Autour de la rave-party aliénatoire de pauvres et tristes clochards historiques du spectacle de la marchandise, étatiquement chaperonnée près de Rennes…

…Un véhicule de la gendarmerie a été incendié, trois autres dégradés et les militaires ont essuyé des jets de bouteilles et de pierres, occasionnant diverses blessures… Mais il n’est bien sûr pas question pour le Capital de faire obstacle à la culture rave de la merde domesticatoire… L’État a toujours choyé les VRP de l’infinie soumission gesticulante dans la frénésie de leurs sordides entrepôts de consommation réifiante…

L’ÉTAT DU MENSONGE DE CLASSE SE DÉ-MASQUE…

Rave-party interdite et illégale pendant deux jours de crasse, de pestilence et d’abrutissement mais tolérée avec logistique et sourire par les racailles bobos politiques du haut qui se foutent complètement du fait que les terres agricoles des prolétarisés concernés du bas, sur les herbages d’Ille-et-Vilaine, vont se retrouver souillées par toute la puanteur excrémentielle de plusieurs centaines de poubelles mentales hallucinogènes (miraculeusement exemptées de masques et de couvre-feu !) croupissant dans des centaines de véhicules nauséabonds…

Les Gilets Jaunes du combat de classe… L’État éborgne et mutile…

Les Racailles lumpen du trafic et de la tune… L’État fait attention et s’excuse…

Les Bobos dégénérés et saturés de produits stupéfiants et de merde électronique bruitiste… L’État accompagne…

Toute la défécation spectaculaire de la marchandise doit être définitivement mise aux poubelles de l’histoire !

Contre toute la merde de l’économie politique du Capital et de la mystification coronavirale… Vive la lutte de classe radicale pour un monde sans argent ni État !

Comments (43)
  1. Remarquez toutefois que les gauchistes raver étant très majoritairement d’origine européenne, ils se font plus maltraiter que les racailles immigrées afro musulmanes.
    Les zadistes se font largement maltraiter par rapport aux squatters des centres villes. Rémi Fraisse ?

    Lorsque la démocratie capitaliste doit choisir entre un européen (même abruti gocho) OU un extra européen, elle choisira TOUJOURS de protéger l’extra européen ET de massacrer l’européen.

    On ne sait jamais … il pourrait se réveiller a sa conscience prolétarienne …
    Alors que l’africain sera plutôt là pour dépouiller la victime au sol.

    • Si ce que tu dis est peut être vrai, l’important n’est pas de le constater mais d’en comprendre la cause. Si la conscience fausse capitaliste discrimine et traite injustement certain groupes ce n’est pas parce qu’elle aime celui ci et déteste celui la, elle n’aime ni ne déteste, son objective est de diviser pour aliéner. Ceux qui se laisse emporter par les émotions que génère l’iniquité deviennent a leur insu ses serviteurs soumis.

      Ma stratégie personnelle pour dépasser l’aliénation, est de reconnaître les émotions que le capital génère et d’en remonter la chaîne pour connaitre ma conscience fausse et la circonscrire si je le peux.

    • Même quasi-exclusivement d’origine européenne…

      Beaucoup de gauchistes ont un potentiel de subversion à l’argent que le capital récupère et réifie en militantisme promoteur de ses nouvelles justifications idéologiques ; leur ignorance inculte, c’est la force du capital. Par contre, une racaille lumpen est dans le monothéisme de l’argent pur et ne contient rien de subversif, on a beau retourner dialectiquement le phénomène dans tous les sens on tourne en circuit fermé dans le culte de la marchandise.

      D’ailleurs je pense que c’est à mettre en lien avec ce qui a été dit par rapport aux temporalités ouvertes/fermées dans les précédentes émissions.

    • Nous ne sommes pas arrêté par notre provenance, en tant qu’homme, nous pouvons la dépasser.
      C’est pareil pour les extra-européens, ils peuvent saisir la radicalité historique européenne parce qu’elle est universelle.
      Tout est question de rapport social, il y a nécessité de mettre une chape de plomb entre le prolétariat européen et l’immigré pour ne pas transmettre cette réalité insurrectionnelle…
      D’où la nécessité de créer des ghettos complétement nettoyer du prolétariat au profit d’une clientèle privilégiée et protégée ayant pour substrat premier une temporalité fermée qui n’a jamais produit cette conscience insurrectionnelle radicale par elle-même.

      • Le post de Valentin a tout dit mais on voit que certains s’appuient sur ce que dis Francis pour se rassurer vis à vis de leur haine aveugle de l’homme africain

        Comme si l’européen devait être fier d’une conscience radicale qui s’est créé uniquement parce que l’Europe était le lieu géographique ou les conditions étaient les plus favorables à l’irruption de la conscience radicale

        Et certains transforment ça en “la conscience radicale ne naîtra jamais chez les africains” ce qui n’est pas vrai a l’échelle individuelle

        Internet nous permet d’écouter GDC, d’acheter des livres pour approfondir et de comprendre la venue irrémédiable du communisme, quelque soit notre origine

        Et les gens qui racialisent le débat n’ont absolument rien compris, faut être complètement aliéné par les délires racistes du capital pour penser que le capital chouchoute les noirs et les arabes alors que l’Afrique est en ingérence depuis 200 ans, que le capital fait croire au africains que la France c’est un Eldorado

        On vous rappelle que chaque être humain subit l’aliénation capitaliste

    • Ce temps est presque révolu. Certains africains prennent de plus en plus conscience de cette situation et ne se prêtent plus au jeu du système.
      Moi je suis africain.

  2. Ces jeunes ne sont pas moins dégénérés que ne l’étaient ceux (contre révolutionnaires) des facs de 1968 qui idolâtraient le maoïsme ou l’anarchisme. Comme j’aime le dire souvent : « un vieux con, c’est un jeune con qui a vieillit »… Ils sont presque tous nés (comme moi) dans l’aliénation marchande, il faut un caractère et une certaine dose de courage après des heures passées à l’usine, comme manut, comme technicien puis comme infirmier à l’hopital, en EHPAD en 3×8, en 2×8, de nuit, de week-end afin de survivre au dictat du capital. Je sais que réfléchir et discuter de l’aliénation devient de plus en plus difficile …
    « Le plus dur c’est pas la chute, c’est l’atterrissage… »

  3. Honnêtement, pour une fois je ne vous rejoint pas sur ce sujet. Je signale juste qu’il y a eu des interpellations des verbalisations et des saisie de matériel…
    Outre les poncifs caricaturaux : ” crasse, pestilence, puanteur excrémentielle,…” qu’es ce que vous reprocher à ces teuffeurs ? de ne pas avoir respecté les interdictions dictatoriales du macronistant ? de ne pas avoir respecter la propriété privé ? qu’avez vous fait vous pendant ce nouvel an à part respecter sagement le couvre feu en lisant un livre de marx ?

