiques et universitaires du spectacle narcissique de l’insignifiance ignare, allait finir évidemment, comme tous ceux qui perdent charnellement et méthodologiquement le fil de la lutte de classe intransigeante, par soutenir toutes les mythologies du progressisme aliénatoire de la marchandise… On en a connu d’autres…

En 1967, S ou B finira par s’autodissoudre alors que le groupe Pouvoir Ouvrier cessera, lui, son activité à la fin de l’année 1969. 

Comme l’explicite fort bien Pierre Guillaume dans son texte sur Debord * : « Les années 1963-1964 ont été dominées, en ce qui me concerne, par la clarification, puis l’affrontement et la scission à l’intérieur de Socialisme ou Barbarie, entre, d’un côté, “La tendance” animée par Chaulieu-Cardan-Castoriadis, et de l’autre, Pouvoir Ouvrier, les “traditionalistes” ou “paléomarxistes”, disait Castoriadis, avec Lyotard, Brune (alias Souyri), Véga, et la majorité du groupe ».

Passé par Socialisme ou Barbarie, Pierre Guillaume ouvrira à Paris en 1965 la librairie La Vieille Taupe puis en septembre 1967, avec d’autres, il quittera Pouvoir Ouvrier, dans la perspective d’un retour radical au maximalisme ouvrier et à la véritable compréhension dialectique de l’Histoire, en vue d’un rétablissement bien taillé de l’authenticité de Marx et Luxemburg contre toutes les idéologies du spectacle marchand. Durant le mouvement de la grève sauvage de 1968, au sein des actions mises en marche autour de l’agitation qui faisaient vivre Censier, il s’évertuera à mettre en perspective la nécessité de l’auto-organisation et du débordement des appareils politiques et syndicaux.

L’auteur de l’article que nous publions ici sur le soulèvement ouvrier de Juin 1953 est quant à lui Alberto Vega, né Alberto Masó March à Barcelone en 1918. À l’adolescence, il rejoint les groupes d’action du Bloc ouvrier et paysan. Membre actif du POUM dès 1935, il participa évidemment physiquement à l’insurrection du prolétariat barcelonais en juillet 1936 et aux affrontements barricadiers de mai 1937 qui aboutirent finalement à la mise au pas de la classe ouvrière réprimée par l’appareil d’État républicain avalisé par la bureaucratie CNTiste qui, en amont, tout comme d’ailleurs la direction du POUM, avait œuvré à enrayer l’auto-mouvement maximaliste des prolétaires. Le POUM fut au final interdit et Vega se retrouva emprisonné durant plusieurs mois. Il parvint toutefois à s’extirper de la prison Modelo et à passer à la clandestinité en se fondant incognito dans l’armée républicaine. Revenu secrètement à Barcelone en février 1938, il participa alors au petit détachement qui exécuta l’indicateur Narvitch qui était entré au POUM pour le compte du NKVD.

Par la suite, il s’exila en France. Tour à tour manœuvre ou ouvrier électricien, il occupa pour finir un poste de traducteur technique. Durant la guerre, il maintint l’exigence des bases internationalistes contre tous les camps du Capital dans un contact suivi avec d’anciens poumistes puis, avec la fin des hostilités, il fréquenta le milieu composite des bordiguistes, s’attachant à constamment soutenir une position de farouche dénonciation du mensonge concentrationnaire soviétique et de son anti-communisme réel. Il rejoignit Socialisme ou Barbarie à la fin 1950… 

À la suite de l’expérience révolutionnaire des conseils ouvriers hongrois de 1956, il fut l’un des initiateurs du journal Pouvoir Ouvrier en vue d’une intervention directe dans les usines. À mesure que Castoriadis commençait à aller se perdre dans une purée idéologique totalement aux antipodes des positions révolutionnaires défendues par le groupe Marx-Engels, Vega soutenait la continuité historique de la nécessité communiste, perçue comme toujours plus actuelle, dans les contradictions mêmes de la modernisation capitaliste. À l’inverse des égarements du charlatanisme de toutes les sociologies du travail, il sut maintenir opiniâtrement l’invariant historique que « le prolétariat est la seule force révolutionnaire de la société capitaliste ». Durant la guerre d’Algérie, alors que le gauchisme de la marchandise sombrait évidemment dans le soutien au gang capitaliste du FLN, Albert Véga refusa de se rallier au mot d’ordre illusionniste de l’indépendance nationale entendu comme complètement contraire à tout « contenu de classe ».

