Comments (16)
  1. Lorsque l’on est censuré, la logique impose de se demander pourquoi pas plus tôt, pour tout et définitivement.
    Ainsi, il est donc nécessaire de s’employer à l’être pour tout et définitivement sans toutefois se coucher, ainsi que de ne tomber absolument pas dans le quémender tipeeque.

    • Pourquoi un groupe de transmission critique s’emploierait-il à être censuré puisqu’il doit au contraire transmettre et donc trouver les moyens de sa transmission ?
      Personne ne quémande rien ici, vous vous êtes trompé d’adresse.

      • Si les portes se ferment aux humeurs taquines jusqu’ici je me suis effectivement trompé d’adresse.

        “Transmettre et trouver les moyens de le faire” est une chose, certes.
        Pour autant, un “contenu” ne peut-il pas être “révolutionnarisable” à partir du moment où il n’est pas censuré pour tout, partout et définitivement, à la manière du grand mythe d’une époque récente dont l’évocation dénuée de la larmichette peut coûter cher ?

        Peut être qu’il y a là une raison de s’employer à frapper plus fort encore, sans négation de la qualité
        insurrectionnelle de la transmission ainsi que du sujet vivant transmis ici.

        Ou bien c’est Ezra qui a raison.
        Les couillons du ministère de la censure, que dis-je, du ministère de l’ouverture et de la contradiction, n’ont pas les qualités nécessaires à la réalisation de l’ouvrage qui leur est chargé d’accomplir.

        [Blague à part, il est bon de rappeler que le “quémander tipeeque” semble être bel est bien un hiéroglyphe chargé d’indiquer l’imposture de son instigateur.]

        • Il faut en revenir à l’histoire pour sortir du cas individuel…
          Debord parlait du spectacle diffus et du spectacle concentré, pourquoi censurer quand le désir aliéné maintient la cohésion marchande par lui-même ?
          Autant laisser tout le monde parler, de toute façon la parole subversive n’a aucune prise…
          Sauf ! Lorsque le fétiche commence à s’effriter et que la perte de contrôle se fait sentir…
          Quand Debord parle de la guerre froide, entre la liberté démocratique totalitaire de la marchandise de l’Ouest et la dictature policière de l’Est, c’est l’Ouest qui a incarné le devenir de l’histoire dans un contrôle social bien plus poussé parce que moins marqué policièrement…
          C’est justement toute la crise du Covid qui nous l’apprend, lorsque la crise arrive, il y a un emballement policier pour ne pas dévoiler la réalité.
          Donc non, il n’y a pas de censure automatique et définitive tout de suite mais elle va s’accentuer au fur et à mesure que la tension sociale augmente.
          Concept, méthode, histoire, nous ne trouverons pas les réponses dans notre tête mais en comprenant le développement historique du fétichisme de la marchandise…

          • Le cas individuel, s’il est effectivement distinct de l’Histoire, n’est pas à proprement parler séparé d’elle.

            Guerre de classe, en tant que dépassement dialectique nécessaire des divers groupes ayant relayé la tradition communiste n’est pas n’importe quel cas individuel.

            Il est le cristal vivant de la seule réelle force d’opposition politique anti-partitiste et purement prolétarienne.

            Pour autant, la position communiste et par exemple n’a point toujours été évolutionniste dans son contenu et sa destination.
            Il a jusqu’à la Révolution de 1789 était carrément religieux.
            Il est à la base une volonté de réaliser un idéal commun qui butant sur l’impossibilité de sa réalisation s’est tourné vers un déterminisme matériel qui à un certain stade de développement le réaliserait – lequel revient finalement à dire que le communisme ne se réaliserait que lorsque l’humain n’aurait plus d’autre choix.