  4. À bas Guerre de classe !
    Police de la radicalité.

    Ces “tristes clochards” n’ont nulle autre lieu de stade suprême de communion universelle que la teuf. Comme ces joyeux distingués de Guerre de classe n’ont d’autre lieu de suprême communion universelle que Zoom.

    • Je retire ce que j’ai dit, une teuf en mouvement se déroule actuellement à Clermont-Ferrand comme escortée par les flics.
      Et ce sont malheureusement bien de tristes clochards, puant l’alcool à plein nez, “libres” de se mouvoir en la déchéance, incapable d’intelligence critique.

      Pardonnez moi d’avoir appelé à votre abolition, je vous croyais être en train de devenir une police de la radicalité, rejetant des éléments que je croyais récupérable. Il n’en est rien.

      Que notre triomphe survienne majestueusement.
      Bien à vous.

    • On s’en fout des justifications/explications de crétins décérébrés dont la notion de “fête” se résume à recevoir sa “dose” de bruit et de produits dans un champ…. S’il fallait une preuve qu’ils sont parfaitement en phase avec le système et qu’ils comptent bien rester dans les clous du Capital, c’est l’espace de publication offert par Libération justement !
      Dans ce texte, on retrouve tout le baratin habituel : tout le lexique approprié est convoqué dans le désordre. Peu importe qu’il n’ait aucun sens, l’essentiel est ailleurs.
      On a droit au “lâcher-prise” psychanalytique, aux “espaces de liberté” (oui la liberté a ses espaces désormais, il faut le savoir), au “besoin inaliénable” juridique, à un passage inquiet sur l’augmentation de la “consommation d’antidépresseurs” ( il fallait oser) , au “vecteur d’espoir et de cohésion sociale” digne de la plus belle langue de bois pratiquée par l’administration, au “geste politique” (il me vient à l’esprit une réplique d’Audiard tout à coup) et bien sur à l’écriture “inclusive” pour enrober tout ça. Dans l’intervalle, nous aurons eu également droit à la relation d’un épisode de “libération” plus extatique encore que celle de l’arrivée du Général de Gaulle sur les Champs-Elysées en août 44.
      Oui, ces idiots sont dorlotés par le Pouvoir. Et tout le reste est du théâtre.

      https://www.lesalonbeige.fr/lassociation-participant-a-la-rave-party-en-bretagne-percoit-dimportantes-subventions-de-la-ville-de-paris/

      • Redescend un peu de ton pied d’estale mon cher Xavier. On ne dénigre pas les gens sans les connaitre: “crétins décérébrés”, lorsque l’on souhaite vivre en harmonie dans la communauté de l’être universelle. Cela ne peut pas marcher: demain lorsque les masses se lèverons contre la classe capitaliste tout les gens que tu insulte serons tes frères de lutte… “les derniers serons les premier…”

        • Vous ne retenez qu’une formule, certes à l’emporte-pièce, en oubliant tout le reste qui était évidemment le plus “important”.
          Je vous invite donc urgemment à lire les textes sur lesquels s’appuient Francis Cousin et les membres de GDC si vous voulez réellement et sincèrement comprendre.
          Puisque nous approchons du 150e anniversaire du début de la Commune de Paris (18 mars 1871), c’est le moment de relire par exemple La Guerre Civile en France de Marx.

      • Salut Xavier.
        Je me suis mal exprimé.
        Une rave party est bien un lieu d’aliénation en soi.
        Une banlieue aussi. Un continent à temporalité fermé également.

        La “nuance” que j’ai voulu apporté était une tentative pour distinguer la critique radicale et pertinente de l’évènement d’avec les individus qui y participe afin d’éviter d’insulter et de mépriser l’être humain en général.
        Nous n’avons, en effet, rien a gagner à chier sur la gueule d’inconnus qui, demain, s’émanciperont à nos côtés (accompagné par des milliers de Charles-Edouard, d’Abdel, de Cheng, de David…).

  5. A tous ceux qui ne comprennent pas (ou qui ne veulent pas comprendre),

    Au delà de toute considération personnelle il faut reconnaître avec humilité que le lieu central de la free-party (à mon plus grand regret soyez en assurés) est la consommation industrielle de produits stupéfiants. Si vous prenez le temps de bien lire ce qui est écrit et de bien comprendre chaque mot que vous lisez, vous vous rendrez compte que la critique est dirigée contre ce que la société de l’équivaloir produit comme soupape de décompression chimique et festive pour cadenasser nos souffrances qui sont des germes de contestation potentiellement radicale.

    C’est dans un acte d’amour fraternel envers les personnes qu’elle incarcère dans sa camisole stupéfiante qu’il faut désigner la free-party pour ce qu’elle est : un lieu contre-révolutionnaire d’abrutissement intensif où l’être humain en souffrance est réifié en “poubelle mentale hallucinogène”.

    • Oh toi grand homme qui a tout compris, je me prosterne devant tant de clairvoyance, et fait appel à tes lumières.
      Peux tu me dire quel lieu de nos jour n’est pas contre-révolutionnaire ? peux tu me dire quel est ton expérience réel des free-party ? peux tu me dire si ta phrase : “le lieu central de la free-party … est la consommation industrielle de produits stupéfiants” a un sens, ou plutôt est dans le bon sens ? peux tu me dire si les fêtes alcoolisées ne sont pas également des fêtes “stupéfiantes”, à moins que l’alcool ne soit pas une drogue puisqu’elle est légale ? peux tu me dire si les hautes sphère de la finances et de l’état ne sont pas légèrement au dessus en tant que lieu centrale de la consommation, de la production, et du trafic de cocaïne, d’héroïne…? et enfin peu tu me dire: si insulté, dénigrer, toute une frange de la population, en ce basant sur des préjugés permet une critique de ” la société de l’équivaloir ” ; ou plutôt la division de la classe prolétarienne?
      Merci d’avance.

      • Nicolas,

        Je n’ai pas dis que la free-party était le lieu central de la consommation de stupéfiants, mais que le lieu central de la free-party était la consommation de stupéfiants. Si la drogue existe sans la free-party, la free-party dans la pratique réelle n’existe pas sans la drogue. Si tu lis bien ce que j’ai écris tu verra que je ne dénigre personne, bien au contraire. Crois moi, j’ai une expérience réelle des teufs, cela a été pendant une période de ma vie la seule chose que j’aimais faire et même quand j’ai arrêter de prendre des produits.

