Guerre de Classe présente :

GAZETTE RADICALE DE LA CRISE TERMINALE DU CAPITAL
– MAI 2026 –

En l’échéance qui arrive…
Exiger qu’il soit renoncé à une situation qui a besoin d’illusions…

CONTRE LE TRIBALISME CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRE DES EXOTISMES SUBVENTIONNÉS ET TOUTES LES ALIÉNATIONS DE LA NOUVELLE FRANCE DU TOTALITAIRE MARCHAND…

… VIVE LA LUTTE DE CLASSE COMMUNISTE DE L’IMMUABLE FRANCE INSUBORDONNABLE DANS LA BELLE GRÈVE SAUVAGE SANS LIMITE…

Intervenants : Francis Cousin et Michel


L’esprit des Grecs est la beauté.

Hegel, Ébauche composée en 1797

 

 

Dans le tumulte des événements du monde, une maxime générale est d’aussi peu de secours que le souvenir des situations analogues qui ont pu se produire dans le passé, car un pâle souvenir est sans force dans la tempête qui souffle sur le présent ; il n’a aucun pouvoir sur le monde libre et vivant du moment actuel.

HegelLa Raison dans l’histoire

 

 

Pour l’Allemagne, la critique de la religion est finie en substance. Or, la critique de la religion est la condition première de toute critique.

L’existence profane de l’erreur est compromise, dès que sa céleste oratio pro aris et focis [discours pour les autels et les foyers, autrement dit pour Dieu et la patrie…] a été réfutée. L’homme qui, dans la réalité fantastique du ciel où il cherchait un surhomme, n’a trouvé que son propre reflet, ne sera plus tenté de ne trouver que sa propre apparence, le non-homme, là où il cherche et est forcé de chercher sa réalité véritable.

Le fondement de la critique irréligieuse est celui-ci : l’homme fait la religion, ce n’est pas la religion qui fait l’homme. La religion est en réalité la conscience et le sentiment propre de l’homme qui, ou bien ne s’est pas encore trouvé, ou bien s’est déjà reperdu. Mais l’homme n’est pas un être abstrait, extérieur au monde réel. L’homme, c’est le monde de l’homme, l’État, la société. Cet État, cette société produisent la religion, une conscience erronée du monde, parce qu’ils constituent eux-mêmes un monde faux. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa raison générale de consolation et de justification. C’est la réalisation fantastique de l’essence humaine, parce que l’essence humaine n’a pas de réalité véritable. La lutte contre la religion est donc par ricochet la lutte contre ce monde, dont la religion est l’arôme spirituel.

La misère religieuse est, d’une part, l’expression de la misère réelle, et, d’autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. C’est l’opium du peuple.

Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple. Exiger qu’il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c’est exiger qu’il soit renoncé à une situation qui a besoin d’illusions. La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallée de larmes, dont la religion est l’auréole.

La critique a effeuillé les fleurs imaginaires qui couvraient la chaîne, non pas pour que l’homme porte la chaîne prosaïque et désolante, mais pour qu’il secoue la chaîne et cueille la fleur vivante. La critique de la religion désillusionne l’homme, pour qu’il pense, agisse, forme sa réalité comme un homme désillusionné, devenu raisonnable, pour qu’il se meuve autour de lui et par suite autour de son véritable soleil. La religion n’est que le soleil illusoire qui se meut autour de l’homme, tant qu’il ne se meut pas autour de lui-même.

L’histoire a donc la mission, une fois que la vie future de la vérité s’est évanouie, d’établir la vérité de la vie présente. Et la première tâche de la philosophie, qui est au service de l’histoire, consiste, une fois démasquée l’image sainte qui représentait la renonciation de l’homme à lui-même, à démasquer cette renonciation sous ses formes profanes. La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit, la critique de la théologie en critique de la politique.

Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel

 

 

La belle France !

… la France ! Baignée par trois mers, traversée dans trois directions par cinq grands fleuves, dans le Nord un climat presque allemand et belge, dans le Sud un climat presque italien ; dans le Nord, le froment, dans le Sud, le maïs et le riz, dans le Nord, le colza, dans le Sud, les olives ; dans le Nord, le chanvre, dans le Sud, la soie, et presque partout, le vin.

