Dialectique Révolutionnaire de l’Histoire et Déterminisme du Temps nécessaire ou comment la biologie du Capital est d’abord l’auto-devenir de sa nécrologie obligée


02:26 – Du surgissement du Capital au Marché Mondial…
18:19 – À partir d’Héraclite…
38:56 – Un plan en 6 parties…
44:26 – Le Travail Abstrait, la Valeur et l’Exploitation Salariale…
56:47 – Le Marché Mondial du Fétichisme de la Marchandise…
01:09:29 – L’État, le Commerce International et le Marché Mondial…
01:30:06 – La question de la Monnaie…
01:39:20 – De l’Étalon Or à la Dématérialisation de la Monnaie…
02:07:51 – Le Travail Salarié, l’État et le Fétichisme de la Marchandise…
02:23:17 – Le Capital par Actions et la Domination Réelle…
02:46:58 – L’État et la Monnaie…
02:58:54 – L’importance de la lecture pour comprendre la crise actuelle…
03:02:06 – La Monnaie, les crises de restructurations et la crise terminale…
03:15:52 – Du surgissement de la valeur à son auto-négation…


Ce n’est pas moi mais le Logos qu’il faut savoir en-tendre pour com-prendre que le Tout est bien le Un.

Héraclite, Fragments

L’histoire mondiale est le tribunal du monde (Die Weltgeschichte ist das Weltgericht)

Hegel, Principes de la philosophie du droit

Au moyen âge, il y avait en Allemagne un tribunal secret, la ” Sainte-Vehme “, qui vengeait tous les méfaits commis par les classes dominantes. Quand on voyait une croix rouge sur une maison, on savait que son propriétaire aurait affaire à la Sainte-Vehme. Aujourd’hui, la croix rouge mystérieuse marque toutes les maisons d’Europe. Le juge, c´est l´histoire – l´exécuteur du verdict, c´est le prolétariat.

Marx, Les révolutions de 1848 et le prolétariat

Toute cette merde doit se diviser en 6 livres :

1. Le Capital

2. La Propriété foncière

3. Le Travail salarié

4. L’État

5. Le Commerce international

6. Le Marché mondial

1. Le Capital se subdivise en 4 sections :

a) Le Capital en général…

b) La Concurrence ou action réciproque des multiples capitaux…

c) Le Crédit…

d) Le Capital par actions, comme forme la plus achevée avec simultanément toutes ses contradictions (conduisant au communisme)…

…l’établissement généralisé du travail salarié comme fondement de toute cette merde.

Marx à Engels, le 2 avril 1858

La suppression de l’appropriation privée… pré-suppose, enfin un processus universel d’appropriation qui se fonde nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle requiert une union obligatoirement universelle à son tour – de par le caractère du prolétariat lui-même – et donc une révolution qui… se doit de développer le caractère précisément universel du prolétariat.

Marx-Engels, L’idéologie allemande

Dans le marché mondial, la connexion de l’individu singulier avec tous, mais en même temps aussi l’indépendance de cette connexion par rapport aux individus singuliers eux-mêmes, a atteint un tel degré de développement que sa formation inclut déjà en conséquence, simultanément, les conditions d’élaboration rendant possible d’en sortir.

Marx, Grundrisse

Le mode de production capitaliste lui-même n’est pas immuable et éternel si on le considère dans la gigantesque perspective du devenir historique; il est aussi une simple phase transitoire, un moment dans la colossale échelle de l’évolution humaine, comme toutes les formes de société qui l’ont précédé. Examinée de plus près, l’évolution du capitalisme le mène à son propre déclin, elle le mène au-delà du capitalisme. Nous avons jusqu’ici recherché ce qui rend possible le capitalisme, il est temps maintenant de voir ce qui le rend impossible. Il suffit pour cela de suivre les lois internes de la domination du capital dans leurs effets à venir.

Rosa Luxemburg, Introduction à l’économie politique

Comments (22)
  1. Mais la mise en friche c’est pour?

    a) travestir la cause de l’effondrement

    b) accélérer l’effondrement qui arrivera de toute façon

    c) que les grosses boîtes reconstruisent ce que les petites boîtes auront perdu

    MERCI

    • Bonjour Orlando,
      La mise en friche généralisée (étant donné que le Capital n’a pas simplement une existence matérielle mais est avant tout une valeur matérialisée) est une forme de destruction de la surproduction de capital: une guerre mondiale impossible qui se rend possible autrement…
      Le Capital essaie ainsi désespérément de compenser la baisse du taux de profit mais se heurte à la lourdeur historique de sa composition organique (il est rongé par le travail mort, les machines qui ne produisent aucune valeur…), et donc, à un redémarrage impossible irrémédiablement soumis à l’énormité d’un crédit dévastateur de moins en moins relié au travail vivant réel qui seul est pourtant en capacité de continuer l’histoire de la capitalisation, puisque seul source de valeur.