        Je vois très bien ce que tu cherche à défendre là dedans, le côté sympathique de la chose : le fait que les inhibitions sociales tombent, que les gens deviennent accessibles, de ne pas se sentir juger, d’avoir l’impression de pouvoir être soi-même, etc. Tout cela est totalement illusoire, puisqu’il ne s’agit pas d’une communion qui a pour finalité notre humanité pour détruire la marchandise, mais l’abrutissement festif pour pouvoir mieux y retourner. C’est d’ailleurs exactement ce que disent les organisateurs dans leur communiqué dans Libération.

        Nos souffrances sont des signaux de la radicale antinomie qui est entre notre humanité et la marchandise et des lieux d’ouverture potentielle que la soupape de décompression à pour objet de cadenasser. La soupape de décompression est par nécessité une merde contre-révolutionnaire puisque c’est l’antidépresseur qui nous rend l’horreur de la civilisation supportable. C’est pour cela qu’il faut la critiquer sans lui faire aucune concession. Mais comprend bien que la critique n’a pas pour objet les personnes comme sujets narcissiques, mais le phénomène historique et social.

        Ne prend pas ça comme une insulte ou injonction à ne plus y retourner, au contraire, retourne en teuf et constate par toi même tout ce dont on parle. Ce qui compte ce n’est pas d’aller ou non en teuf, de regarder ou de ne pas regarder la télé, mais le rapport qu’on a à ces choses. La confrontation dans la pratique est importante pour avancer. On est pas là pour se juger et se mépriser les uns les autres de ce à quoi le capital nous réduit, mais pour ouvrir des chemins de compréhensions qui visent à historiciser nos souffrances au lieu de les tourner en circuit fermé et discriminer l’humain de l’anti-humain pour se le réapproprier.

        Aller, bon vent et bonne continuation à toi !!!

        • Personnellement, je suis plutôt adepte du: “Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, …”, et je trouve que ta dernière réponse est beaucoup plus claire et donc constructive que l’article.

          Ce que l’on pourrait déduire de l’article (et de certains commentaires) : arrêter toutes les activités de loisirs (activités de décompression donc par essence contre révolutionnaire) de façon à être le plus énervé possible en attendant la crise terminale.

          De mon coté, je trouve intéressant d’apporter de la radicalité dans les lieu de contre-révolution.
          Par exemple, j’ai passer un nouvel an très arrosé, qui m’a permit de décompresser, mais aussi de rencontrer et de discuter avec des gens qui étaient souvent des “prudonniste”. Et je pense les avoir fait réfléchir, notamment sur l’impasse que pouvait représenter le rapport sociale: Argent. Et cela aurait tout à fait pu ce passer cette free party.

          Enfin, je me demande si, le fait de se réunir en dépit des dictâtes de l’état (comme pour cette teuf) n’est pas, par essence une démarche radicale ?

  6. Toute événement en dehors d’une radicalité sera toujours de toute façon en dehors de la lutte de classe et sera pour ainsi dire toujours admis par l’État. De la manifestation pro migrants jusqu’à qu’aux fêtes sauvages .

  7. Nicolas, un bon exemple de la critique sur ce genre de soupape est la vidéo où ils dialoguent avec deux gilets jaunes constituants, dont un lui soutenait qu’il avait trouvé en la zad quelque chose d’humain. Le désir de retrouver cette connexion à la communauté n’est pas ce qui est visé par la critique communiste, c’est justement sa défiguration en une compensation réoxygénante qui reconduit la servilité qui est attaquée.

    Voilà le lien, à 1:08:58 la question du GJ et à 1:16:10 la réponse de Cousin
    https://www.youtube.com/watch?v=BUiTfhTzsFQ&ab_channel=GuerredeClasse

    • Comme le dit Xavier au dessus, l’essentiel c’est la relation qu’on a au monde et aux personnes.
      Je peux être dans la permaculture la plus verdoyante du monde et être un crétin boboïste inculte complètement réactionnaire, tout comme je peux être trader et chaque jour participer à la diffusion de la critique communiste. Ce ne sont pas les positions ou les situations immédiates qui nous définissent, c’est la conscience historique que nous portons sur nous même et sur le monde.
      Donc je peux boire du vin et me retrouver en groupe de deux manières: où je me saoûle et je participe au spectacle narcissique de toutes mes représentations affectives pour tenter de remplir le néant d’inconscience et d’angoisse qu’est ma vie, ou je saisis toutes les jouissances qui toquent à ma porte en la conscience révolutionnaire de mon vrai désir de vivre qui fait distinction et con-naissance.
      Et là mon rapport au vin et à la rencontre cesse d’être un spectacle d’accumulation et de séduction, il devient au contraire émerveillement de saveurs, de richesse, d’histoire et de fertilité.
      Quelqu’un de réellement vivant ne peut pas jouir de la musique électronique, parce qu’il sait faire distinction érotique, sensuelle, historique, entre le laid et le beau, le consommatoire finit et le fertile infini, l’hypnotisant et le conscientisant. Ce qui ne veut pas dire que tu es obligé là maintenant de cesser d’en écouter, ca ne marche pas comme ça, au contraire, écoute vraiment, prend conscience, distingue le face à la richesse potentielle d’un Bach ou d’un Savall, même si ce sont également des formes aliénées de la musicalité elles nous rappellent qu’il y a un monde potentiel au delà de la réduction de nos vibrations à l’industrie du machinisme froid et pauvre qui tourne en rond sur elle même.

  8. Merci de m’expliquer avec des mots compliqués ce que j’ai compris il y a plus de vingt ans et que l’on pourrait résumer avec la formule “du pain et des jeux”. Cela fait longtemps que je pratique des activités de loisir, et notamment sportives, en sachant très bien que celles-ci participent de l’éducation capitaliste.

    Mais je suis désolé, il ne s’agit pas de cela dans l’article, et en tout cas ce n’est pas ce qui en ressort.
    Dans l’article il s’agit d’assimiler les teufeurs, dans leur ensemble, aux : ” Racailles lumpen du trafic et de la tune” ce qui reste tout à fait à démontrer … Il s’agit également de faire croire, que ceux ci ont été chouchoutés et cela en omettant: les verbalisations, arrestations et confiscations. Il s’agit également de stigmatiser : “poubelles mentales hallucinogène”, “véhicules nauséabonds”, “Les Bobos dégénérés et saturés de produits stupéfiants”… tout cela sur la simple base de préjugés.
    Et pour finir, on a des slogans “y a qu’a faut qu’on”: “Toute la défécation spectaculaire de la marchandise doit être définitivement mise aux poubelles de l’histoire !” à d’accord et comment ? “Contre toute la merde de l’économie politique du Capital et de la mystification coronavirale… Vive la lutte de classe radicale pour un monde sans argent ni État !” ok d’accord! Donc la lutte radicale consiste à faire des articles stigmatisants, basés sur des approximations. Et ce en employant un langage élitiste et outrancier afin de donner l’apparence de la radicalité. Hé ben super, on va avancer avec tout ça…

    Ps: je ne vois pas comment, on va pouvoir diffuser la critique radicale parmi le prolétariat, en employant un langage aussi soutenu. J’ai plusieurs fois voulu diffuser des vidéos de Francis cousin à des amis, et à chaque fois on ma dit ;”j’ai arrêté, je ne comprend pas ce qu’il dit…”. J’ai un grand respect pour monsieur Cousin mais il gagnerait à utiliser un langage plus courant, et cela vaut également pour tout ceux qui essaient de régurgiter son discours.

