Hors la lutte.
Un ami prudent.

Se sentir à l’abri de la vengeance des vainqueurs est cause de joie bien naturelle, lorsqu’on ne laisse derrière soi aucun de ses compagnons disputer encore pied à pied le terrain à l’ennemi.
Malheureusement, je ne suis point dans ce cas.
À cinq cents mètres de moi le combat dure toujours et je ne peux plus rien savoir du sort des amis que j’ai quittés. Il me semble avoir déserté mon poste et trahi mon mandat.
Le bruit de la fusillade et de l’artillerie qui tonne avec fureur me monte au cerveau et porte au paroxysme la fièvre qui me talonne depuis huit jours.
Je délire abominablement toute la nuit. Mes braves amis ont grand-peine à me tenir au lit, pris que je suis de l’idée fixe de retourner auprès de ceux qui luttent encore.
Heureusement le corps de bâtiment qu’ils occupent est assez retiré pour que mes cris et les terribles accès de toux qui m’étranglent ne puissent révéler ma présence aux voisins et dénoncer le dévouement des Lavaud.
Jusqu’au dimanche soir 28, jusqu’au dernier coup de canon annonçant la victoire définitive des assassins de la Commune, ce ne sont que de longues heures d’angoisse et de mépris de moi-même.
Comment puis-je vivre alors que mes amis sont peut-être couchés sanglants sur le pavé ?
Je n’ai pas même souci des miens que je suppose il est vrai en sûreté.
Sans cesse j’ai devant moi le visage de ceux que j’ai laissés à la mairie du XIe; Delescluze1, Vermorel2, Vallès3, Longuet4, Lissagaray5, Arnaud (Autoine)6, Serraillier7, Pottier8, Bénot9, Vaillant10, Avrial11, Pindy12, Arnold13, Frankel14, Genton15, Ferré16, Jourde17, Gambon18, Cournet19 et tant d’autres encore, tous certains déjà de la défaite, mais calmes et résolus devant le sort probable qui les attendait.
Que sont-ils devenus ?
Lavaud s’est procuré quelques journaux. Dans l’un d’eux, au milieu des ignobles racontars dont il est rempli sur les vaincus, j’apprends que j’ai été fusillé le mercredi soir, vers quatre heures, près de la caserne des Petits-Pères, à l’angle de la rue Paul-Lelong, et que je suis mort lâchement… (c’est le cliché de rigueur) « reniant jusqu’à mon nom20 ».
Vallès, lui, a été fusillé le même jour et presque à la même heure, dans les mêmes conditions de lâcheté – rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois.
Comme j’ai quitté Vallès le jeudi soir seulement vers quatre heures, à la mairie du boulevard Voltaire, sa prétendue mort ne m’émeut pas plus que le récit de la mienne.
Mais il me vient alors à l’esprit que ces récits ont sans doute été lus par ma femme et qu’elle n’a aucune raison de douter de leur véracité.
Il faut l’avertir le plus vite possible.
L’excellente Mme Lavaud se met aussitôt en campagne et finit par retrouver ma femme dans un tout autre endroit que celui où je la croyais à l’abri. Elle la rassure.
Le surlendemain, après avoir pris toutes sortes de précautions pour n’éveiller aucun soupçon chez les mouchards qui sillonnent Paris, ma femme vient me voir avec mon plus jeune fils. Bien que prévenus, ils ne me reconnaissent d’abord ni l’un ni l’autre, tant me change la disparition complète de ma barbe.
Mon séjour ne pourra se prolonger longtemps chez nos amis. Il leur faut dès maintenant rouvrir leur salon et leurs ateliers de photographie, pour y recevoir le public.
Je rappelle alors à Lavaud qu’un de nos amis communs, Jules Ar…, le violoniste, le soir du 20 mai, comme je sortais de la réunion du Théâtre-Lyrique, m’a spontanément offert asile chez lui, rue Hauteville, le cas échéant.
Quelques heures après, notre ami m’annonce qu’il en est de cette offre comme des vieilles lunes. Le violoniste, pris de peur – il n’est d’ailleurs pas le seul -, a formellement décliné la proposition de me recevoir. Un cri du coeur s’échappe lorsqu’il apprend où je suis: « Comment! vous l’avez reçu ? »
Non, cher ami, on ne m’a pas reçu : on a fait pis encore : on m’a gardé.
Le violon n’a qu’une âme; on n’a jamais entendu parler de son cœur.

