Notre époque est très précisément celle où la domination accomplie de la marchandise mondiale – en tant que dévalorisation surabondante d’elle-même –  indique très visiblement la reproduction de plus en plus impossible de sa valorisation nécessaire… C’est le moment où le prolétariat, lorsqu’il va prochainement entrer en lutte en tant que classe contre le Capital, va être contraint de commencer à se remettre lui-même en cause en posant l’obligation du dépassement révolutionnaire du salariat par le surgissement du communisme comme abolition de toutes les classes et comme immédiateté générique de la communauté humaine universelle.

L’exploitation en tant que rapport historique entre le prolétariat et le Capital est une contradiction en ce qu’elle est un procès de négation tendanciel de sa propre reproduction qui s’appelle la baisse du taux de profit. Cette totalité indique que chaque composante n’existe que dans sa relation à l’autre et en se définissant dans cette relation comme contradictoire à l’autre parce qu’elle se définit dans cette relation d’antinomie comme d’abord antinomique à soi même… Ce qui veut dire que le Capital comme contradiction historique en procès, se signifie là à lui-même que le mouvement qu’est l’exploitation et qui est une contradiction pour les rapports sociaux de production aliénée dont elle est le contenu et le mouvement est en train d’actuellement ad-venir comme auto-invalidation du mouvement de son contenu puisque le contenu d’aliénation de son mouvement s’est lui-même rendu mondialement in-vivable

La saturation généralisée des marchés, la folie du crédit chimérique, l’extravagance de l’argent magique, les taux d’intérêt négatifs, la tyrannie sanitaire du mensonge étatique et l’inéluctable mise en friche de la production planétaire nous signalent que nous sommes en train de parvenir à l’ultime détermination de la contradiction : l’arrivée du possible dé-passement. Ce dépassement en question est celui de la crise terminale de la loi de la valeur, le mouvement de son mouvement – de par la position et l’activité de tous ses termes et qui – de par la contradiction qui en résulte, pose sa reproduction en contradiction cataclysmique avec elle-même. Le concept d’exploitation définit les classes en présence (prolétariat et classe capitaliste) dans un strict rapport d’implication réciproque sur la base de l’extraction de la plus-value. Dans la contradiction du temps présent comme crise finale de l’implication réciproque en avènement, la dialectique de la vie et du désir signifie que la vraie communauté (la Gemeinwesen) est histoire et que cette histoire ne peut se manifester que du jour où les rapports de production de la contradiction entre le prolétariat et Capital n’ont plus, eux-mêmes, capacité de produire leurs propres rapports de manifestation historique.

En appréhendant l’exploitation comme le contenu de la contradiction entre le prolétariat et le Capital, nous saisissons d’emblée pourquoi ce qui fait du prolétariat une classe du réformisme du mode de production capitaliste tant que celui-ci parvient à pouvoir reproduire la réalité fétichiste de la marchandise en fait identiquement une classe révolutionnaire de son éradication quand ce dernier cesse d’être apte à reproduire le marché fétichiste de sa réalisation…

Le spectacle de la dictature démocratique des mystifications coronavirales constitue bien exclusivement les misérables Prolégomènes à toutes les impostures de la baisse du taux de profit qui voudraient tenter de cacher que la production du Capital ne peut plus circuler et que sa circulation ne peut plus se reproduire…

 Mais cela grâce à la ruse de la raison et à la Vieille Taupe qui sait si bien travailler aboutira bien sûr à la voluptueuse négation de la négation !

Comments (17)
  1. Bonsoir,

    Le salariat comme dernier mode d’exploitation prêt à ruiner l’usurier dans un dernier souffle mortifère et suicidere. Espérons le mais très franchement, à mon humble avis, la baisse des taux de profit, c’est comme si la perversion du système s’engendré elle-même. Plus le mépris et la haine sont intenses, plus l’indignité des être est grande. Le système capitaliste a compris que l’être humain n’a pas de limite dans la haine de l’autre, le combat et le goût de la compétition. Par ailleurs, les grands capitalistes de ce monde envisagent d’élargir le marché à d’autre forme de marché, tous les marchés que la pègre gère aujourd’hui, ce n’est qu’une question et de corruption de nos âmes.

