Comments (19)
  1. Bonjour,

    J’ai deux questions par rapport à des sujets abordés dans les dernières vidéos.

    Francis Cousin a mentionné un auteur dont j’ai oublié le nom qui a étudié l’islam en profondeur, l’avez-vous en tête ? J’aimerais creuser à ce sujet.

    Concernant le Chine, vous avez parlé du financement des USA et de la visite de 72 de Nixon, y a t-il des ouvrages ou un texte intéressant à ce sujet ?
    J’ai de nombreux contacts autour de moi qui fantasment sur une Chine superpuissante et répètent de manière insipide ce qui se dit dans la presse à ce sujet…

    Merci beaucoup et vive La Commune !

    • Bonjour Romain,
      En ce qui concerne l’Islam, il faut lire “Le messie et son prophète : aux origines de l’Islam” en deux tomes d’Edouard Marie-Gallez.
      Du côté de la Chine, la sphère médiatique spectaculaire du monde des fétiches met effectivement beaucoup d’énergie et d’encre au sujet d’une superpuissance chinoise qui rivaliserait avec l’hégémonie américaine. Du point de vue de l’arc historique objectif et de la critique radicale, la Chine constitue un enjeu périphérique puisque depuis le voyage de Nixon en 1972, la modernisation de la Chine correspond à la nécessité pour le capitalisme américain de créer une nouvelle usine mondiale pour délocaliser sa gigantesque production à moindre coût.
      Sur le sujet, nous vous recommandons de lire “Le tigre de papier, sur le développement du capitalisme en Chine 1949-1971” de Ch. Reeve; en n’oubliant pas que l’essentiel pour les temps à venir est de comprendre avant tout la crise terminale du Capital à travers sa loi cardinale: la baisse tendancielle du taux de profit. C’est bien cela qui permet de se prémunir de tous les mythes du spectacle de la marchandise.
      Bon creusement véridique
      Cordialement

      • Concernant la Chine, la question portait essentiellement sur la période après 1971.
        Je n’ai pas de référence à donner mais on peut ajouter que le sujet de la dépendance technologique de la Chine est le cœur de son impuissance, et lorsque la Chine développe sa technologie, c’est parce qu’elle a pu la piquer sur les occidentaux, d’ailleurs avec leur complaisance comme par exemple le rapport Cox qui explique que la Chine a pu obtenir la technologie nucléaire militaire à partir du laisser-faire des États-Unis face à l’espionnage chinois… En renversant, on comprend que la Chine n’a les technologies que le gouvernement du spectacle mondial veut bien lui concéder…
        On peut aussi parler de la balance commerciale, l’Allemagne exporte des machines outils à la Chine, les usines chinoises proviennent de la technologie européenne.

        C’est donc le même schéma qu’a pu connaître la Russie vis à vis de l’Allemagne des années 20, 30 à partir du traité de Rapallo et du pacte germano-soviétique puis ensuite avec les États-Unis. La technologie russe a été échangé avec les allemands, puis ensuite avec les États-Unis puis ensuite récupérer d’Allemagne comme le programme spatial par exemple mais rien ne sort à proprement parler du rapport social arriéré russe, tout est pomper, alors si on ferme les vannes, progressivement la Russie s’effondre. La Chine, c’est pareil, elle n’a de place dans l’usine globale qu’en tant qu’on lui laisse.

  2. Salut,
    Nous aimerions vous entendre sur les « convois de la liberté », sur la radicalité américaine (ou son absence) et sur le lien historique entre l’Amérique et l’Europe au regard de la lutte des classes.
    Merci

    • Bonjour,
      Les convoyeurs canadiens sont des prolétaires qui se sont manifestés à la manière propre à leur provenance nationale et au seuil de décomposition du Capital.
      Le plus important dans un mouvement social ce n’est tant sa position initiale que l’auto-dépassement de cette position.
      Les camionneurs canadiens ont buté sur leur incapacité à s’auto-dépasser et se sont épuisés sur place, la police a ensuite pu ratifier cela en intervenant.

      Cela était prévisible car il faut toujours en revenir à la totalité de l’histoire pour comprendre un phénomène de lutte de classe : la crise terminale est une période et partout des mouvements vont surgir, mais c’est d’abord dans notre vieille Europe et en son sein dans notre vieille France que le prolétariat pourra s’auto-dépasser en premier.

  3. Bonjour,
    Comment le groupe communiste qu’est Guerre de classe survivrait-il face à une intensification des restrictions et interdictions sociales relatives au monde virtuel qui se profile en marge du potentiel nouveau mythe capitaliste positionnant l’opposition russo-otanesque ?

    De sorte qu’au mythe coronaviral régissant en l’actualité la vie sociale immédiate pourrait se joindre une mythologie nouvelle positionnant une guerre entre la Russie et l’Otan dont le “champ de bataille principal” serait le monde virtuel, justifiant là des “dysfonctionnements” sur Internet qui invalideraient certains sites réformistes non-controlés ainsi que des sites ouvertement révolutionnaires tels que Guerre de classe.