Après la disparition de Pouvoir Ouvrier, Vega décida de retourner en Espagne où il concourut à la formation de journaux et de groupes qui, tout en continuant de déboulonner les idoles obscurantistes d’hier trotsko-staliniste et libertaire, se préoccupaient de bien entendre ce qu’exprimaient les luttes ouvrières du capitalisme oriental telles qu’elles avertissaient de l’écroulement fatidique du bloc soviétique tout entier. Résidant à Barcelone de 1977 à 1979, son nostalgisme non dépassé l’amena néanmoins à tenter de reconstituer irréalistement le POUM. Mais comme l’Histoire ne repasse jamais les plats de ce qui a été définitivement soldé par l’expérience prolétaire, l’échec de cette invraisemblance lui fit regagner Paris. La maladie qui l’avait frappé au crépuscule de la vie, l’emporta finalement en 2001. Ses cendres furent alors répandues au cœur de la belle terre pyrénéenne qu’il avait particulièrement aimée.

Vega fut un homme d’énergie qui eut la force de ne jamais trahir sa jeunesse, qualité devenue fort rare aujourd’hui. Par-delà ses illusions sur le rôle négatif et paralysant de la position réelle du POUM et ses rêveries catalanistes, il eut le courage constant de demeurer debout dans la sincérité de ses convictions et la droiture de ses engagements.

Vega écrivit l’article que nous avons décidé de mettre en ligne dans le numéro 13 de Socialisme ou Barbarie. Il sut voir d’emblée que les événements de juin 1953 n’étaient point un accident de parcours, mais le structurant même du devenir de l’Allemagne Orientale car ils constituaient d’abord « une manifestation de la crise générale du bloc russe » puisque « l’élément essentiel de cette crise » était bien « la résistance de la classe ouvrière à l’exploitation de la bureaucratie ». Il eut l’intelligence et le sérieux de décrire scrupuleusement l’enchaînement des faits dans leur logique générale et de voir de la sorte que, « quelles qu’aient été ses limites », la révolte de juin restait indéniablement « un événement capital de la lutte révolutionnaire » du prolétariat universel.

Saisissant impeccablement en quoi cette irruption incontrôlée était avant tout l’« aboutissement du lent regroupement des travailleurs de la zone orientale et de leur résistance croissante », Vega eut principalement la capacité d’appréhender là le temps long du futur qui nous mène à aujourd’hui en ce que ce moment ne représentait que « le point de départ d’une nouvelle étape ». Nous laissons là le lecteur découvrir cet exposé particulièrement lucide et perspicace et nous regardons aujourd’hui la réalité objective de la société allemande, ce qu’elle signale de sa décomposition et ce qu’elle exprime des rages prolétaires qu’elle annonce…

L’Allemagne, comme le groupe Marx-Engels l’a toujours exposé dans toutes ses publications essentielles et notamment celles de la Neue Rheinische Zeitung, est une terre d’histoire cruciale car, comme l’Italie, la France ou l’Espagne, elle est un espace-temps majeur de ce devenir ouvert qui a déchiré le temps irréversible mondial au travers de la décomposition féodale, sur le terrain des luttes paysannes des communaux ancestraux européens qui ont transmis leur sève incendiaire aux mouvements ouvriers de la contemporanéité despotique de la valeur d’échange. La commune révolutionnaire ouvrière ne surgit jamais dans les sociétés statiques, elle est toujours la trans-croissance dialectique de ce labeur séditieux paysan né au son du tocsin médiéval qui a muté dans l’incarcération usinière et a su se dresser contre l’organisation sociale du temps marchand. 