    Pour prendre un parallèle entre les effets de l’esclavage et le capitalisme (l’un est le grand-père de l’autre dans la famille perversion), pour les pays post-colonisé Vous avez le noir ou le caf, chabin et les chabines, le caf clair ou le caf rouge, ou encore le caf la soie, autant de mépris et de haine pour se désigner en sous catégorie de sous catégorie, et pourtant le salariat en fait de même. Vous trouvez toujours une demande la plus pervertie qui soit avec une offre la plus humiliant la plus déshumanisée au possible.

    Et puis toujours les grandes questions toujours sans réponse telle que comment purger la propriété et gardant des unités humaines autonomes de production et autogéré ?

    Ou encore comment conserver le génie humain et l’échange, en nous préservant de la valeur et des sciences comme échelon ?

    Bonne soirée,

    • C’est là où Guerre de Classe est décisif pour comprendre vraiment ! C’est que tous nos “humbles avis” n’ont aucun sens s’ils ne s’incarnent pas dans une compréhension du mouvement historique total qui vient nous dire : “L’histoire de toute société jusqu’à nos jours, c’est l’histoire de la lutte des classes.”
      Il faut se donner les moyens de saisir tout ça, Marx et Engels n’ont pas produit un avis subjectif, ils ont recueilli le mouvement pratique des hommes dans sa réalité historique et dans sa radicalité insurrectionnelle !

      Par rapport aux questions pratiques d’organisation du communisme, ça ne va pas sortir de notre tête, ça se produira parce que ça sera le seul moyen de produire la vie… Les hommes ne sont pas des objets statiques qui seraient définis à jamais et puis c’est tout. L’homme produit sa vie avec intentionnalité. Le processus de communisation, ça sera la production de l’organisation commune mais aussi la production et la transformation de chacun d’entre nous, à partir de la, ça ne sert à rien de détailler comment ça va fonctionner puisque c’est la pratique qui répondra à toutes ces questions.

      Nous vous conseillons “l’Idéologie allemande”, Marx et Engels répondent à vos doutes.

      Bonne continuation,

      • Et c’est bien pour cela que les communistes espagnols voulaient l’abolition de l’argent immédiatement, ainsi les femmes et les hommes pour reproduire leurs existences vivaient dans la communauté humaine, puisque les relations n’étaient plus médiatisées par l’équivalent général “argent” bien sûr cela fut très bref pour de multiples raisons, mais on a pu observer une désaliénation générale des consciences, lors ce que les présupposés du capitalisme furent forclos pour un moment et les anciens s’en souviennent comme un de leur meilleur moment de leur existence.

      • Vos réponses c’est ce qui s’appelle botter en touche … pas besoin de décrire comment s’organisera et se résoudra les grandes questions car tout va se faire tout seul pour le mieux et pour l’intérêt de tout le monde.. amen. Peut-être que le capitalisme et l’organisation du travail et que la création de l’argent n’a pas été crée par l’homme mais une puissance invisible surnaturel qui disparaîtra par enchantement tout seul après la chute du capitalisme….. on peut rêver….

        • Bien sur que oui, ce n’est pas à moi de déterminer un plan révolutionnaire…
          L’organisation se fera d’elle-même… Parce que c’est déjà ce qu’il s’est produit ! Mai 68, Barcelone 36, la Commune de Paris etc…
          Aller lire Rosa Luxembourg, elle nous explique que lors de la révolution russe de 1905, des organisations se sont créées durant le mouvement, et que tous les partis ont été dépassé par les masses.
          Aller lire Marx sur les sectes contre-révolutionnaires !
          A partir de la, GDC défend des positions: http://guerredeclasse.fr/a-propos/
          A bas tous les partis, à bas toutes les avant-gardes qui prétendent diriger le mouvement, vive l’auto-mouvement révolutionnaire du prolétariat.