            C’est désormais et depuis Marx une doctrine gentille parcemée de tranchant
            qui fait de la morale chrétienne un outil dont on se sert ici mais pas là;
            Empreinte de la rationalité clinquante de l’époque qui dans une effervescence folle renversa tout de la représentation humaine sur son passage, allant jusqu’à nier l’origine révélée ainsi que la destination révélée de l’humanité.
            L’on passa de l’homme à la bactérie en ne faisant que considérer probables les théories avancées par des hurluberlus sectaires dont on ignorait la provenance secrète. Et, dans la continuité de ce glissement, l’on passa de probabilité à vérité indiscutable jusque chez ceux là qui s’emploient à dire tout haut discuter de tout sans interdit.

            Pour finir, la censure automatique et définitive, lorsqu’elle est dit en proie d’advenir est toujours un mirage. Il fait passer le fixe pour le mouvementé.

            Vous parlez du communisme comme un spectre toujours en processus de négation dans le grand cirque du spectacle économique mondial.
            De sorte que sur la scène sa censure est automatique et définitive, alors que, dans les coulisses, on la tolère.
            Mais cette tolérance jusque dans les coulisses n’est elle pas révélatrice d’un “défaut de radicalité et d’insurrectionnalité” ?

            Cette radicalité insurrectionnelle dont vous vous réclamez à juste titre, ne nous vient-elle pas de Dieu fait homme ?
            N’est ce pas de lui que tout cela nous vient ?
            N’est ce donc pas là la doctrine vraie à laquelle nous devons nous cantonner le mieux du monde à réciter catéchistement, et, par extension, n’est-ce ses modernisateurs propres qui sont les pires ennemis de la Révolution réelle ?

            Et, dernière chose, si l’on a vu récemment un certain Hervé Ryssen être définitivement censuré pour ses positions, marquant là un saut qualitatif dans le processus d’interdiction de pensée – et surtout de vérité – nous pouvons bien entendu nous attendre à ce que, très bientôt et par une mise en lumière éclair, le groupe Guerre de classe le soit aussi par suite de la “critique officielle” des livres de Francis Cousin.
            Pour autant, n’y a-t-il pas du fait du long temps pris pour que telle chose soit faite un indice de ce qu’il y a des pistes d’améliorations tant du contenu que de la forme de vos émissions ?

            Bien à vous.

          • Vous n’avez pas compris… En parlant de cas individuel, je vous parle de la censure dans son histoire.
            La réponse est très simple, Marx nous dit que son livre le Capital est le plus gros missile jamais envoyé à la tête du Capital…
            Pourquoi diable ce livre n’a t-il pas été censuré ? Et d’ailleurs toujours édité et largement disponible à tout le monde…

        • Le Capital n’est pas un être conscient et intelligent, les capitalistes n’ont conscience que de leurs intérêts pratiques à plus ou moins court terme.
          Dans le monde du fétichisme de la marchandise, il y a des totems et des tabous religieux qu’il est absolument interdit de discuter et qui sont l’objet d’une censure totale, mais ce n’est pas pour autant que c’est là que se situe la centralité.
          Le missile le plus offensif contre le Capital, c’est la compréhension du fétichisme de la marchandise et de la loi de la baisse tendancielle du taux de profit puisque c’est à partir de là seulement qu’il est possible d’envisager la lutte pratique pour le détruire à tout jamais, contre toutes ses tentatives de restructuration.

          En dehors de cette compréhension essentielle, il n’y a qu’agitation subjective autour de questions partielles qui en répondant de manière immédiatiste à la connerie de la classe capitaliste sur le terrains de ses totems s’attire sa censure, mais n’en est pas pour autant plus dangereuse pour le Capital.

      • Peut être est-ce justement que ce missile n’est point si destructeur que cela, où qu’il tombe.

        Toujours est-il qu’en tant que cette doctrine pose des bases historiques empreintes de la théorie évolutionniste – laquelle survient à un moment bien précis de l’histoire et point à un autre – que se passe -t-il si l’on réfute cette dernière ? La doctrine de Marx se voit chuter avec elle.
        Et on en revient alors à la “simple” mais fameuse Apocalypse de Jean pour ce qui est de la fin de ce monde, et non à la “complexe” baisse du taux de profit.