    • La critique radicale fait la distinction dans les “pains et les jeux”, il faut comprendre qu’il y a des seuils de déshumanisation.
      Il n’y a pas de sphère séparée, c’est parce que les hommes vont se soulever contre toute la puanteur, toute la laideur, toute la noirceur de leur réalité qu’ils vont abolir le capital parce que c’est un rapport social total.
      Nous devons tout redéfinir, notre rapport au corps, à l’esthétisme, à l’hygiène, le rapport de conscience à l’autre. Mais pour ça, il faut dé-voiler toute la pourriture capitaliste…
      D’ailleurs, il y a eu une autre rave party en aout, ça sera peut-être plus clair au vu de la destruction de la terre, de l’accompagnement de l’État etc… : http://guerredeclasse.fr/2020/08/10/de-voiler-la-pourriture-capitaliste/

      Aujourd’hui, tout le monde se dit anti-capitaliste (surtout l’extrême-gauche du capital…) mais le point essentiel est de comprendre le fétichisme de la marchandise dans son incarnation pratique. On ne peut pas abolir le capital comme étant une sphère autonome, il faut s’abolir soi-même… Le prolétariat va s’abolir lui-même… Et donc même si l’extrême gauche parle de révolution, d’anti-capitalisme, ce sont les pires parce qu’ils déforment totalement la nature humaine de la révolution, l’être générique de Marx.
      Avec les différents commentaires précédent, on voit bien que la rave party est parfaitement en accord avec le développement fétichiste du capital aujourd’hui, anti-racisme, immigrationniste, homosexualisme et ecolo-boboisme et subventionné…
      Un groupe communiste radicale se doit de dénoncer toutes les réalités associées à ces mystifications contre-révolutionnaires. Le prolétariat va s’auto-abolir dans sa servitude, ce n’est pas guerre de classe qui va expliquer à tous les teufeurs leurs pestilences humaines, c’est le prolétariat dans son ensemble qui, dans son auto-mouvement, va dénoncer tout ce qui est inhumain et se débarrasser de tous les réformateurs qui veulent perpétrer l’ordre de la pourriture capitaliste.

      • Salut Valentin, c’est très aimable de ta part de me répondre. Mais en fait, malgré les gros efforts que j’ai fait pour apprécier ta prose, je ne vois pas en quoi tu me répond sur le bien-fondé de l’article.
        Par contre, en régurgitant ainsi le discours de M. cousin, tu illustre bien ce que je voulais dire à la fin de mon commentaire… et je t’avoue que c’est assez indigeste…
        Je te laisse donc t’auto-abolir. Et n’oubli pas, au passage, d’abolir tes préjugés basés sur des sources ô combien éminentes : les “commentaires précédent”.
        Radicalement votre.

        • Il faut faire un minimum d’effort de compréhension…
          Il faut se prendre en main un minimum et chercher à comprendre ce que l’on ne comprend pas. Par exemple : Qu’est-ce que l’auto-mouvement ? Qu’est-ce que vous voulez dire par abolition ?
          Par rapport à la question de la diffusion au prolétariat, on en arrive à la compréhension de l’auto-mouvement (malheureusement !), ce n’est pas parce qu’on aura fait une propagande suffisante qu’à un moment il y aura la révolution, c’est pas lorsque la moitié de l’humanité sera d’accord avec GDC que pouf ça se renverse. C’est une dialectique (décidément !) historique de nécessité…
          Tous ces concepts renvoient à des réalités de luttes pratiques et historiques… On ne les utilise pas pour se faire plaisir mais parce que c’est le résultat abouti d’un cheminement historique.
          On en revient à la nécessité de l’article : Le capital veut nous abrutir, nous couper de toute histoire… La rave party est le symptôme terminal de l’abrutissement infini, le bobo hors-sol, coupé de toute histoire, de tout érotisme, de toute saveur… de toute conscience !
          Donc faut y aller ! Faut creuser tout ça, parce que c’est de nous dont on parle.

  9. Merci pour tous ces conseils, quelques peu paternalistes et condescendants, mais j’en prend note.
    Je voudrais également que tu essaye de comprendre la réalité des choses, en prennent en compte les avis contradictoires de personnes qui ont vécu les choses que tu décrit.
    Non les teufs ne sont pas un repaire d'”anti-racisme, immigrationniste, homosexualisme et ecolo-boboisme et subventionné…”
    Non les teuffeurs ne sont pas des bourgeois bohème hors sol. La plupart des teuffeurs que j’ai connu étaient plutôt apolitique et smicards. Ils ressentaient un mal-être dans leur vie de salarié et avaient besoin de s’en échapper en faisant communion autour de la musique (avec toutes les dérives autour bien entendue).
    Cela était, à mon sens, un signe qu’ils n’avaient pas “coupé de toute histoire, de tout érotisme, de toute saveur… de toute conscience !”
    Mais peut être n’avons nous pas fait les même teufs, ou peut être parle tu des fêtes subventionnés, qui sont en fait des festivales.
    Pour moi “le symptôme terminal de l’abrutissement infini” serait plutôt: le salarier trop content d’avoir la chance de l’être, qui passe tout son temps à regarder de la téléréalité et à faire les magasins.

    Pour ce qui est de l’auto-mouvement du prolétariat, il me semblait avoir compris que seul le prolétariat européen, de part son histoire (christique, communarde, critique et révolutionnaire), serait à même d’initier une guerre de classe radicale. Dans ce cadre, ne serai ce pas le rôle de “guerre de classe”, que de rappeler son histoire (faire œuvre de transmission critique) à ce même prolétariat ?

    PS: quand tu disais “il faut s’abolir soi-même…” ne voulais tu pas dire : il faut abolir sa conscience fausse soi-même ?