      Il ne fait finalement qu’éloigner un peu l’effondrement mais ce dernier n’en sera que plus violent…

      • OK merci mais de facto ça revient à mon point c) puisque dans les faits les gros ont plus de trésorerie pour tenir que les petits donc concentration de richesse.

        • Non, ça ne revient pas à votre point C puisque celui-ci n’est que la conséquence (qui n’a donc aucune autonomie) de la mise en friche…

          • On augmente les bénéfices des entreprises survivantes sans augmenter leur taux de profit, les confinements n’ont pas détruit leur robotisation.

      • Bonjour Diane.
        J’entends que la mise en friche généralisée répond à un impératif d’écoulement de la surproduction mondiale, tentant vainement de reproduire les effets des deux charniers impérialistes, pour autant je n’entends pas de quelles marchandises s’agît il.

        Ce seraient donc des marchandises “structurelles” du mode de production capitaliste qui feraient l’objet d’une surproduction inecoulable ? Et si oui lesquelles ?

        Merci.

        • Bonjour Thomas,
          Il ne s’agit pas d’une marchandise en situation de surproduction particulière, ni d’un marché spécifique en situation de saturation particulière, ni même de plusieurs marchandises ou de plusieurs marchés qu’il faudrait sonder à la loupe. Derrières l’apparence, la surproduction globale de marchandises, il y a l’essence: c’est sous la surproduction de capital que croule le marché mondial du fétichisme de la marchandise. La baisse du taux de profit a fini par engendrer une masse délirante de capital accumulée qui n’est plus en mesure d’agir en tant que capital, de continuer à exploiter productivement la force de travail, puisque cette dernière a été remise en cause dans sa capacité même à valoriser le capital: c’est avec la loi de la valeur elle-même que le Capital entre ainsi en contradiction, et il nie par là sa propre base historique.

          • Bonjour Diane,

            Ainsi donc, si je vous suis bien, c’est le travail salarié qui s’impossibilise du fait de la prépondérance du travail mort sur le travail vivant, laquelle annhile la valorisation “positive” de ce dernier, rendant toute tentative de valorisation de capitaux vaine, puisque “négative”.

            Si c’est bien cela que vous m’expliquez , est-ce donc la surproduction de machines qui forme la surproduction généralisée du capital mondial ? Donc le crédit ? Jusqu’aux taux d’intérêts négatifs ?

            Je vous remercie.

          • En effet, c’est la surproduction de Capital, cela concerne la saturation des marchés et en même temps la saturation de l’augmentation possible de toute l’infrastructure capitaliste permettant une extorsion de plus-value sur une échelle plus étendue.
            Il faut comprendre que la plus-value extorquée aux prolétaires, ne rentre pas dans la consommation des prolétaires (par essence), elle n’entre pas non plus dans la consommation de la classe capitaliste uniquement, c’est de la valeur qui doit retourner dans le procès de production global de l’usine globale et augmenter l’échelle de la production.
            Sauf que cette dynamique est devenue impossible sans le crédit fictif en avance sur des cycles de valorisation futur et aujourd’hui, nous sommes toujours dans les taux d’intérêt négatif qui viennent dire que la valorisation fictif est entrain de s’invalider, et la crise du coronavirus n’a rien changé à ça…

          • Bonjour Valentin,

            Donc si je comprends bien, la plus value extorquée au cours du procès de production au prolétaire, ou surtravail de l’ouvrier, n’est in fine pas propriété du capitaliste particulier qui réalise A’, mais seulement possession d’une quote part qui doit retourner dans le procès de production capitaliste en tant que capital et non “argent accumulé” dont le Capital mondial est le véritable propriétaire ?

            Et, aujourd’hui, dans le cadre de la crise terminale du capital, cette quote-part n’est plus valorisable du fait de l’antinomie travail mort-travail vivant, rendant impossible le souffle de vie du capital (la dualité de la valeur), singé par une valeur courante non plus réelle mais fictive en anticipation de plus-value future n’appartenant qu’à un monde qui n’existe pas, mais qui pour autant s’effective tout de même par une relance éphémère du Capital mondial ?

            Merci pour ces précisions.
            Et je vous réponds sur Clastres quand j’aurais fini de creuser le texte de Marx sur les formes antérieures à la production capitaliste auquel vous m’avez renvoyé.

          • Le coeur, c’est le fétichisme de la marchandise, comme préciser dans l’émission.
            Saisir le rapport qui produit cette échappée aliénatoire d’accumulation obligée et permanente…
            Ce n’est pas une question de propriété, le capitaliste est lui-même étranger à lui-même et devient lui aussi l’automate de l’usine globale fétichiste !