        Tout est fait dans la théorie de Marx pour nier la notion de libre arbitre – ou choix moral – pour mieux justifier l’évolution théorique de l’homme à travers l’histoire laquelle implique intrinsèquement un déterminisme fataliste qui ne laisse aucune place au choix moral, qui est alors renvoyé à un fruit de l’arbre de l’aliénation, lui qui est justement l’inaliénable décision véridiquement humaine.

        Et, ce choix moral, le libre arbitre, se trouve à l’échelle de la société toute entière – en tant que décision générale – supérieure à la somme des innombrables choix moraux individuels solitaires, venant par dessus eux les remettre à l’épreuve de leur choix individuel, et ce à chaque instant.

        Comprenez-vous mieux ce que j’essaie de vous dire ?

        • Pas du tout…
          Qu’est-ce que la théorie évolutionniste ? Est-ce que Marx a parlé de ça ?
          Marx n’a pas produit de doctrine… Il a traduit le mouvement de l’histoire à partir de la réalité pratique des hommes, il traduit la réalité de la société humaine à partir de sa propre production, de ses propres nécessités.
          Il ne nie pas les choix moraux, il les remet simplement dans le tout de la vie humaine à un endroit donné, à une époque donnée et donc dans des rapports de production déterminés.
          Vous êtes idéaliste. Vous croyez que ce sont les idées qui font le monde, que c’est la morale qui fait le monde. Pour vous, pas de lutte des classes, pas d’exploitation, pas de rapport de production, juste la morale et le libre arbitre, l’idée générale qu’une société se fait… Marx renverse tout ça dans l’idéologie allemande et les thèses sur Feuerbach.
          Et votre problème c’est que vous vous faites une idée du monde… mais que vous n’arrivez pas à voir que votre conception est fausse, que vous passez à côté de quelque chose…
          Quand on cherche la vérité, on la trouve ! Au bout du doute méthodologique, il y a la vérification radicale !

          • D’anathemes sournois en anathèmes sournois..

            Si dévalorisation objective il y a, dévalorisation arbitraire aussi.

            Où est-il fait état de choix moral dans l’œuvre de Marx ?
            Sinon dans quelques uns de ces poèmes ?

            Pour ce qui est de “mon idée du monde”, à quel moment nie-je les rapports de production, l’exploitation et les luttes de classe ?
            Je ne parle pas d'”idée générale” je parle de choix moral général lequel surplombe le simple amas de choix moraux particuliers.

            Si la plaque est en haut à droite vous êtes en bas à gauche.

            Vous ne discutez pas du sujet vous discutez de moi pour mieux esquiver le dépassement que je vous impose.

            Enfin, si la théorie évolutionniste n’est pas présupposée à la doctrine de Marx a minima pour ce qui est de l’évolution proprement humaine, et que le pensant je suis un ignoble blasphémateur, qu’est ce qu’est M.Cousin lorsqu’il dresse un schème historique remontant au Paléolithique pour se terminer à aujourd’hui, dans le but d’expliquer ou du moins de décrire le processus de communisation ou de décommunisation [suivant si l’on entend communisme achevé ou communisme primordial] du monde ?
            L’évolution est elle dissociable de ce schème là ?
            Si oui comment ? Je suis curieux.

            L’homme a soit 6.000 ans, soit 2.000.000 et quelques années. Et si l’on base une théorie historique, que dis-je, une “expression du mouvement réel” – par ailleurs qui dans son discours n’exprime pas le mouvement réel ? – sur l’une de ces deux dates, la concilier avec l’autre me semble plus que vertigineux pour ne pas dire casse-gueule.
            Et, dans la mesure où la théorie évolutionniste et ses sœurs scientistes se dressent en antithèse à la doctrine historique religieuse non-orientale et que, fortes de déduction plus que de “vérification radicale” elles affirment par la technique du doigt mouillé x , ne faut il pas par nécessité présupposer non-x comme déjà radicalement vérifié ?

            Cordialement.

