Guerre de Classe présente :

GAZETTE RADICALE DE LA CRISE TERMINALE DU CAPITAL
– Octobre 2026 –

L’immonde Garde mobile de la Contre-Révolution ; c’est bien sûr et toujours l’ignare Lumpenprolétariat abruti du trafic organisé…

LA RACAILLERIE GAUCHISTE DE LA DÉCHETTERIE MARCHANDE EST LA RELIGION TERMINALE ILLETTRÉE DE LA DÉCADENCE CAPITALISTE ACHEVÉE…

… DU HAUT JUSQU’EN BAS, LES MILICES PROLÉTARIENNES DE LA RÉVOLUTION COMMUNISTE BALAIERONT TOUTE CETTE MERDE ALIÉNATOIRE… 

Intervenants : Francis Cousin et Michel


 

Nous ne pouvons gouverner qu’en faisant peur.

Georges Danton, septembre 1792

 

Cependant la communauté ne peut se préserver qu’en endiguant cet esprit de la singularité, et parce qu’il est un moment essentiel, elle l’engendre aussi bien et précisément en prenant une attitude d’empêchement envers lui comme un principe adverse. Néanmoins ce principe ne pourrait rien, puisqu’en se séparant du but universel il est seulement le mal et le néant, si la communauté ne reconnaissait pas elle-même comme force du tout celle de la jeunesse, c’est-à-dire la virilité, qui encore sans maturité demeure au sein de la singularité. 

Friedrich Hegel, Phénoménologie de l’Esprit

 

… la déchéance d’une grande masse… telle qu’elle occasionne la mise au monde de la populace (bringt die Erzeugung des Pöbels hervor)… 

Friedrich Hegel, Principes de la philosophie du droit

 

L’individu est fils de son peuple, de son monde ; il peut se redresser tant qu’il veut, il n’ira pas au-delà, car il appartient au seul esprit universel qui constitue sa substance et son essence ; comment ferait-il pour en sortir ? C’est cet esprit universel que la philosophie par la pensée appréhende ; elle est le penser de lui-même et par suite son contenu déterminé, substantiel.

Friedrich Hegel, Introduction aux leçons sur l’histoire de la philosophie

 

Le mouvement révolutionnaire qui commença en 1789 au cercle social, qui, au milieu de sa carrière, eut pour représentants principaux Leclerc et Roux et finit par succomber provisoirement avec la conspiration de Babeuf, avait fait germer l’idée communiste que l’ami de Babeuf, Buonarroti réintroduisit en France après la révolution de 1830. Cette idée, développée avec conséquence, c’est l’idée du nouvel état du monde…

… l’illusion des hommes de la Terreur.

Karl Marx, La Sainte Famille

 

Même là où ils s’opposaient à la bourgeoisie, comme par exemple de 1793 à 1794 en France, les [sédiments populaires…] urbains ne luttaient que pour faire triompher les intérêts de la bourgeoisie, quand bien même ce n’était pas à sa manière. Toute la Terreur en France ne fut rien d’autre qu’une méthode plébéienne d’en finir avec les ennemis de la bourgeoisie, l’absolutisme, le féodalisme et l’esprit petit-bourgeois…

Karl Marx, La bourgeoisie et la contre-révolution

 

Le Lumpenprolétariat, cette lie d’individus dévoyés de toutes les classes, qui établit son quartier général dans les grandes villes est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est absolument vénale et importune. Quand les ouvriers français écrivaient sur les maisons, à chaque révolution, l’inscription : “Mort aux voleurs !” et qu’ils en fusillaient même plus d’un, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien parce qu’ils savaient très justement qu’il fallait avant tout se débarrasser de cette bande. Tout chef ouvrier qui emploie ces vagabonds comme gardes du corps, ou qui s’appuie sur eux, prouve déjà par là qu’il n’est qu’un traître au mouvement.