 Guerre des Paysans, révolutions de 1848, Conseils ouvriers de 1918-1919, troubles sociaux continus de 1919-1924, insurrection de 1953 en RDA… La continuité déterministe de cette dialectique, irrégulière, intermittente, arrêtée, recommençant, se perdant puis se retrouvant… épouse scrupuleusement le devenir des forces productives générales. Au terme de la Seconde Boucherie impérialiste mondiale, l’Histoire allemande fut réorganisée militairement, économiquement, politiquement et culturellement, et chaque zone d’occupation fut remodelée en fonction du degré de développement de la composition organique capitalistique de la puissance occupante. La RFA fut avalée par le modèle américain du renouvellement marchand de pointe pendant que la RDA piétinait dans les pesanteurs d’un capitalisme étatique massivement vétuste. Ce qui explique pourquoi, à l’heure de la réunification dans la schizophrénie mégapolitaine de la marchandise de la domination réelle du spectacle de la réification, la tradition ouvrière qui permit la déflagration de 1953 a continué à y travailler au rythme de la longue durée de ses disparités tempo-territoriales, là même où la Vieille Taupe élabore son mouvement dans les antinomies constitutives de sa matérialité durable. Ainsi, à l’heure où l’entièreté du prolétariat d’Europe (cœur et cerveau des conseils ouvriers de l’universel tant du passé que de l’avenir…) a définitivement quitté les enrôlements d’antan de la gauche du Capital et que, partout, il s’en est allé dans l’abstention ou le vote dit identitaire, il y a bien lieu là de creuser ce qui façonne en sous-sol d’histoire les caractérisations de la lutte de classe prolétaire qui a complètement basculé d’un pôle idéologique à son contraire. 

La chronologie mystificatrice née de la Révolution capitaliste de 1789 s’est formalisée autour du progrès aliénatoire du fétichisme de la marchandise et l’histoire de toutes les gauches s’est élaborée du début (mensonges girondin, montagnard, hébertiste, thermidorien…) à la fin (effondrement actuel – après tous les soviétismes – du gauchisme culturel américain) en tant qu’arraisonnement du prolétariat à sa propre perpétuation domestiquée jusqu’à la pleine domination réalisée du marché qui s’auto-invalide maintenant dans la crise mortelle de l’équivalent général lui-même. Le présent siècle est donc celui qui a vu les agents de change de toutes les sectes de la gauche de l’encadrement officiel de la force de travail atteindre le seuil historique du dé-voilement qui leur rend dorénavant impossible de pouvoir continuer à être les proxénètes légitimes de cette dernière comme marchandise à bon prix. Les gauches sont décidément toutes à poil, elles ont perdu tous les titres de propriété qu’elles pensaient avoir éternellement sur la classe ouvrière partie s’exiler dans les espaces périphériques du refoulement rural. Elles n’ont plus dès lors comme seul cheptel électoral que la foule privilégiée et docile des couches moyennes boboïstes et du logement social diversitaire…

 Le prolétariat s’en est allé partout et irrévocablement voir ailleurs…

Au-delà des bigoteries du matraquage médiatique intensif d’une économie politique en déliquescence, que dit le prolétariat d’Allemagne, et d’abord celui des provinces de l’Est, lorsqu’il vote aujourd’hui pour l’AfD ? Il affirme simplement, d’un point de vue de classe, qu’il ne supporte plus l’importation massive du morne village oriental des négoces et des superstitions du temps figé, et qu’il entend bien perpétuer la temporalité profondément critique d’une historicité sensuelle et joyeuse. 

Ce qui compte, ce n’est pas le vote AfD en tant que tel. Ce qui importe, c’est ce que ce vote dit de la colère ouvrière justement par-delà l’AfD. Il ne s’agit pas de savoir quel but tel ou tel prolétaire, ou même le prolétariat tout entier, se représente momentanément dans la tromperie électoraliste, il s’agit de savoir ce que le prolétariat est et ce qu’il sera contraint historiquement de faire, conformément à son être à mesure que la crise terminale se terminera. Le prolétaire qui survit en Saxe-Anhalt ou dans le Mecklembourg dans un quotidien de plus en plus précarisé où la menace de guerre est une technique politique de plus en plus prégnante et où le poids du diktat bruxelliste a crû de manière insoutenable à mesure que s’exaltait la religion du panurgisme immigrationniste, en votant AfD, retrouve par des voies détournées le chemin vers la lutte de classe radicale en débutant par définitivement tourner le dos à deux siècles de duperies gaucharde et gauchiste qui ne furent rien d’autre que les centres les plus actifs du développement de la capitalisation du monde.