    • Non, la rave party ce n’est pas faire communion.
      Parce que la communion a un sens historique, ce n’est pas chacun qui va définir (pour justifier sa pratique !) ce qu’est le communisme.
      Vous nous donnez votre avis personnel sur la rave party. Mais nos avis individuels n’ont pas d’intérêt à part désigner nos incompréhensions.
      Toutes vos questions, vous devez vous les poser en sortant de votre perception propre.

      Vous ne pourrez résoudre vos questions sur la rave party qu’en comprenant réellement ce qu’est-ce le mouvement historique du capital, de sa destructuration de toute la souche humaine antérieure,
      et donc ce qu’est le communisme à travers l’histoire, l’érotisme, l’hygiène, la saveur, la musique… la conscience !
      Objectivement, des teufeurs qui se réunissent à 2000, 3000, 10000 dans un champs, qui passent deux ou trois jours dans la crasse sans se laver, qui se drogue de manière intensive, qui écoute de la musique abrutissante… On comprend que c’est le résultat du rapport social de l’aliénation du capital le plus abouti dans son inhumanité, dans sa non conscience humaine. Le capital est un rapport total à la vie, à la jouissance, pas simplement un rapport économique. Le fil historique nous éclaire sur cette réalité. Il y a différentes phases, le moment où le capital émerge, qu’il lutte contre son antériorité, puis il prend le pas, devient une puissance dominant le monde et après la défaite de 68, il s’intègre désormais au plus profond de nos sens… Donc la rave party, correspond à une époque historique, celle de l’inhumanité la plus aboutie.

      http://guerredeclasse.fr/2020/09/30/la-reification-totale-du-sexe-humain-comme-stade-supreme-de-limperialisme-de-la-marchandise/

      Bon cheminement.

  10. Bon je crois que je vais vous laisser avec vos certitudes et vos caricatures. Juste au passe, en effet, faire communion et le communisme ça n’a rien à voire. Et ce n’est pas du tout ce que j’ai dit.
    Faites un effort de compréhension et de remise en question, ça vous dégonflera les chevilles…
    Moi tout ce que je sais c’est que je ne sais rien…

    • Je comprend ce que vous voulez dire, il y a des teufeurs très gentils, qui font ça parce qu’ils sont écrasés par leur quotidien.
      Mais ce n’est pas la critique des individus, c’est la critique de la pratique sociale, et cette pratique est historique.
      Remettez moi en question avec intelligence alors, mais ça ne peut pas se baser sur une idée individuelle.
      Et d’ailleurs, au bout du doute méthodologique, il y a la vérification radicale. Au bout du chemin, il y a le savoir absolu !
      C’est l’œuvre de Hegel. C’est l’œuvre de Marx. Ce que je dit ne sors pas de ma tête.
      Je vous transmet ce que l’on m’a transmis et j’ai maintenant la certitude que cette transmission désigne le chemin réel de l’émancipation humaine.
      Et si je l’ai mal fait, j’espère que vous pourrez le dépasser.

    • Nicolas,

      Ce qui bloque c’est que tu n’intègres pas le fait que la critique dans cet article ne vise pas les personnes en tant que telles, mais un phénomène social qui est un produit du mode de production capitaliste. L’abrutissement festif est le médicament complémentaire à l’oppression qui permet de la supporter et donc de la faire durer et/ou de la rendre plus intensive. Exactement comme un antidépresseur. Donc à partir de là faut pas être tiède et le désigner comme tel.

      Bien sûr qu’il y a des saisies et des amendes, mais faut comprendre que ça fait partie du truc. Ça permet d’entretenir la mythologie comme quoi la freeparty serait un lieu de contestation. En vérité c’est juste une énième robinsonnade libertaire. Autogestion, non-discrimination, écologie, no-border, antifascisme… voilà dans quoi on nage dans ce milieu où il est relativement interdit de penser autrement que ça. Je ne dis pas que c’est un moule qui est reproduit de façon homogène chez les personnes qui vont en chouille, mais c’est ce dans quoi sont tout ceux qui sont un peu militants.

      On a tous des amis ou de la famille qui ont un rapport à l’aliénation totalement voilé ce qui en fait de parfaits abrutis du spectacle marchand, mais c’est pas pour ça qu’on ne les aimes pas ou qu’on les dénigres d’un point de vue humain. Justement, on discrimine entre ce que le système met en nous comme conneries idéologiques pour nous soumettre et ce que nous sommes dans notre nature humaine profonde. Il n’y a pas de premiers ni de derniers en humanité, on s’en branle de ça, ce sont des catégories marchandes. Mais on ne va s’interdire de faire la critique d’un phénomène sous prétexte qu’il y a des gens sympathiques qui y participent sinon on ne peut avoir de regard critique sur rien.

  11. Valentin, Steven,

    Vous me faites marrer à me prendre pour un abruti en croyant que je n’ai rien compris.
    Ce que je note c’est qu’il vous semble très difficile d’accepter la critique de la critique.

    L’article est mal fait il faut l’accepter…

    Ma critique est toute simple : on ne peut pas faire une bonne analyse en se basant sur des approximations, préjuger et caricatures. C’est du bon sens, non?
    Un simple exemple: assimiler les teuffeurs à des bobos est inexact. Point barre, il faut le reconnaitre.

    Après si ça vous fait plaisir…

    • Nicolas,

      Personne ne te prend pour un abruti, on a juste un dialogue contradictoire et par à priori je te respecte donc je ne vais pas te brosser dans le sens du poil. Et pardonne moi si ça te heurte, mais j’essaye d’être le plus précis possible dans ce que je dis pour qu’on puisse se comprendre, donc si je précise pas mal de choses ce n’est pas pour te faire la leçon mais pour que ce que j’écris est un minimum de sens. Je ne te connais pas, je ne sais pas où tu en es et donc par conséquent je prend le temps d’essayer d’être le plus compréhensible que je puisse, même si probablement très imparfait.

      L’analyse en question dont tu t’imagines faire la critique ne concerne pas les braves types (que tu défends) qui viennent là dedans parce qu’ils se sentent écrasés dans leur quotidien et qui par conséquent ont besoin de trouver une soupape de décompression parce que ça leur fait du bien.

      Qu’est ce qui est toujours prôné par les organisateurs et tout ceux qui sont un peu militant dans ce milieu : autogestion, écologie, non-discrimination. On nage en plein dans l’écosystème mental gauchiste, libertaire et bien-pensant où on retrouve les différentes couches sociales synthétisées dans l’expression “bourgeois-bohème” : bourgeois pour ceux des quartiers huppés, bohème pour les punks à chien qui vivent dans leur camion et les étudiants. Donc : autogestion de la déprime des êtres écrasés par la marchandise dans leur quotidien ; respect du site pour limiter les éventuels dégâts occasionnés par la poubelle festive ; et non-discrimination des participants pour que tout le monde puisse venir s’abrutir. Et pour te taquiner avec une pointe d’humour je rajouterais: et ils vécurent longtemps et heureux dans la merde de l’oppression capitaliste.