Et quel vin ! Quelle diversité, du Bordeaux au Bourgogne, du Bourgogne au lourd Saint-Georges, au Lunel et au Frontignan du Sud, et de celui-ci au pétillant Champagne ! Quelle variété de blanc et de rouge, du Petit Mâcon ou Chablis au Chambertin, au Château-Larose, au Sauternes, au cru du Roussillon, à l’Aï mousseux ! Et si l’on pense que chacun de ces vins procure une ivresse différente, qu’il suffit de quelques bouteilles pour vous faire passer par tous les degrés intermédiaires du quadrille Musard à La Marseillaise, de la joie délirante du Cancan à l’ardeur farouche de la fièvre révolutionnaire et vous remettre finalement avec une bouteille de Champagne dans une humeur de carnaval la plus joyeuse du monde ! 

Et seule la France a un Paris, une ville où la civilisation européenne a atteint son épanouissement le plus accompli ; où toutes les fibres nerveuses de l’histoire européenne se réunissent et d’où partent à des intervalles réguliers les secousses électriques qui font trembler le monde entier ; une ville dont la population réunit plus qu’aucun autre peuple la passion de la jouissance et la passion de l’action historique, dont les habitants s’entendent à vivre comme le plus raffiné des épicuriens d’Athènes et savent mourir comme le Spartiate le plus impavide, Alcibiade et Léonidas en un seul homme ; une ville qui est réellement, comme le dit Louis Blanc, le cœur et le cerveau du monde. 

Friedrich Engels, La Nouvelle Gazette rhénane, De Paris à Berne

 

 

La grande industrie, en créant le marché mondial, a déjà rapproché si étroitement les uns des autres les peuples de la terre, et notamment les plus civilisés, que chaque peuple dépend étroitement de ce qui se passe chez les autres. Elle a en outre unifié dans tous les pays civilisés le développement social à tel point que, dans tous ces pays, la bourgeoisie et le prolétariat sont devenus les deux classes les plus importantes de la société, et que l’antagonisme entre ces deux classes est devenu aujourd’hui l’antagonisme fondamental de la société. La révolution communiste, par conséquent, ne sera pas une révolution purement nationale. Elle se produira en même temps dans tous les pays civilisés, c’est-à-dire tout au moins en Angleterre, en Amérique, en France et en Allemagne. Elle se développera dans chacun de ces pays plus rapidement ou plus lentement, selon que l’un ou l’autre de ces pays possède une industrie plus développée, une plus grande richesse nationale et une masse plus considérable de forces productives. C’est pourquoi elle sera plus lente et plus difficile en Allemagne, plus rapide et plus facile en Angleterre. Elle exercera également sur tous les autres pays du globe une répercussion considérable et transformera complètement leur mode de développement. Elle est une révolution universelle ; elle aura, par conséquent, un terrain d’universalité.

Friedrich Engels, Principes du communisme

 

 

À l’exception de quelques chapitres, chaque section importante des annales de la révolution de 1848 à 1849 porte le titre de : « Défaite de la révolution ! »

Mais dans ces défaites, ce ne fut pas la révolution qui succomba. Ce furent les traditionnels appendices pré-révolutionnaires, résultats des rapports sociaux qui ne s’étaient pas encore aiguisés jusqu’à devenir des contradictions de classes violentes : personnes, illusions, idées, projets dont le parti révolutionnaire n’était pas dégagé avant la révolution de Février et dont il ne pouvait être affranchi par la victoire de Février, mais seulement par une suite de défaites.

En un mot : ce n’est point par ses conquêtes tragi-comiques directes que le progrès révolutionnaire s’est frayé la voie ; au contraire, c’est seulement en faisant surgir une contre-révolution compacte, puissante, en se créant un adversaire et en le combattant que le parti de la subversion a pu enfin devenir un parti vraiment révolutionnaire.

