Guerre de Classe présente :

GAZETTE RADICALE DE LA CRISE TERMINALE DU CAPITAL
– Juillet 2026 –

Renverser toutes les conditions sociales où l’homme est un être abaissé, asservi, abandonné et méprisable…

À BAS LA PAIX, À BAS LA GUERRE :
CES DEUX FORMES ALIÉNATOIRES INDISSOCIABLES DE LA MERDE ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE DU CAPITAL !

… À MOSCOU COMME À KIEV ET PARTOUT AILLEURS, VIVE LA DÉSERTION RÉVOLUTIONNAIRE DU PROLÉTARIAT ! 
POUR UNE FRATERNISATION UNIVERSELLE CONTRE TOUS LES GANGS ÉTATIQUES DE LA POURRITURE MARCHANDE !

Intervenants : Francis Cousin et Michel


 

La guerre n’est qu’une continuation de la politique avec d’autres moyens.

Nous voyons donc que la guerre n’est pas seulement un acte politique, mais encore un véritable instrument de la politique, une continuation des transactions de celle-ci, une suite qu’on lui donne par d’autres moyens. Ce qu’après cela la guerre conserve encore d’individuel, ne se rapporte qu’à la nature particulière de ses moyens. Les tendances et les desseins de la politique ne doivent pas se trouver en contradiction avec ces moyens, c’est ce que l’art de la guerre exige en général, et c’est ce que le commandant en chef peut exiger dans chaque cas donné. Cette condition n’est pas peu de chose ; mais quelle que soit, dans des cas particuliers, la réaction de la guerre sur les desseins politiques, on ne doit jamais considérer ceux-ci que comme modifiés ; car le dessein politique est le but, la guerre est le moyen, et un moyen sans but ne se conçoit pas.

Clausewitz, De la guerre

Un capitaine prudent, Turenne, Eugène, Frédéric le Grand, qui ne se serait pas trouvé dans une situation aussi extraordinaire, qui aurait eu plus de responsabilité ou plus à perdre, n’aurait pas livré la bataille de la Belle-Alliance ; à midi, lorsque Bülow parut, il aurait rompu le combat et battu en retraite… Mais pouvait-on mesurer [Bonaparte] à l’échelle à laquelle il faut mesurer un Turenne ? … Son unique chemin vers le but était précisément de poursuivre les dernières espérances, de chercher à fixer la fortune, même par son fil le plus fragile. Quand il s’avança contre Wellington, presque certain de sa victoire, 10 000 hommes apparurent dans son flanc droit. Il y avait cent à parier contre un que cinq ou six fois autant d’hommes les suivaient, et alors on ne pouvait plus gagner la bataille. Mais il était pourtant possible que ce ne fût qu’un détachement de force médiocre et que beaucoup d’incertitudes et de prudence empêchassent son entrée en ligne efficace. De l’autre côté, il n’y avait pour lui qu’une chute inévitable ; devait-il se laisser effrayer par un danger incertain ? Non, il y a des situations où la plus grande prudence n’est à chercher que dans la plus grande hardiesse ; la situation de Bonaparte était de celles-là…

… Bonaparte manquait de forces pour préparer convenablement le choc sur le centre ennemi comme actuellement doit l’être tout choc ; il manquait aussi de temps. Il dut donc tout précipiter. Ce n’était plus un plan pesé avec sagesse et conduit à maturité, mais un acte aveugle de désespoir.

Clausewitz, La Campagne de 1815 en France

Les Scythes n’ont pas progressé d’un seul pas vers la culture grecque du fait que la Grèce compte un Scythe au nombre de ses philosophes.

Par bonheur, nous autres Allemands ne sommes pas des Scythes.

Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout, établir partout des accordances. 

Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays…

… La bourgeoisie, au cours de sa domination de classe à peine séculaire, a créé des forces productives plus nombreuses et plus colossales que l’avaient fait toutes les générations passées prises ensemble. La domestication des forces de la nature, les machines, l’application de la chimie à l’industrie et à l’agriculture, la navigation à vapeur, les chemins de fer, les télégraphes électriques, le défrichement de continents entiers, la régularisation des fleuves, des populations entières jaillies du sol – quel siècle antérieur aurait soupçonné que de pareilles forces productives dorment au sein du travail social ?

Mais la bourgeoisie n’a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort ; elle a produit aussi les hommes qui manieront ces armes, les ouvriers modernes, les prolétaires.