      Je tiens à ajouter puisque tu sembles penser qu’on te prend pour un con, que tu m’as quand même dit que tu te demandais “si, le fait de se réunir en dépit des dictâtes de l’état (comme pour cette teuf) n’est pas, par essence une démarche radicale ?”. Cette question si elle n’est pas idiote (puisque aucune question n’est idiote), elle est le signe que tu n’as pas encore intégré le fameux déterminisme dont il est souvent question, sans lequel tu ne peux pas entrer dans la compréhension communiste de l’histoire avec toute l’amplitude de sa signification. Si tu avais intégré le déterminisme tu aurais déjà résolue cette question tout seul et nous n’aurions probablement pas cette conversation non plus.

      Donc si tu veux te soigner (humour), il y a L’idéologie allemande :
      https://www.marxists.org/francais/marx/works/1845/00/kmfe18450000c.htm
      (et d’ailleurs je vais en faire de même)

      …sinon tu peux aussi continuer à croire que, ou à penser que selon toi.

      Et crois moi, il n’y a pas de mépris dans ce que je te dis, je sais à quel point c’est difficile de se secouer et d’aller creuser. A quel point cela peut être décourageant et douloureux d’ouvrir un bouquin et de ne rien comprendre à ce qu’on lit. Mais tous ceux qui sont déjà passés par là (y compris toi peut être) savent bien que si on dépasse jamais ça ne serait-ce qu’un peu on reste sur le seuil de la porte qui ouvre le chemin de la compréhension communiste de l’histoire. Et ce n’est pas en étant complaisants avec nos lacunes qu’on va s’aider à avancer les uns les autres.

      Bien à toi.

  12. Merci Steven pour cette réponse constructive.
    Je prend note de cette nouvelle définition de bourgeois-bohème. Et si l’auteur de l’article a la même, je comprend mieux. Mais si pour moi lorsqu’on emploi cette expression c’est bien pour lier les deux mots et non les séparer, sinon quel est l’intérêt ? Je te rejoint sur Bohème (beaucoup moins sur bourgeois) même si je trouve que tes exemples (punks à chien et les étudiants) ne sont pas vraiment représentatifs des teuffeurs, mais ça c’est un détail.

    Je n’ai en aucun cas défendu les teuffeurs (ce n’était en tout cas pas mon intention), je ne crois pas avoir dis que c’étaient des braves types, même si c’est vrai que je ne les assimiles pas au lumpen prolétariat.
    Il y a dans les teufs des dealers “pro” qui eux viennent uniquement pour la tune. Mais ce ne sont pas des teuffeurs, et là bien des “racailles lumpen”. Il y a des teuffeurs qui revendent pour pouvoir consommer de grosses quantités (étant “accro”) et pouvoir vivre comme des bohémiens, mais je ne crois pas qu’ils soit majoritaires (sinon à qui vendrait il ?).. Et il y a la majorité: des prolos qui viennent décompresser en prenant, pour l’occasion, de la drogue (ou pas d’ailleurs) en dansant sur de la musique électronique. Je ne suis pas sur que la plupart d’entre eux soit dans l'”autogestion, écologie, non-discrimination” mais là je peux me tromper (comme l’auteur de l’article d’ailleurs).
    Quant ta ton idée individuelle selon laquelle chez les “organisateurs et tout ceux qui sont un peu militant dans ce milieu .. .on nage en plein dans l’écosystème mental gauchiste, libertaire et bien-pensant”, c’est possible que ce soit vrai ; même si je trouve que cela est plus significatif chez les organisateurs de festivales subventionnés (festival bio, musique du monde…).
    Je n’ai donc pas voulu défendre les teuffeurs mais seulement essayer de soulever les inexactitudes qui, de mon point de vue, émaillait l’article.

    Pour ce qui est de ma question un peu con : “si, le fait de se réunir en dépit des dictâtes de l’état (comme pour cette teuf) n’est pas, par essence une démarche radicale ?” Pourrais tu m’expliquer (sans me renvoyer à la lecture d’un livre, merci) comment faire la guerre de classe sans se réunir en dépit des dictâtes de l’état ?
    Notre vie actuelle est déterminée par la volonté étatique de nous isoler (dictature coronarien: couvre feu,…), elle même déterminée par la volonté de la classe capitaliste de subsister, elle même déterminée par la nécessité de résister à la baisse tendanciel du taux de profit.
    Dans ce cadre, comment, lorsque le capital sera dans l’impossibilité de se reproduire, le prolétariat pourra-t-il faire communion dans la lutte s’il ne se réuni pas en dépit des dictâtes de l’état?

    Je te remercie d’avance pour ta réponse.

    PS: si la réponse te demande trop de temps, je me contenterais de continuer mes lectures, bien à toi.

    • Le bobo n’est pas une catégorie sociologique, GDC parle de lutte de classe.
      Il y a donc la gauche de la marchandise qui correspond à la marche en avant, le laboratoire de recherche du capital,
      et la droite réactionnaire de la marchandise qui aimerait revenir en arrière à un temps ou la marchandise n’avait pas encore tout dévoré.
      Les deux sont à mettre à la poubelle mais c’est bien le gauchisme de la marchandise, les écolos-bobos, le NPA, les libertaires, les trotskystes etc… qui sont le plus en avant dans l’indistinction marchande.
      Si on comprend tout le développement historique du capital qui déshumanise progressivement les rapports humains, on répond à tes questions sur la rave party.

      Et pour répondre à ta dernière question, GDC dénonce le gauchisme de la marchandise qui voudrait l’union des luttes, tous ensemble dans l’indistinction revendicative…
      C’est une impasse, c’est une mystification.
      Il n’y a qu’une seule lutte radicale et c’est celle de l’abolition définitive du capital, à bas l’État, à bas l’argent et à bas le salariat : http://guerredeclasse.fr/a-propos/
      Donc la question n’est pas de se dire qu’il faut se regrouper avec tout le monde sinon on y arrivera pas. L’histoire nous apprend que c’est toujours la gauche du capital qui fusille le prolétariat…
      Il faut être intransigeant, dénoncer tous les imposteurs dès maintenant parce que la lutte a déjà commencé.
      Avec l’évolution de la crise du capital, ce message intransigeant va devenir de plus en plus évident pour tous les hommes et femmes qui veulent vivre réellement… et les teufeurs d’hier abandonneront leurs mystifications.
      En mai 68, 10 millions de prolétaires font grève… mais le temps n’est pas encore advenu, les syndicats arrivent à casser la grève sauvage et à remettre les prolos au boulot.