  2. Entre le grand soir communiste, celui des Q-anon, ou celui de la bible… tous toujours prorogés par leur partisans, il y a de quoi espérer que la solution n’advienne jamais !!!

    • La question est bien évidemment la compréhension dernière ce fameux “grand soir”.
      Si l’apocalypse biblique était basée sur une logique mystique, si celle des Q-anon (que je ne connais pas vraiment) nous parle des réseaux pédo-sataniques dont l’horreur serait devenu trop visible, GDC développe le concept de lutte de classe à travers la compréhension dialectique du mode de production. Il faut donc se donner les moyens de comprendre ce que chacun dit pour comprendre en quoi est-ce que ça consiste et en quoi la période qui s’ouvre devant nous sera radicalement révolutionnaire et qu’est-ce qui se jouera entre réforme et révolution.
      Seule la pratique réelle répondra aux questions “quand” et “comment”.

      Hegel nous apprend qu’il n’y a pas d’inconnaissable, que de l’inconnu…
      Donc vive les débats d’intelligence pour répondre à tous nos doutes !

    • Une chose est certaine : le dénouement est proche.
      L’économie politique s’effondre.
      La religion aussi.
      Et c’est bien le principal.

      Vive les prolos réfractaires du Christ !
      Tout ne fait qu’un a la fin

    • Il n’y a pas de grand soir ou petit soir communiste, le communisme c’est ce qu’il adviendra qu’on le comprenne ou pas, c’est l’aboutissement logique du mouvement historique.

  3. Bonjour,
    de part le fond très général (nullement contextualiser dans le cadre de la dette US comme annoncé par le titre) et redondant (concepts déjà abordé très largement à guerre de classe). De part la forme très alambiquée (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?) et donc inaccessible et/ou repoussante pour la majeur parti de la classe prolétarienne, je me demande quel est l’utilité de ce tract (à part flatter l’égo de l’auteur) ???
    Car en somme: le fond est déjà connu des “initiés” et la forme empêche les “non-initié” de s’y intéresser…

    PS: je m’excuse auprès de l’auteur pour mon irrévérence, j’essai juste de faire œuvre de critique constructive. Si celui-ci pouvait m’expliquer l’intérêt (dans le fond et la forme) de son article j’en serai ravi…

    • D’abord, il vaut mieux écrire en bon français; on écrit le fond très général nullement contextualisé et non pas contextualiser . Pour le reste, en effet, pourquoi ne pas faire simple dans le simple au lieu de faire compliqué dans le compliqué pour parler de la complexité fétichiste du secret de la marchandise ? Oui, évidemment… Au lieu de nous emmerder avec l’alambiqué, l’inaccessible et le repoussant de 4 livres entiers profondément chiants, Marx pour faire plaisir à la nicolatrie de la critique prétendument constructive, aurait simplement dû pondre une très courte phrase aisée du style: le Capital est plus compliqué qu’il n’y parait. Amen !

      • Mea-culpa, il semble que mon commentaire ne soit pas très constructif. Je pensais, en effet, avoir une réponse à ma question : à quoi sert l’article? Et je n’ai qu’une réponse épidermique faite d’ironie.
        Je vais tout de même essayer de répondre à ta non-réponse:
        -pour ce qui est du “bon Français”, il aurait fallu que tu mettes un point après “Français”, pour en faire la démonstration…(mais je reconnais volontiers que je peux faire beaucoup de fautes);
        -pour ce qui est du ” on écrit le fond très général nullement contextualisé et non pas contextualiser”, qui est le “on” ? il me semble, que Marx lui même, s’appui sur des exemples très concrets pour expliquer le fond. De plus “la dette publique des USA” est un élément de contexte en soit;
        -pour: “pourquoi ne pas faire simple dans le simple au lieu de faire compliqué dans le compliqué ” donc pour toi il n’y a que ces deux alternatives. De mon coté, je n’ai pas parlé de la complexité du fond mais bien de la forme. Du point de vue de la “nicolatrie” l’intérêt d’un article se situe dans une troisième voie: rendre accessible le complexe ou tout du moins donner envie de s’y intéresser…
        -pour: “Au lieu de nous emmerder avec l’alambiqué, l’inaccessible et le repoussant de 4 livres entiers profondément chiants, Marx…”. Excuse moi, mais je n’ai jamais dit que les livres de Marx étaient alambiqués, je n’ai parlé que de l’article… Et personnellement, je ne trouve pas que les livres de Marx soit “profondément chiants”.