    Merci.

    • Bonjour,
      L’existence réelle du groupe Guerre de Classe, se situe bien au-delà de sa simple matérialité virtuelle des réseaux sociaux et d’internet. La critique communiste est née et a perduré à une époque où la virtualité d’internet n’existait pas encore. L’esprit communard a déjà subi de multiples attaques à la fois idéologiques ou de censure qui ne l’ont pour autant pas éteint, l’Histoire est là pour nous en rendre compte.
      Même s’il est probable que votre analyse soit juste, la question de la technicité de la diffusion se résoudra d’elle-même puisque la parole de vraie vie trouve toujours un chemin d’extériorisation, celui-ci ne pouvant aller qu’en s’intensifiant à mesure que la crise perdurera.
      Bien à vous,
      GDC

      • Entendu.
        Ce n’était pas au communisme en tant qu’invariance radicale historique que je faisais allusion, mais bien à vous en tant que phénoménalisation théorique dernière de celui-là, ainsi qu’à votre rapport aux prolétaires les plus avancés.
        Car qu’est-ce qu’un communiste délié du prolétariat, sinon un clown ?
        Bien que n’appartenant pas au groupe, et par delà nos désaccords, nous nous retrouverons sur le chemin prochain d’extériorisation de cette parole de vraie vie.
        Si vous disparaissez d’Internet vous me manquerez, mais je vous garde au chaud dans mes cahiers.

        • GDC n’est pas délié du prolétariat, il en est l’expression la plus résolue et qui en même temps ne nie pas toutes les difficultés de la réalité du temps de la domination réellement réalisée du Capital.
          L’intention de GDC n’est pas d’être partout visible, mais bien de suivre l’avancement de la crise sociale pour que, partout ou elle pointe déjà le bout de son nez, nous puissions dialoguer avec les hommes et femmes en luttes pour le devenir humain du monde.
          Ce n’est pas le groupe communiste qui provoque la révolution, mais bien l’implication réciproque prolétariat / Capital dans son ensemble, en relation avec l’histoire mondiale, qui vient faire surgissement révolutionnaire.
          GDC partage un cheminement théorique approfondie en même temps que des textes plus accessibles à diffuser massivement. Tous les contenus ne s’adresse pas à tous les niveaux de conscience, il y a des seuils !
          Le critère essentiel n’est pas que vous ayez un membre de GDC devant votre porte tous les matins !

          • Bien évidemment.
            Mais cette relation entre le groupe Guerre de classe et le prolétariat étant majoritairement mediée par les réseaux sociaux, j’interrogeais son devenir relatif à la possible vague d’interdictions et restrictions sociales assignées spécifiquement au domaine numérique se profilant en marge de la nouvelle grande mythologie capitaliste positionnant le conflit russo-otanesque.

            Le communisme dépasse Guerre de classe et j’en suis bien conscient.

            Il nous faut impérativement nous rappeler que ces mythologies abracadabrantesques ont pour ennemi primordial et ultime le potentiel révolutionnaire du prolétariat.
            Et que ce quatrième temps du retour des luttes de classe –
            Temps 1 Gilets jaunes
            Temps 2 Imposture coronavirale
            Temps 3 Convoi de la liberté
            Temps 4 Mythologie russo-otanesque – a pour destination réelle l’empechement du Temps 5, qui ne pourra être qu’une grande manifestation internationale siégeant devant Washington, en tant que suite historique logique des temps 1 et 3.
            De Paris à Bruxelles jusqu’à Washington.

            Tout communiste ou être humain à tendance communiste est le véritable virus dont le Capital ne veut pas subir les effets ! Qu’il soit biologique ou virtuel.
            Alors comprenez mes craintes de vous voir disparaitre, bien qu’evidemment une telle disparition, si tragique m’apparaît elle, serait le signe annonciateur d’un dépassement prochain.

  4. Bonjour ,
    Selon un reportage de RT lors de l’évacuation ,
    Comment expliquer que les gens qui fuient les bombardements dans le Dombas portent des masques ?

    • Bonjour,
      La dénonciation d’une partie des mensonges du Capital ne permet pas nécessairement d’en comprendre la totalité.
      On a vu d’ancien gilets jaunes être terrorisés par le mensonge du covid.
      On voit des anti-covid craindre les bruits des bottes russes… etc

      Tout cela est normal la conscience vraie naît de la lutte de classe qui surgit au cours de la crise terminale, qui est une époque et non pas un instant.
      De mensonge en mensonge, le Capital va mourir de sa surproduction de capital ainsi que de mythes spectaculaires car elle ne manquera pas de rendre visible toutes les ficelles des manipulations de la vie fausse.
      Cela se fera donc progressivement en fonction des flux et des reflux des mouvements prolétariens.
      Et c’est d’abord au sein du prolétariat en lutte, en Europe et en France que l’ont brisera les questionnements partiels et que la totalité pourra se dévoiler.