        • Bonjour,
          Le capitaliste individuel est d’autant moins propriétaire de l’argent revenu grossi de la plus-value au bout du cycle (A’) (si tant est qu’il revienne effectivement) que ce dernier est déjà prisonnier de toute l’histoire des élargissements fictifs du marché, et donc des cycles de valorisation anticipés, que constitue le passage à la domination réelle du Capital; et que le premier n’est plus qu’un gestionnaire délégué par le Capital social total, qui, en tant que possesseur impersonnel et autonome, entre bien en possession de cet “argent”, tant que les mécanismes fictifs dont parle Valentin continuent de crédibiliser le futur d’une valorisation encore “vraisemblable”; mais qui s’en trouve privé malgré toutes les avalanches monétaires délirantes de toutes les banques centrales dès que la centralité fétichiste qui faisait tenir “toute cette merde” (le travail humain exploité) se trouve, elle, complètement et définitivement perdue de vue. C’est avec elle le socle même de la valorisation qui se trouve perdu, et les taux d’intérêt négatifs dont parle Valentin sont la signature de cette auto-invalidation du cœur du Capital. L’exploitation qui s’auto-invalide invalide avec elle son langage fétichiste qui est la monnaie. Ce sera le sujet de la seconde émission…

          • Je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre, qui plus est clairement !
            Je continue de creuser et peut-être à bientôt dans un nouvel espace de discussion.

            (Si vous pouviez, dans la deuxième émission, préciser quelque peu les rapports Chine-USA je vous en serais très reconnaissant.)

    • La mise en friche permet de retarder la chute finale.

      Le capitalisme mondialiste remplace le capitalisme nationaliste partout : fermeture des petites structures localistes au profit des grandes structures mondialistes.
      Cela permet ainsi d’en finir avec le capitalisme nationaliste antérieur.

      Toutefois cela ne résout rien : le capital GLOBAL est toujours en chute libre.
      Les usa approchent du défaut de paiement fédéral, Facebook a perdu des milliards en une journée de bug informatique…
      Le tout masqué par la grippette19 du capital.

  2. La difficulté avec Francis, ce n’est pas d’avoir le niveau de culture pour suivre, c’est d’avoir l’ouverture de conscience pour intégrer ce qui est transmis.

    • En effet n’importe qui ayant un niveau de CONSCIENCE radicale élevé peut saisir le message.
      A l’inverse les abrutis de la dissidence ayant le bagage historique culturel MAIS étant soumis à l’économie politique et à la religion ne comprennent rien au message.
      Par exemple les abrutis pro Erdogan se prétendant chrétiens, alors que le boucher vient juste de tuer des milliers de chrétiens arméniens au Haut Karabagh.
      Sous prétexte d’anti sionisme de Erdogan.
      Alors que les djihadistes de Erdogan était couverts par des drones israéliens.

      Voilà pourquoi nous ne sommes pas des dissidents abrutis.

    • Et la clé qui ouvre la porte de la conscience qui permet l’intégration c’est l’Amour. Tant qu’on ne comprend pas que la finalité de la compréhension communiste de l’histoire c’est la révolution amoureuse du vivant et que l’Amour est la force de vie qui nous anime, on tombe dans la masturbation intellectuelle et dans le réformisme.

      Simone Weil nous dit que « si l’on descend en soi-même, on trouve qu’on possède exactement ce qu’on désire », descendre en soi-même c’est incarner cet être merveilleux que l’on désire être pour l’amour d’un autre être merveilleux pour qui on a le coup de foudre, cet être merveilleux qui nous montre que la vie est un cadeau magnifique.

      Voilà pourquoi tous les groupes dissidents et autres cercles réformistes de la misère humaine font de l’économie politique critique au lieu de faire la critique de l’économie politique, parce-qu’ils oublient de mettre l’Amour au cœur du sujet. Et nous autres communistes à la suite de Jésus-Christ nous devons leur dire : “nous comprenons que vos intentions ne sont pas mauvaises, mais ça ne suffit pas, il faut choisir votre maître, c’est l’Amour ou c’est la marchandise, car au bout du bout l’un doit crever pour que l’autre puisse vivre.”

      L’Amour était, il est et il sera… plus fort que tout depuis que la vie existe et à jamais.

      Que vive la révolution humaine universelle contre “toute cette merde” !

  3. Je vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre, qui plus est clairement !
    Je continue de creuser et peut-être à bientôt dans un nouvel espace de discussion.

    (Si vous pouviez, dans la deuxième émission, préciser quelque peu les rapports Chine-USA je vous en serais très reconnaissant.)

  4. C’est une excellente idée d’avoir rajouté le lien de téléchargement mp3, passant avant par des convertisseurs en ligne YT vers mp3 que j’écoutais et réécoutais au volant ou au bureau ou dans les transports par exemple.

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