    • Bonjour,
      Vous croyez qu’il y a d’un côté les initiés et de l’autre les non-initiés… Quelle fermeture et quel cloisonnement mental !
      Tout le monde n’est pas au même seuil de compréhension, mais ceux qui veulent comprendre en vérité… Ils avancent ! Ils attendent pas que tout soit prémâché pour eux, ils voient la dette publique américaine et ils se lancent, ils vont creuser cette réalité historique qui leur échappe et ils font les liens avec l’article, la crise du capital, l’implication réciproque prolétariat / capital en tant que mode de production aliéné.
      Bref… ils comprennent… parce que ce sont des hommes d’intelligence et qu’ils veulent se tenir debout.
      Alors ? Vous ? Voulez vous ramper toute votre vie ?

      • Bonjour,
        je crois tout d’abord qu’il y a une différence entre initiés et “initiés”. J’entendais tout simplement par “initiés” ceux qui vont régulièrement sur le site “guerre de classe” pour ses contenus ( vidéos, livres audio, articles…). Il me semble donc que c’est votre interprétation (initié au sens sectaire) qui est quelque peu fermée et cloisonnée.
        Pour ce qui est du reste, c’est très beau, mais “c’est dormir toute ça vie que de croire en ses rêves”.
        Tout ce que je dis, c’est que cet article aura beaucoup de mal à toucher les personnes qui ne sont “pas au même seuil de compréhension” de part la forme très poussée, très “intello”. Dans mon entourage, je ne connais personne qui aurait lu cet article en entier si je lui avais transmit. Mais on ne doit pas avoir le même entourage…
        Respectueusement (de la part de quelqu’un qui souhaite ardemment retrouver son “être générique” , mais qui n’a pas la prétention de crois que cela ce fera avant le changement radicale des rapports de production).

  4. Mon réel m’oblige à avoir l’esprit critique, j’ai compris assez tôt instinctivement d’abord les bases sur lesquelles ce système de domination repose. J’aurais pu avoir des sous et même beaucoup, j’ai volontairement craché sur les occasions, le communisme pour moi se vit au quotidien, je dis ce que j’ai à dire sans langue de bois, il m’arrive de dégoupiller des grenades sous le nez de pauvres ahuris pour lesquels j’ai tout de même un peu de compassion, sachant que peut être demain ils seront loin devant, je leur souhaite, mais pour en revenir à la complexité, il faut bien comprendre que le capital c’est aussi l’aliénation, on vit dans une dimension qui ne nous appartient pas et à laquelle on adhère à 100% notre subjectivité nos sentiments notre ressenti nos émotions évoluent dans le monde de la merde capitaliste, pour briser le miroir des illusions, il faut vraiment faire un effort je dirais presque méditer le patrimoine qui appartient à l’humanité toute entière, afin de nous réapproprier les armes de la critique.
    Ainsi de cette manière le mystère de la marchandise et son spectacle, s’éclaire et peut même devenir prédictif. Vive la lutte radicale : à bas l’argent, à bas l’Etat, à bas l’esclavage salarial, vive la lutte radicale, pour une communauté humaine retrouvée, Fraternels salut !

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