… votre droit n’est que la volonté de votre classe érigée en loi, volonté dont le contenu est déterminé par les conditions matérielles d’existence de votre classe.

 

Manifeste Communiste

La question de l’immigration est la question centrale du temps contemporain et c’est pourquoi Marx en fit le moment historique décisif de compréhension de l’armée de réserve capitaliste lorsqu’il démontra la nécessité de remplacer un prolétaire d’ici par trois de là-bas. Ce remplacement n’étant pas un phénomène anodin puisqu’il détermine tout le temps démographique de l’ad-venir social de la crise finale du Capital dans la mesure où il oppose dialectiquement la longue conscience radicale de la temporalité européenne des luttes de classe communeuses contre l’État et l’argent, et la conscience immobile du village oriental réitératif qui ignore justement la subversion sociale extrémiste.

 

 C’est la gauche républicaine du modernisme démocratique qui fusilla à Paris les prolétaires de 1848 et de 1871. C’est encore elle qui massacra la Commune de Berlin en 1919 et c’est bien la sale flicaille lénino-trotskiste qui extermina les marins de Kronstadt en 1921, puis ce sont les imposteurs ministérialistes de la CNT qui permirent l’écrasement démocratico-staliniste des ouvriers de Barcelone en 1937. C’est le MEDEF le plus éclairé qui est aujourd’hui à la pointe des chartes diversitaires validées par le gauchisme culturel à la sauce yankee afin de construire cette NouvelleFrance définitivement épurée de la tradition de la grève sauvage et de la critique communiste contre l’économie et la politique…

 

Le RN pleinement rallié aux fictions israélistes, avortistes et ukrainistes n’est pas en soi une difficulté pour le spectacle global du fétichisme de la marchandise. Ce qui pose problème c’est que la colère prolétarienne qui monte en ait fait par procuration symbolique une force qui le dépasse et qui porte en elle l’inconscient du retour maximaliste de la lutte de classe contre toutes les entreprises visant à ensevelir l’esprit communard dans la tristesse débilitante de la docilité migratoire interminable.

 

Après les manigances pour bazarder le référendum sur l’Europe de 2005, les machinations pour se débarrasser de Fillon – insuffisamment OTANesque – et les mille autres extravagances du quotidien de la mystification judiciaire, la magistrature du progressisme de la marchandise totalitaire vient d’exclure la dirigeante du RN du cirque électoral des présidentielles de 2027. On constatera brièvement que toutes les cibles politiques des diverses juridictions du spectacle marchand – tout entières aux mains de l’État profond des fossiles de la gauche militante du Capital – sont là systématiquement sélectionnées dans les espaces regardés comme insuffisamment engagés dans la promotion frénétique de l’immigrationnisme, du LGBTisme et du totémisme écologiste.

 

La justice de la réification obligatoire programmée par les racailles du haut se présente là comme parfaite gardienne attentive des libertés individuelles et protectrice des racailles du bas face à l’officialité des contrôles policiers des flux capitalistiques d’ensemble. En effet, elle exprime toujours une lourde sévérité envers la police légale lors des refus d’obtempérer des négociants du trafic ou lors des émeutes tribalistes des investissements souterrains du droguisme alors que les poursuites judiciaires et les suspensions administratives contre les forces de l’ordre institutionnel abondent. Inversement, les prolétaires-Gilets Jaunes, cibles systématiques de tirs tendus de grenade ou de balles de LBD, attendent toujours de longues années après une répression massive un commencement de réponse judiciaire. Lorsqu’ils sont issus de la France périphérique de l’exil prolétarien, les écorchés n’intéressent pas le clergé judiciaire.