En réalité, le vieux mouvement ouvrier cadenassé par toutes les gauches socio-démocrates, bolchéviques, stalinistes et libertaires fut l’expression de l’incarcération la plus adéquate au mouvement même du libre despotisme de la valeur, puisqu’il a permis au travail de la réification de faire progresser le processus de l’échangisme dans le sens de la domination réelle totale de la valeur. Sa tâche accomplie, il est de fait en situation de mort clinique et c’est pourquoi il n’est plus que le ridicule homme-sandwich des dernières extravagances de la contre-révolution : immigrationnistes, LGBTistes et écologistes…

Les gauches et leurs filiales gauchistes de tous bords furent invariablement les organes les plus contre‑révolutionnaires de deux siècles de massacres ouvriers : Paris 1871, Berlin 1919, Kronstadt 1921, Barcelone 1937… Cependant, la théorie communiste survit toujours à toutes ses défaites et défigurements car elle est la théorie de la force d’un mouvement qui traverse en invariance d’exigence la totalité du temps capitaliste, lequel s’en va jusqu’à son auto-négation achevée. C’est pourquoi le mouvement réel de la Vieille Taupe survit et persiste même dans les périodes non-révolutionnaires sous des apparences, des discours, des habillements et des revêtements diversifiés qu’il importe de correctement saisir à la racine du sens de leur essence.

Mais il est bien sûr inéluctable que ces façades et devantures finissent par tomber et que la lutte de classe remette les pendules à l’heure en dépassant l’ensemble de ses approximations premières. En Allemagne, le leurre des gauches a tenu plusieurs siècles ; il est décédé à tout jamais… Celui de l’AfD durera évidemment bien moins longtemps ; il est d’ores et déjà condamné à être balayé par la crise finale de la valeur. Le communisme est de nos jours la seule question intégralement à l’ordre du jour, sans aucune médiation ni politique ni religieuse… La mort des gauches est le début de la fin et donc aussi de l’agonie des droites qui n’en furent que les honteux continuateurs tièdes. Il convient uniquement de regarder Loin Devant pour accueillir le souffle d’un univers à zéro État…

Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht reviennent enfin accomplir leur œuvre par le biais de prolétaires de base qui, la plupart, ignorent pourtant ce que ces noms évoquent… C’est la ruse et la plus remarquable revanche de l’Histoire qui vient superbement les venger… La gauche la plus remarquablement évoluée des ordureries Scheidemann, Ebert et Noske avait commandé leur supplice, les prolétaires de notre époque relèvent le drapeau du véritable spartakisme en leur inconscient collectif et envoient chier tous leurs héritiers manipulateurs de tout type…

Comme le dit Vega : au ministre Selbmann qui essaie alors de calmer les ouvriers insurgés en s’écriant : « Camarades, je suis aussi un ouvrier, un communiste… », les prolétaires répondent : « Tu ne l’es plus, les vrais communistes, c’est nous »… En effet, comme l’histoire le démontre fort bien ; depuis 1949, la « classe ouvrière du secteur oriental » a fait un « énorme pas en avant ». « Surmontant la mystification du « socialisme » stalinien, elle a posé de nouveau le vrai problème : la lutte entre exploités et exploiteurs ». Enfin, cette insoumission d’Allemagne a su se donner, « au dehors du cadre syndical et politique traditionnel, des formes d’organisation propres »…

Ce n’était qu’un début et le combat a continué…

En Allemagne comme en France ; Tout ça n’a pas empêché, Nicolas,

Qu’la Commune n’est pas morte… 

 La graine de Belle Passion qui est bien semée fait toujours, en son temps, production radicale de magnifiques moissons…

Rendez-vous donc à tous avec le jaillissement de la Gemeinwesen !

* Texte de Pierre Guillaume sur Debord : https://guerredeclasse.fr/2023/07/26/debord/