      Je vous renvoi quand même à des textes parce qu’ils sont riches :
      Sur mai 68 : http://guerredeclasse.fr/2018/11/20/il-y-a-50-ans/
      et encore une fois sur le développement historique de la réification (chosification) humaine : http://guerredeclasse.fr/2020/09/30/la-reification-totale-du-sexe-humain-comme-stade-supreme-de-limperialisme-de-la-marchandise/

    • C’est pas une définition, j’essayai maladroitement de faire un lien entre les mots, leur sens et ce dont on parle. Bien sûr que les deux sont liés, ils sont liés par le gauchisme de la marchandise et l’extrême gauchisme de la marchandise. Le boboïsme c’est pas une couche sociale en particulier, c’est un écosystème mental religieux qui correspond à la soumission aux dogme du progressisme du capital d’après mai-68. Si tu regarde bien tu verra que aujourd’hui y en a plein des types qui ont pas une thune mais qui ont une mentalité de petit bourge arrogant qui chie allègrement sur les “beaufs”, les “râleurs” de la base et les “pecnots” sous prétexte d’antiracisme ou d’écologisme. Les bobos c’est tous les types qui sont complètement hallucinés dans le narcissisme de leur représentation spectaculaire, adhèrent aux dogmes idéologiques du capital pour se valoriser sur le marché des relations humaines.

      Un phénomène social n’est pas représentatif des mecs qui sont dedans, il est représentatif du temps historique qui l’a produit. On est aujourd’hui dans la réalisation la plus accomplie de la domination du capital, glorieuse époque de la pornographie de masse, des émissions de tv réalités débiles et entre autre choses de l’abrutissement festif obligatoire… Franchement, qu’est ce qu’il y a de plus anti-humain et de plus anti-jouissif que d’aller s’abrutir le cerveau à coup de MDMA, de speed ou de cocaïne la tête enfoncé dans un caisson de basses ? J’en ai fait pendant des années des teufs et la drogue est omniprésente faut pas se mentir. La plus part du temps t’as même pas le temps de commencer l’apéro avec tes potes qu’il y a déjà des types qui te demandent si tu veux acheter ou si tu as quelque chose à vendre. Y a même des stands qui pour t’expliquer comment te droguer correctement… Et donc pour boucler la boucle, si le phénomène social est le reflet du temps qui l’a produit et que le temps en question est le résultat objectif du degré de développement historique nécessaire d’un rapport social qui s’appelle “la marchandise”, les mecs qui sont là dedans et qui cherchent à reproduire et pérenniser ce phénomène ils ont la mentalité adéquate pour le faire sinon cela n’arriverait pas.

      Non ta question elle est pas con du tout, la connerie c’est de ne pas s’en poser. Vaut mieux se poser des questions et manquer sa cible que de ne pas s’en poser par peur de se tromper. Le con c’est celui qui allume sa télé et qui écoute ce que BFMTV lui explique qu’il doit penser. C’est pas grave de se tromper, il faut se tromper pour avancer.

      Donc oui il faut se réunir, mais si c’est se réunir pour aller partouzer ou se droguer, y a rien de radical là dedans, si ce n’est de l’anti-humain radical. Faut pas que le fait de se réunir devienne un fétiche sous prétexte que l’État nous l’interdit. La question qu’il faut se poser c’est de savoir si le réunir en question est en capacité de produire une contestation radicale du rapport social qui nous écrase ou est ce qu’il permet à la marchandise de continuer à nous mettre en esclavage ? Et là en ce qui concerne la free party il me semble que la réponse est suffisamment claire pour que le débat soit clôt.

      Merci à toi pour cette discussion.

  13. hé ben! Si les mots non pas le même sens quand c’est quelqu’un de GDC qui les dis, c’est sur c’est pratique. Par contre pour les lecteurs ça devient compliqué…

    Valentin: excuse moi mais si c’est pour répéter ce que Francis Cousin à déjà dit 100 fois, c’est pas la peine, merci je suis au courant. Et pour: “Si on comprend tout le développement historique du capital qui déshumanise progressivement les rapports humains, on répond à tes questions sur la rave party.” Et bien vas y, j’attend que ça depuis le début.
    Au passage, il me semble que d’après le livre: “origine de la famille de la propriété privée et de l’état” de Engels, l’esclavage apparait concomitamment à la propriété privé ; donc je ne suis pas sur que le terme “progressif” soit approprié pour définir l’évolution des rapports humains…

    Merci Steven pour ta réponse. Je continue tout de même à me demander si : un rassemblement qui “permet à la marchandise de continuer à nous mettre en esclavage” ne contient pas, en lui, la capacité à se radicaliser, à partir du moment où les conditions objectives rendrons impossible la reproduction des rapports sociaux aliénés, contrairement à l’isolement …

    • Je vous ai renvoyer à des textes qui détaillent le développement historique, je répète des banalités parce que vous n’avez pas l’air de comprendre ce qu’elles signifient vraiment dans l’incarnation pratique, idéologique, morale, artistique et donc contre-révolutionnaire… Si ça vous intéresse, aller regarder l’histoire des rave party, l’histoire de la drogue, de la musique, de l’hygiène etc…
      “La façon dont les individus manifestent leur vie reflète très exactement ce qu’ils sont. Ce qu’ils sont coïncide donc avec leur production, aussi bien avec ce qu’ils produisent qu’avec la façon dont ils le produisent.”
      L’idéologie allemande

      Votre dernière question est intéressante, qu’est-ce que l’isolement ? On peut être à plusieurs mais être en réalité isolé. Et on peut être seul par choix et être en lien avec toute l’histoire du monde. Il y a des gens qui sont très entourés, qui ont beaucoup de relations sociales… mais pourtant au fond, ils sont très seuls… Le fétichisme de la marchandise est un voile posé sur les relations entre les hommes. On peut avoir plein de relation, si elles sont voilées, si elles ne sont qu’apparence, ça sera pas révolutionnaire, on reproduira l’aliénation, la dépossession humaine !
      Le caractère révolutionnaire est dans la qualité de la relation, pas dans la quantité. Celui qui est seul en récusant les relations narcissiques ouvre la porte aux relations humaines potentielles, parce qu’il saura les désigner, faire œuvre de distinction. Chaque humain à une capacité à se radicaliser, à s’émerveiller à la vie mais pour les rave party, il faut en faire une critique radicale… parce qu’elle incarne la non-vie la plus abouti.
      D’ailleurs, il faut répondre à la question : qu’est-ce que la vie réellement humaine ? Parce que c’est la question qui vous pose problème, puisque vous n’êtes pas d’accord sur le caractère mortifère des rave party.
      Je vous renvoi au troisième manuscrits de 44, à l’idéologie allemande et au fétichisme de la marchandise chez Marx, mais faut aller creuser !
      Je n’ai rien à ajouter et je vous souhaite bon courage !