 

La justice est toujours la justice de la classe dominante, expression aujourd’hui du diktat boboïste mégapolitain privilégié, foncièrement immigrationniste et anti-prolétaire, systématiquement applaudi par la horde médiatique de la liberté despotique du profit. Désormais, le prolétariat historique a terminé de définitivement abandonner les bordels de son emprisonnement dans les gauches du marché qui ne sont plus composées que de débris syndicaux et de couches moyennes incultivées fascinées par l’auberge exotique des mille clientèles subventionnées… Les prolétaires ainsi partis dans l’abstention ou le vote RN expriment dorénavant, de manière floue et encore indéterminée, cette urgence historique de devoir défendre leur mode de vie traditionnel dans l’incarnation sensuelle, culinaire et esthétique d’une mémoire communarde complètement contradictoire avec les normes de soumission propres au grand bazar migratoire.

 

À mesure que la crise finale du Capital décompose sa formation sociale, les réseaux profonds du monde judiciaire s’emparent de ce qui reste de pouvoir politique et du Conseil constitutionnel jusqu’au plus petit tribunal administratif ou judiciaire en passant par le Conseil d’État, pour que la légitimation idéologique planifie toujours davantage la restructuration capitaliste de la sécurité, de l’immigration et de la transition énergétique. Le financement de la campagne macroniste de 2017 n’a pas enfiévré la caste judiciaire pas plus que l’affaire Alstom et les prolétaires de Crépol ne sont décidément pas du bon côté de la frontière de classe. En un temps de déliquescence généralisée, le juge, afin d’être le meilleur protecteur des libertés de la circulation marchande, doit avant tout s’accomplir comme le gardien le plus forcené de l’ordre politiquement indispensable.

 

L’exécution judiciaire du RN ne vise donc pas d’abord le parti et sa candidate mais le sujet majeur tabou de l’immigrationnisme dont ils parlent trop même si c’est pour le cadenasser dans une simple posture identitaire rétrograde. En effet, à l’heure où le prolétariat a interdiction de voir ce qu’il regarde, il importe pour le spectacle absolu de l’abrogation de la lutte de classe radicale que la mise hors la loi de l’histoire réelle soit menée à son terme jusqu’à imposer au combat pour l’abolition du salariat et de l’État de passer aux catacombes… Avec l’historicide de la vérité communiste, c’est le surgissement contemporain de la colère ouvrière elle-même qui doit être d’emblée éliminé dans le bannissement orwellien de toute conscience vraie de l’histoire vérifiée.

 

Ce dont le spectacle interdit de discuter doit être évidemment considéré comme ne pouvant exister. On savait que l’histoire consciente de la lutte de classe révolutionnaire avait été au plus loin dans ce que le groupe Marx-Engels appelait la Belle France ; épicentre du communisme mondial apparu dans l’invariance continue de la Commune jamais morte et infiniment renaissante. On doit remarquer que c’est cela que le fétichisme de la marchandise entend bien faire disparaître du monde. La sentence du tribunal correctionnel de Paris, au-delà des aléas où s’affrontent les cliques politiciennes du monde de la marchandise, vient souligner que la justification mensongère est le cœur de l’illusion judiciaire, la sorcellerie la plus poussée du trompe-l’œil démocratique. Mais la Vieille Taupe est toujours in fine la plus forte. En s’attachant si fortement à faire sciemment disparaître la candidature de la députée d’Hénin-Beaumont qui canalise présentement le mieux le prolétariat dans un zoo d’acclimatation respectueux de la domination aliénatoire, la possibilité de faire référence à l’authentique retour révolutionnaire du prolétariat devient d’autant plus vraisemblable que le pouvoir du spectacle signale bien de la sorte la fin approchant du spectacle du pouvoir.

 

L’histoire de la crise terminale de la quantité marchande autocratique est en train de se partout déployer… Que le diktat de la pourriture-argent crève donc au plus vite en emportant dans sa chute finale tous les gangs gouvernementalistes de la putréfaction mercantile !

 

Vive la Guerre de Classe mondiale du Prolétariat universel
contre tous les Partis et Syndicats de la planète-marchandise et pour un monde sans exploitation ni aliénation !

 

VERS LA COMMUNE UNIVERSELLE POUR UN MONDE SANS ARGENT, SANS SALARIAT, NI ÉTAT !

 

GUERRE DE CLASSE

 

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