Friedrich Engels, La Guerre des paysans en Allemagne

 

… Ils appartenaient pour la plupart au lumpenprolétariat qui, dans toutes les grandes villes, constitue une masse distincte du prolétariat industriel, pépinière de voleurs et de criminels de toute espèce, vivant des déchets de la société, individus sans métier avoué, rôdeurs, gens sans aveu et sans feu…

… l’aristocratie financière n’est rien d’autre que la résurrection du lumpenprolétariat dans les sommets de la société bourgeoise…

Karl Marx, Les Luttes de classes en France

 

Des roués désargentés aux moyens d’existence douteux, et à l’origine tout aussi douteuse, des rejetons dépravés et aventureux de la bourgeoisie, des vagabonds, des soldats limogés, des détenus libérés, des forçats évadés des galères, des escrocs, des saltimbanques, des lazzaroni, des pickpockets, des escamoteurs, des joueurs, des maquereaux, des tenanciers de bordels, des portefaix, des littérateurs, des tourneurs d’orgue, des chiffonniers, des rémouleurs, des rétameurs, des mendiants, bref, toute la masse indéterminée, dissolue, ballotée et flottante, que les Français appellent la « bohème »…

Karl Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte

 

… Quel est le rôle propre joué par l’anarchisme dans la révolution russe ? Il est devenu l’enseigne de voleurs et de pillards vulgaires ; c’est sous la raison sociale de « l’anarcho-communisme » qu’ont été commis une grande partie de ces innombrables vols et brigandages chez des particuliers qui, dans chaque période de dépression, de reflux momentané de la révolution, font rage. L’anarchisme dans la révolution russe n’est pas la théorie du prolétariat militant mais l’enseigne idéologique du Lumpenprolétariat contre-révolutionnaire grondant comme une bande de requins dans le sillage du navire de guerre de la révolution. Et c’est ainsi sans doute que finit la carrière historique de l’anarchisme. 

Rosa Luxemburg, Grève de masse, parti et syndicats

 

En dehors de la classe ouvrière, et dans ce qu’on appelle le « lumpenprolétariat » : les délinquants, les prostituées, la pègre…

Amadeo Bordiga, Battaglia Comunista, n°40/1949

 

Voulez-vous déposer de nouveaux brevets ? Voulez-vous combler les lacunes de Marx ? Pour vous régler votre compte, il nous suffit d’une expression peu courtoise : Au chômage, brasseurs de vent !

Amadeo Bordiga, Il Programma Comunista, n° 6/19 mars – 02 avril 1954

 

À l’acceptation béate de ce qui existe peut aussi se joindre comme une même chose la révolte purement spectaculaire : ceci traduit ce simple fait que l’insatisfaction elle-même est devenue une marchandise dès que l’abondance économique s’est trouvée capable d’étendre sa production jusqu’au traitement d’une telle matière première…

… Là où s’est installée la consommation abondante, une opposition spectaculaire principale entre la jeunesse et les adultes vient en premier plan des rôles fallacieux : car nulle part il n’existe d’adulte, maître de sa vie, et la jeunesse, le changement de ce qui existe, n’est aucunement la propriété de ces hommes qui sont maintenant jeunes, mais celle du système économique, le dynamisme du capitalisme. Ce sont des choses qui règnent et qui sont jeunes ; qui se chassent et se remplacent elles-mêmes.

Guy Debord, La Société du spectacle

 

Les syndicats redoutaient l’anarchie qui détruisait leur pouvoir, ils s’essoufflaient à rattraper la vague ; c’est avec eux qu’on devait négocier, en leur donnant de larges satisfactions. Alors ils auraient des motifs d’inciter les ouvriers à reprendre le travail, et ils seraient écoutés. Les grèves terminées, le désordre dans les universités aurait beaucoup moins d’importance.