Karl Marx, Les Luttes de classes en France

 

 

Nous avons souvent indiqué que les douces songeries nées après les révolutions de février et de mars, que les rêves exaltés de fraternisation générale des peuples, de république fédérative européenne et de paix mondiale éternelle ne faisaient au fond que dissimuler la perplexité et l’inaction sans bornes des porte-parole d’alors ; on ne put, ou on ne voulut imposer aucune mesure vraiment révolutionnaire ; l’étroitesse d’esprit des uns, les intrigues contre-révolutionnaires des autres s’accordèrent pour ne donner au peuple qu’une phraséologie sentimentale au lieu d’actes révolutionnaires. Lamartine, ce gredin aux belles paroles, était le héros classique de cette époque de trahison du peuple, dissimulée sous les fleurs de la poésie et le clinquant de la rhétorique.

Les peuples qui ont fait la révolution savent quel prix il leur a fallu payer pour, dans leur généreuse naïveté, avoir cru aux grands mots et aux assurances pompeuses.

Et les mêmes hommes qui, en avril et en mai, applaudissaient encore aux phrases ronflantes d’alors ne pensent qu’en rougissant à la façon dont ils se sont fait berner par des sots et des coquins.

Une expérience douloureuse nous a appris que la “fraternisation des peuples d’Europe” ne s’établit pas avec de simples phrases et des vœux pieux mais avec des révolutions radicales et des luttes sanglantes ; qu’il ne s’agit pas d’une fraternisation de tous les peuples européens sous un drapeau républicain mais de l’alliance des peuples révolutionnaires contre les contre-révolutionnaires, d’une alliance qui se conclut non sur le papier mais uniquement sur le champ de bataille.

Dans toute l’Europe occidentale ces expériences amères mais nécessaires ont privé de tout crédit les belles phrases lamartiniennes…

Nous remarquons d’ailleurs que cette théorie de la fraternisation générale des peuples qui, sans égard à leur situation historique, au degré de leur évolution sociale, ne veut rien d’autre que fraterniser dans le vague

Marx-Engels, La Nouvelle Gazette rhénane, 1849

 

 

Gauchistes et classes capitalistes les plus en vogue, associés tous ensemble derrière le drapeau arc-en-ciel des migrations commerciales infinies, veulent voir s’effacer la radicalité incendiaire du prolétariat communard des vieilles terres d’Europe pour que la dictature démocratique de la valeur d’échange continue immuablement et qu’à la place des bouillonnements de la sensuelle insurrection contre le règne de la quantité commerciale, puissent s’immortaliser le diktat contre-révolutionnaire interminable de l’écriture inclusive des fétichismes de l’autolâtrie atomistique et l’immense supermarché des populations déplacées et complètement soumises aux multiples boutiques narcissiques du libre-échangisme généralisé…

La crise cataclysmique de la domination achevée de la marchandise totalitaire va liquider tous les négociants de la manipulation capitaliste… Elle fera voler en éclats toutes les pitoyables organisations bureaucratiques des forces de répression qui travaillent directement à vouloir nous assigner dans la lutte contre-révolutionnaire des races, des religions et des civilisations de l’Avoir afin de tenter de nous détourner ad vitam æternam du combat révolutionnaire de classe pour le renouveau de l’Être

DU SPECTACLE FÉTICHISTE DE LA MARCHANDISE MONDIALE ET DE SA CRISE FINALE…

Au-delà de la dictature démocratique de la valeur d’échange totalitaire…
Pour l’abolition de l’esclavage salarié et de toute domestication étatique !

 

 

Par-delà tous les commandements inflexibles de la somnolence orientale qui commande au pouvoir interrogeant du penser de chaque désir particulier de s’effacer, sur le champ, devant la pensée du pouvoir du collectif prescriptif, le Christ qui ouvre les cloisons de chaque cœur appelle en tant que grec galiléen subversif à annuler tout à la fois les enclosures juives et païennes de toutes les réclusions tribales et claniques… Et dans le trajet dialectique d’incarnation qui va d’Héraclite à Aristote jusqu’au grand essor philosophique européen médiéval et classique en conduisant simultanément à tous les reflets de l’ambiance du communisme millénariste paysan puis des insurrections ouvrières qui transmettent les communaux d’hier aux Communes du futur, se met ainsi en mouvement la lutte entre observance fataliste et audace turbulente.

VOYAGE AU BOUT DE LA FIN DU CAPITAL