Manifeste communiste

Souillée, déshonorée, pataugeant dans le sang, couverte de crasse ; voilà comment se présente la société bourgeoise, voilà ce qu’elle est. Ce n’est pas lorsque, bien léchée et bien honnête, elle se donne les dehors de la culture et de la philosophie, de la morale et de l’ordre, de la paix et du droit, c’est quand elle ressemble à une bête fauve, quand elle danse le sabbat de l’anarchie, quand elle souffle la peste sur la civilisation et l’humanité qu’elle se montre toute nue, telle qu’elle est vraiment.

Rosa Luxemburg, Brochure de Junius

Cette évolution en spirale de l’expansion capitaliste est le fait primordial de la vie inconsciente de l’impérialisme. Le processus d’expansion embrasse le domaine de la production et celui de l’écoulement. Il s’accomplit en suivant une double courbe en spirale. Les deux spirales aboutissent à la fin aux « ultimes limites du monde », mais la spirale de l’écoulement des produits y arrive la première. L’exploitation et l’accumulation capitalistes, d’abord nécessaires, deviennent alors impossibles. Que le capitalisme obtienne au prix d’une auto-destruction partielle, lui permettant de recommencer pendant quelque temps encore son travail, un certain délai — qu’il se débatte encore ici et là, mettant tout en jeu pour défendre son existence et dévastant pour cela la terre entière, son heure est venue. L’impérialisme, si même il périt prématurément à la suite d’une catastrophe sociale, doit inévitablement aboutir à une catastrophe économique. L’auto-destruction par la création d’une force sociale qui doit le vaincre lui-même, l’auto-extermination par la suppression de ses propres bases économiques, tel est le double sceau de sa sentence.

Karl Liebknecht, Le dilemme de l’impérialisme

J’ai malgré tout la ferme conviction que dès l’année prochaine nous pourrons enfin nous réunir autour de vous pour votre anniversaire. La guerre ne saurait durer plus longtemps que jusqu’à l’année prochaine, et alors je compte sur la dialectique historique qui doit en fin de compte sortir de tous les méandres pour se retrouver sur une large voie ouverte.

Rosa Luxemburg, Lettre à Franz Mehring du 8 mars 1918

La « paix », aujourd’hui comme hier et comme demain, est la prémisse de la guerre impérialiste ; seule la lutte de classe peut bouleverser les bases du régime capitaliste et conduire à la victoire de la révolution.

À bas toutes les patries : la fasciste, la démocratique, la soviétique !

Vive la lutte du prolétariat mondial pour la révolution dans tous les pays !

Bilan n°18, Avril-Mai 1935

Attendez-vous à voir danser vos sismographes économiques lorsque viendra le tremblement de terre provenant du sous-sol social constitué par ceux qui n’ont ni comptes en banque, ni argent.

Amadeo Bordiga, Marxisme et misère -Battaglia Comunista Nr. 37, 28 septembre-5 octobre 1949

Tant que la crise finale en question ne s’est pas réalisée comme plein dynamisme de sa nécessité universalisée, tous les bouger d’importance quantitative médiatiquement reconnus par le monde bien famé de la liberté dictatoriale de l’argent, sont des moments obligés de sa simple recomposition mystificatrice. En attendant la gigantesque déflagration du procès d’impossibilisation du Capital, il convient donc humblement et essentiellement, d’une part, de n’être dupe de rien en aucun endroit du marché narcissique des représentations individuelles et collectives et, d’autre part, de faire tout son possible pour aider à poser des jalons de conscience critique maximaliste à l’encontre du faux universellement triomphant en toute question spectaculairement posée ou reconnue par ce dernier.

Commentaires sur l’extrême radicalité des temps derniers

L’histoire du monde de la réification avant que de disparaître se devait de terminer la réification du monde… Cette histoire est en train de se clore, il n’y a plus dorénavant rien d’autre que la loi de la valeur qui va mordre la poussière et l’humanité qui va devoir s’émanciper…

Les derniers militants de la gauche du Capital, qu’elle soit réformiste classique ou réformiste extrême, sont de parfaits idiots, dérisoires vestiges éberlués mais très utiles de toutes les pathologies progressistes de l’individualisme consumériste de la valeur d’échange en train de crever. Contre le prolétariat péri-urbain de l’exil qu’il faut indispensablement réduire, s’est ainsi constitué un front de classe contre-révolutionnaire de la marchandise à tout crin où le bobo à bicyclette électrique, le zadiste déguenillé, l’enseignant éco-hypocondriaque, le LGBTiste hypernerveux et l’immigré coranico-bien-dressé se retrouvent tous ensemble enrégimentés aux côtés des quartiers lumpens de la mélasse droguiste pour faire barrage hétéroclite au retour tant abhorré du communard de tradition réfractaire… 

Voyage au bout de la fin du Capital