  5. Tentons de poser quelques balises concernant les convois au Canada :
    a) Toute question sociale doit être regardée à la lumière du crépuscule du capital.
    b) Il faut replacer le phénomène dans la dialectique historique révolutionnaire/contre-révolutionnaire.
    Les personnes impliquées sont des prolétaires, les camions sont des outils de travail.
    Par ailleurs, dans la lutte pour les perceptions, nous assistons à une débâcle des médiations étatiques de la soumission programmée et à une libération de la parole vraie.
    Les freins internes au mouvement agissent principalement au niveau de la conscience du prolétaire quant à sa situation de prolétaire (en auto-mouvement de renversement historique).
    Mais, Peut-on voir dans ce mouvement social autre chose que notre amie la vieille taupe qui surgit avec fracas sous la forme de convois motorisés ? Je ne crois pas.

  6. Comment distinguer les écrits contradictoires de Mar dans lesquels il évoque en #1 La dictature du prolétariat émergent de la bonne volonté des gueux en insurrection

    & en #2 le côté nécessaire de la chute du système capitaliste qui découle sur le communisme, pourquoi y-aurait-t-il dans le #1 une phase de transition imposée par l’agir des prolétaires, & en #2 le simple terme de la manifestation historique d’un système social capitaliste & comment concilier cette contradiction entre la vision déterministe & descriptive d’une une vision prescriptive menant à la transition où le communisme est un s’atteignant au gré de l’agir d’un prolétariat déterminé conscientisant son agir, sachant que dans la vision déterministe nulle besoin d’agir le communisme émergera, merci d’avance Francis ^^.

    • Lettre de Marx à J. Weydemeyer… toutes les réponses à propos de la dictature du prolétariat et du déterminisme en tant que dynamique antinomique à la passivité…

  7. Bonjour,
    Tout d’abord il y a falsification dans vos termes. Marx n’a jamais ni évoqué que la dictature du prolétariat émerge de la « bonne volonté » du prolétariat ni assimilé le prolétariat à des « gueux ».
    A partir de la compréhension méthodologique du déterminisme historique, comme Marx, nous savons que communisme n’est ni un programme, ni une recette sortie du cerveau d’un prolétaire ou d’un doctrinaire.
    “Le communisme ce n’est pas ce que pense un prolétaire, ce n’est pas ce que pense le prolétariat dans son ensemble, c’est ce que le prolétariat sera contraint de réaliser conformément à son ÊTRE”.
    Karl Marx & Friedrich Engels – La Sainte Famille (Critique de la critique critique)
    De plus dire que Marx aurait conçu le prolétariat comme des gueux, c’est se mettre du côté de la contre-révolution des factions modernistes et réformistes du Capital qui ont toujours vu le prolétariat comme une masse informe qu’il faudrait diriger avec un parti ou une chefferie révolutionnaire.
    « l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».
    Karl Marx – Association Internationale des travailleurs.
    Ensuite il y a erreur méthodologique.
    Le déterminisme historique dé-couvert par Marx reprenant Hegel reprenant les pré-socratiques, est l’antithèse du déterminisme passif des bourgeois et des idéologues contre-révolutionnaires.
    La vision déterministe révolutionnaire saisit l’implication réciproque entre le Capital produisant le prolétariat et le prolétariat reproduisant le Capital, étant à la base de l’exploitation capitaliste.
    Il y a donc aussi implication dialectique dans la loi d’auto-validation du Capital, qui exprime qu’à un seuil donné, l’impossible reproduction de l’exploitation capitaliste rend possible l’émergence de la conscience révolutionnaire du prolétariat universel qui, par son action pratique, invalide la reproduction du spectacle de l’exploitation.
    En effet, contrairement à toutes les gauches du Capital qui prônent une chefferie et la nécessité d’un parti actif qui dirige le prolétariat, Marx, jusque dans le programme de Gotha, explique bien que le prolétariat sera contraint d’abolir radicalement le Capital par la dynamique de la communisation. Cette phase de transition est déjà communiste, puisqu’elle supprime immédiatement toutes les catégories du Capital, l’argent, l’État, le salariat, sans pour autant que le communisme soit réalisé parfaitement d’emblée.
    Nous vous proposons de creuser les outils suivants :
    Francis Cousin / Radio GDC : Introduction au Communisme. Qu’est-ce que le communisme ?
    https://youtu.be/k3iBkC_edeQ
    et le livre de Francis Cousin :
    « du spectacle fétichiste de la marchandise mondiale et de sa crise finale »
    http://guerredeclasse.fr/product/du-spectacle-fetichiste-de-la-marchandise-mondiale-et-de-sa-crise-finale/?fbclid=IwAR2faGY14RSEACNSofvYXxqogAziAAlhmos1LUTn_gfJSgGPp2PwXuSiMQ4
    Cordialement.

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