    • Nicolas,

      Si le concept à la racine ne change pas, la signification d’un mot est dynamique et vivante… ce qui tranche c’est de savoir si la signification qu’on donne au mot recueille quelque chose d’incarné qui a du sens ou si c’est une onirie subjective qui tourne en boucle sur elle même. Donc quitte à se planter faut oser essayer d’aller au delà de la signification normale des catégories fétichistes du capital.

      Mais franchement je vois pas ce que ça pourrait vouloir dire d’autre, le mec qui a écrit l’article il doit bien se douter que dans ses conditions matérielles d’existence le mec moyen qui va en rave party et/ou qui en organise c’est pas exactement le petit bobo des centres urbains, qui lui va sniffer sa coke dans les chiottes des clubs où il écoute aussi des musiques abrutissantes. Mais du point de vue de notre émancipation c’est la même merde peinte d’une couleur différente.

      L’abrutissement festif quelque soit son apparence fétichiste est une merde anti-humaine contre révolutionnaire, c’est ça le vrai sujet de l’article. Donc même si tu avais raison, que j’ai complètement déliré sur tout ce que j’ai écris et qu’il y avait bien une petite erreur sur l’utilisation du mot “bobo”, on s’en fou parce que c’est du périphérique qui ne change rien au fond de l’affaire c’est ça le plus important. Donc finalement tout ce qu’on a dit toi et moi (même si c’est agréable de pouvoir discuter et que la confrontation permet d’avancer) n’a quasiment aucun intérêt.

      Un rassemblement festif de la merde anti-depressive du capital ne peux pas devenir révolutionnaire, pas plus qu’un syndicat. Imagine de parler de l’abolition du salariat à un mec sous MD ou sous acide… le sketch ! Quand les conditions objectives de la révolution seront advenues ont mettra à la poubelle toute ces merdes, et les gens qui y participaient les premiers. Mais là ta question elle est le signe que tu as une faille méthodologique et pour la combler faut que tu creuses. C’est beaucoup trop compliqué et j’aurais pas prétention à être capable de te l’expliquer correctement, encore moins en quelques lignes.

      Voilà pour t’aider :
      https://www.youtube.com/watch?v=9WufQQ4Pp5Q
      https://www.youtube.com/watch?v=wTTD1707sF4

      Et surtout lis les textes qui correspondent aux vidéos. Bon courage (parce qu’il en faut) et bonne lecture !

  14. Valentin, je te remercie pour cette réponse, mais je crois qu’on a vraiment du mal à se comprendre. Je n’ai jamais dit que je ne trouvais pas les teufs mortifère, seulement que je n’était pas en accord avec le traitement de l’article. Mais bon peu importe.

    Pour ce qui est de ma question “intéressante” elle ne se réduisait pas pour moi à: “qu’est-ce que l’isolement ?” mais plutôt à savoir si un rassemblement qui “permet à la marchandise de continuer à nous mettre en esclavage” ne contient pas, en lui, la capacité à se radicaliser?
    Et le mieux, je crois, pour l’illustrer, est cet extrait du texte de R. Luxemburg de 1906 sur la révolution russe (que j’ai lu grâce à toi et je t’en remercie):
    “A Odessa, le mouvement débute par une revendication salariale, à laquelle participe l’association ouvrière « légale », fondée par les agents du gouvernement d’après le programme du célèbre policier Zoubatov. C’est là encore une des plus belles ruses de la dialectique historique. Les luttes économiques de la période précédente – entre autres la grande grève générale de Saint-Pétersbourg (en 1896) – avaient amené la social-démocratie russe à exagérer ce qu’on appelle « l’économisme », préparant par là dans la classe ouvrière le terrain aux menées démagogiques de Zoubatov. Mais un peu plus tard le grand courant révolutionnaire fit virer de bord l’esquif aux cent pavillons et le força à voguer à la tête de la flottille prolétarienne révolutionnaire. Ce sont les associations de Zoubatov qui donnèrent au printemps de 1904 le mot d’ordre de la grande grève générale d’Odessa, comme en janvier 1905 de la grève générale de Saint-Pétersbourg. Les travailleurs d’Odessa, que l’on avait jusqu’alors bercés dans l’illusion de la bienveillance du gouvernement à leur égard et de sa sympathie en faveur d’une lutte purement économique voulurent tout à coup en faire l’épreuve : ils contraignirent l’ « Association ouvrière » de Zoubatov à proclamer la grève avec des objectifs revendicatifs modestes. Le patronat les jeta tout simplement à la rue, et lorsqu’ils réclamèrent au chef de l’Association l’appui gouvernemental promis, ce personnage s’esquiva, ce qui mit le comble à la fermentation révolutionnaire. Aussitôt les social-démocrates prirent la tête du mouvement de grève, qui gagna d’autres fabriques. Le 1° juillet, grève de 2 500 ouvriers des chemins de fer; le 4 juillet, les ouvriers du port se mettent en grève, réclamant une augmentation de salaires allant de 80 kopeks à deux roubles et une réduction d’une demi-heure de la journée de travail. Le 6 juillet les marins se joignent au mouvement. Le 13 juillet, débrayage du personnel des tramways. Un rassemblement de tous les grévistes – 7 à 8 000 personnes – a lieu; le cortège se forme, allant de fabrique en fabrique, grossit comme une avalanche jusqu’à compter une masse de 40 à 50000 personnes, et se rend au port pour organiser un débrayage général. Bientôt, dans toute la ville, règne la grève générale. A Kiev, débrayage le 21juillet dans les ateliers de chemin de fer. Là encore, ce qui déclenche la grève, ce sont les conditions misérables de travail et les revendications salariales. Le lendemain les fonderies suivent l’exemple. Le 23 juillet se produit un incident qui donne le signal de la grève générale. Dans la nuit, deux délégués des cheminots sont arrêtés; les grévistes réclament leur mise en liberté immédiate; devant le refus qui leur est opposé, ils décident d’empêcher les trains de sortir de la ville. A la gare, tous les grévistes avec leurs femmes et leurs enfants se postent sur les rails, véritable marée de têtes humaines. On menace d’ouvrir le feu sur eux. Les ouvriers découvrent leurs poitrines en criant : « Tirez ! » On tire sur la foule, on compte trente à quarante morts parmi lesquels des enfants et des femmes. A cette nouvelle, tout Kiev se met en grève. Les cadavres des victimes sont portés à bout de bras et accompagnés par un cortège imposant.”

    Merci, et bonne continuation à toi.

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