          • Thomas Esclatine,
            Si Marx contient l’évolutionnisme il ne s’ensuit pas que l’évolutionnisme contienne Marx.
            Sortez, en pratique, de la mythologie du sujet pensant qu’illustre l’incontinence de vos questions litigieuses (Pensons à Socrate, radicalement aux antipodes des “pré-Socratique” ce qui ne l’a pas empêché d’être condamné à ingérer la cigüe…).
            N’hésitez plus à retourner avec humilité aux thèses sur Feuerbach ainsi qu’à la Dialectique car de toute évidence vous n’avez pas compris ce qu’est le mouvement réel pour sortir une grossièreté comme quoi le tout venant l’exprime…
            Que le Vrai surgisse!

            Cordialement,

    • Je pense qu’ils n’ont pas ete censure plus tot, pour tout et definitivement, parce que les employes des services etatiques doivent d’abord comprendre les textes, donc on est tranquilles pour un bon moment 😉

  2. Pour mémoire : Géographiquement c’est la région du Donbass ( traversée par le fleuve du même nom le Don) . Politiquement ce sont les républiques autonomes de Doniesk et de Lougansk ou oblast du même nom ( qui sont des régions administratives ) voir l’excelent site d’Erwan Castel .

  3. Sur l’agriculture, ne pas omettre ce fait important. La transmission en ligne directe des “exploitations” est rendue de plus en plus difficile par la réglementation européenne. Objectif : rendre possible à terme leur acquisition par des fonds d’investissement qui les rendront exploitables intensivement grâce à une main d’oeuvre migratoire….

  4. Les événements du Stade dit de France annoncent-ils ce qui pourrait se produire en cas de soulèvements radicaux ?

    Avec la racaille politique, étatique et médiatique qui couvre et prend ostensiblement le parti de la racaille lumpen.

    Nous avons souvent constater ces dernières années une grande mansuétude envers la racaille, qu’elle soit gauchiste ou ethnique, et au contraire une sévérité intransigeante envers les mouvements populaires blancs de souche.

    A côté de ça, il y a un dingo qui prend une arme pour aller tuer des enfants et sa grand-mère, un(e) candidat(e) transgenre à l’élection de Miss France…

    Sont-ce là les fruits (pourris) de la société de l’indistinction ?

    Apercevons-nous ce clivage évoqué par Cousin entre ceux qui voudront à tout prix conserver Netflix, les fringues de marque et les matchs de football…. et ceux qui voudront abolir toute cette merde ?

    • Évidemment c’est dans cette engeance toujours protégée et choyée que le Capital piochera sa traditionnelle garde mobile, mais il ne faut pas se tromper d’ennemi et confondre les individus avec l’instinct de classe du Capital qui s’acharne précisément à provoquer la guerre civile raciale pour que ne surgisse pas la guerre sociale radicale et qui continuera à promouvoir toutes les casses banlieusardes… Cela dit, les émeutes du stade de France n’ont rien d’extraordinaire en tant que la racaille des cités et les écervelés du ballon ont tous parfaitement leur place dans ce non-évènement spectaculaire qui prend d’autant plus de place qu’il élude le fait que la saloperie racailleuse est devenue le quotidien ordinaire de nombreux territoires en France abandonnés au trafic d’en bas qui n’a jamais gêné, bien au contraire, celui d’en haut…

      Le lumpenproletariat « constitue dans toutes les grandes villes, une masse nettement distincte du prolétariat industriel, pépinière de voleurs et de criminels de toute espèce, vivant des déchets de la société, individus sans métier avoué, rôdeurs, gens sans aveu et sans feu, différents selon le degré de culture de la nation à laquelle ils appartiennent, ne démentant jamais le caractère de lazzaroni ».
      Karl Marx – Les luttes de classe en France
      « Le lumpenproletariat – cette lie d’individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes, est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Quand les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l’inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu’ils en fusillèrent même plus d’un, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu’il fallait avant tout se débarasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme gardes du corps ou s’appuie sur elle, démontre par là qu’il n’est qu’un traître »
      Friedrich Engels – La Guerre des Paysans

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