Édouard Balladur, L’Arbre de mai

 

La première intention de la domination spectaculaire était de faire disparaître la connaissance historique en général ; et d’abord presque toutes les informations et tous les commentaires raisonnables sur le plus récent passé. Une si flagrante évidence n’a pas besoin d’être expliquée. Le spectacle organise avec maîtrise l’ignorance de ce qui advient et, tout de suite après, l’oubli de ce qui a pu quand même en être connu. Le plus important est le plus caché. Rien, depuis vingt ans, n’a été recouvert de tant de mensonges commandés que l’histoire de mai 1968. D’utiles leçons ont pourtant été tirées de quelques études démystifiées sur ces journées et leurs origines ; mais c’est le secret de l’État.

Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle

 

L’État a toujours été terroriste et le terrorisme des services secrets de l’État a toujours eu le monopole de la terreur la plus féroce et la plus épouvantable, mais c’est évidemment à l’heure imminente de sa crise historique terminée que l’État spectaculaire de la marchandise doit être le plus violemment terroriste.

L’État a toujours recruté ses troupes de choc dans la faune des truands et des proxénètes et il a toujours usé du lumpenprolétariat abruti pour écharper le prolétariat insoumis. À l’heure où des groupes financiers peuvent s’acheter des pays entiers, il est normal qu’à côté des polices et des armées officielles, la tyrannie démocratique du marché puisse lever dans toutes les banlieues racailleuses de la planète des milices privées, des polices parallèles et des cohortes de toutes sortes chargées d’aider à la défense des sanctuaires du profit.

La délinquance des bandes n’est que la périphérie de la délinquance bancaire centrale et l’État n’attaque jamais et parcimonieusement les pègres du commerce souterrain que pour mieux réguler ce dernier adéquatement aux nécessités racketteuses de la Haute Finance et des concupiscences de la canaille cossue des quartiers huppés. La propriété, c’est le vol, et le vol, quand il traduit non pas la détestation de la marchandise mais l’engouement pour la combine de l’acquérir, c’est encore et toujours la propriété. Le truand est toujours le mercenaire des gangsters étatiques, alors que le révolutionnaire est, lui, éternellement l’ennemi de tous les appropriateurs, petits, grands ou moyens qui perpétuent tous solidairement la paranoïa marchande de l’image de la réussite et du tape-à-l’œil.

L’Être contre l’Avoir

 

Que la dictature de la marchandise totalement réalisée ait décidé de progressivement substituer au prolétariat historique des soulèvements d’Europe et de France une population immigrée sans aucune ancienneté séditieuse est un fait irrécusable clairement assuré sur la prévision inébranlable dressée par Marx en 1867 lorsque, dans le Livre premier du Capital, il met en perspective la production croissante d’une surpopulation relative en tant qu’armée industrielle de réserve produisant le remplacement d’un prolétaire d’ici par trois prolétaires de là-bas… C’est d’ailleurs objectivement ce que disent les chiffres et ce que l’on peut voir partout dans les métros, les trains, les rues et dans tous ces territoires ouvriers d’antan d’où ont disparu la gaieté culinaire chatoyante, les musiques charnelles, la joyeuseté des femmes aux épaules dénudées, les gargotes égayées de bon vin et de saucissons goûteux, les conversations et contestations fleuries, et où partout circulent désormais des silhouettes grises, tristes, malléables et sans succulence à l’inverse complet des insoumissions prolétaires maximalistes du plaisant temps jadis… Quel retentissement pourrait bien avoir la distribution des vieux tracts communistes même les plus basiques dans tous ces territoires perdus de la géographie révolutionnaire du prolétariat ? On y voit là parfaitement toute la signification de la tribune publiée en septembre 2015 dans les colonnes du Monde par Pierre Gattaz, alors président du MEDEF, dont le titre était historiquement limpide : « Les migrants sont un atout pour la France ». Pour le patron des patrons, et bien évidemment au regard de la lutte des classes : « l’accueil décent des migrants est un impératif moral, mais c’est également une occasion économique à saisir »… Tout est dit au regard de PL/C+V…

Voyage au bout de la fin du Capital