Jeffrey Epstein, le spectacle pédo-criminel de la marchandise, les réseaux maffieux de l’État invisible et toute la merde concentrée de la décadence de l’économie politique…

… Quant à la morale des mœurs fétichistes de cette histoire, le parcours de Pierre Bergé, homme d’affaires de la marchandise la plus impeccable et apôtre de la Terre assemblée en une vaste galerie commerciale de l’horreur, elle est sans équivoque. Le totem-marchandise du monothéisme circulatoire doit devenir l’égalité universelle pour chacun et pour tous dans la consécration de la catégorie démocratique du quantitatif jubilant…Toutes les libertés de l’asservissement se valent alors dans la liberté de la survie perpétuellement aggravée. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? Par cette phrase solennellement in-discutable, l’esthète de la gauche du Capital la plus luxueusement maniaque et l’adepte des sexualités les plus adéquates à la domination spectaculaire de la flagrance impuissance toujours perfectionniste de l’anti-nature sordidement carnavalesque, se montre là comme remarquablement typique et il avoue de la sorte que l’humanisme de la marchandise a pris possession de la totalité de l’existence humaine… L’épouvantable Vilaine Lulu de son compagnon de vagabondage en haute couture particulière vient à cet endroit admirablement formuler le sexe occulte du hiéroglyphe si énigmatique du satanisme de la marchandise lequel signale tout à la fois l’accaparement et l’amoncellement des marchandises, des spectacles et des corps dans les ténébreuses et obscurantistes énigmes perverses de la fusion du capital industriel, du capital financier et des glauques monopoles culturels de la bassesse et du vice.

Sade reflète la forme pathologique enfin découverte sous laquelle l’impuissance érotique des hommes de la république du marché économique de la fausse conscience et de la jouissance machinique pouvait être amplement réalisée. On concevra aisément pourquoi il annonce, dans les flots de sang des Lumières marchandes concrétisées par le rituel cérébraliste de la Terreur, le portrait de l’être humain devenu intégralement marchandise et dont la sensualité inversée doit devenir l’acteur central de la société spectaculaire de la docilité, de la résignation, de la discipline et du pervertissement. Sadisme social de la valorisation capitaliste et valorisation sadique de la socialisation du Capital vont de pair dans l’espace des pulsions aliénatoires de la rationalité instrumentale de l’économie politique de la frustration, en cette sexualité réifiée où l’emprise narcissique de l’apparence et de l’angoisse conduit à tout transformer en chair pour le Capital. Quoi donc de plus normal que le point culminant de la tyrannie démocratique de la valeur d’échange ait pu produire ces abominables édifices in-accessibles où le secret généralisé de la marchandise tient salon afin que la dépravation fétichiste de son autorité puisse tout à la fois vendre et acheter les hommes, les femmes et les enfants sur le marché mondial de l’humanité chosifiée et torturée comme simple article de commerce usable et abusable.

La dictature de la marchandisation est la dictature de la mort rentabilisée et elle garantit et fortifie dès lors tous les sentiments arraisonnés par son omni-présence en faisant délibérément s’évanouir l’occasion de se recommander de la vie véridique. L’indistinction chaotique du Capital est à la fois vampire et cannibale et elle re-fabrique même ainsi le vrai afin de lui faire imiter le plus possible le faux. C’est pourquoi, les banquiers, les journalistes, les universitaires, les psychologues, les mathématiciens, les politiques, les experts de l’apologétique du règne de la quantité et tous les habitants des espaces de l’influence et de la surveillance, sont amenés à justifier que l’on doive vivre et mourir au point de jonction de toutes les déterminations qui font loi de nécessité pour toutes les pègres de la rentabilisation.

Ceux qui décidèrent de l’extermination poursuivie des populations irakiennes dans la multiplication orchestrée des diverses guerres du Golfe et ceux qui résident dans les tréfonds de la pédophilie hollywoodienne participent du même monde ; celui du discours marchand où l’industrie du cinéma et celle de la guerre s’emploient comme toutes les industries complices du falsifiant à perpétuer les mystifications terroristes de la domestication spectaculaire.

Avant-propos du

VÉRIDIQUE RAPPORT SUR LES DERNIÈRES
       NÉCESSITÉS DE PRÉSERVATION ET D’EXTENSION DE LA DOMINATION
AMÉRICAINE SUR LE MONDE

Francis Cousin


Comments (2)
  1. Pour l’instant, le fétichisme de la marchandise a encore de beaux jours devant lui. Un clou chassant l’autre, Eipstein sera de l’histoire ancienne dans quelques semaines. Comme Weinstein, qui devait “faire tomber Hollywood”. Ben c’est raté.

    La question reste : sommes nous face à l’auto invalidation du Capital ?

    Rien n’est moins sûr, sachant le retard de développement des forces productives dans certains pays.

    Retard qui pourrait bien servir de carburant capitaliste pendant pas mal de temps.

    Sans parler des illuminés qui pourraient bien prendre à la base la problématique du travail humain… c’est à dire rayer quelques milliards d’humains de la carte.

    Et hop ! On fête le saut qualitatif de la gouvernance mondiale achevée par un genocide prolétarien planétaire.

    La question clef reste : auto invalidation du Capital OU auto invalidation de l’humanité ?

    Nous aurons la réponse sous peu. Mais elle risque de ne pas nous plaire.

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