Gustave Lefrançais, Souvenirs d’un révolutionnaire, De juin 1848 à la Commune

1 Charles Delescluze (1809-1871): d’extraction bourgeoise, journaliste, républicain de 1830 et de 1848, plusieurs fois condamné, exilé, emprisonné, il fut notamment déporté à l’île du Diable sous le Second Empire. Il en revint la santé ruinée mais toujours aussi combatif contre le régime impérial, espérant l’émancipation des travailleurs par des réformes pacifiques (“Le bien n’est possible que par l’alliance du peuple et de la bourgeoisie.”, 27 janvier 1870). Le 8 février 1871, il fut élu par les parisiens à l’Assemblée nationale, dont il démissionna après son élection à la Commune. Il siégea à la Commission des Relations extérieures, puis à la Commission exécutive, et à la Commission de la Guerre. Membre du Comité de salut public, il remplaça Rossel comme délégué civil à la Guerre. Après l’entrée des Versaillais dans Paris, il appela, le 24 mai, les habitants au combat: “Place au peuple, aux combattants aux bras nus! L’heure de la guerre révolutionnaire a sonné.” Malade, désespéré, il trouva une mort volontaire le 25 mai, sur la barricade du Château-d’Eau.

2 Auguste Vermorel (1841-1871): journaliste ; rédacteur du Courrier français, journal d’opposition sous l’Empire ; dénonça les lâchetés des hommes de 1848 et de 1851 ; socialiste ; emprisonné à de nombreuses reprises ; participa au soulèvement du 31 octobre 1870 et fut poursuivi par le gouvernement de la “Défense” nationale ; rédacteur au Cri du Peuple ; membre de la Commune ; mena avec Dombrowski l’attaque contre les Versaillais à Asnières (9 avril) ; membre de la Commission de la Justice, de la Commission exécutive (8 avril), de la Commission de Sûreté générale ; fit réoccuper le fort d’Issy (30 avril) ; se déclara contre les ingérences des sous-comités du Comité central de la Garde nationale ; contre le Comité de salut public avec la minorité ; fut accusé par Pyat et s’opposa à Raoul Rigault ; organisa la résistance aux Batignolles et à Montmartre, auprès de Dombrowski ; combat sur la barricade du Château-d’Eau où il est grièvement blessé ; pris par les Versaillais, il mourra de ses blessures le 20 juin 1871.

3 Jules Vallès (1832-1885): journaliste et écrivain ; un des rédacteurs de l’Affiche rouge du 6 janvier 1871; fondateur du journal Le Cri du peuple ; membre de la Commune ; membre de la Commission de l’Enseignement, puis de celle des Relations extérieures ; appartient à la minorité opposée au Comité de salut public ; pendant la Semaine sanglante, deux faux Vallès sont exécutés par méprise ; il se réfugiera en Angleterre et sera condamné à mort par contumace ; il écrira, après la Commune, la célèbre trilogie Jacques Vingtras: Mémoires d’un révolté (L’Enfant, Le Bachelier, L’Insurgé).

4 Charles Longuet (1839-1903): opposant au Second Empire ; journaliste ; publia, en anglais, le préambule et les statuts provisoires de l’Association internationale des travailleurs rédigés par Marx ; franc-maçon ; membre du comité central républicain des Vingt arrondissements ; chef du 248e bataillon de la Garde nationale ; rédacteur en chef du Journal officiel de la Commune, dont il est membre ; membre de la Commission du Travail et de l’Échange; opposé à la création du Comité de salut public, fait partie de la minorité au Conseil de la Commune ; après la Semaine sanglante, il se réfugiera à Londres ; redevenu membre du Conseil général de l’Internationale, il votera l’exclusion de Bakounine en 1872 ; la même année, il épousera Jenny Marx, la fille aînée de Karl Marx, lequel écrira à Engels, dans une lettre du 11 novembre 1882 : “Longuet se conduit comme le dernier des proudhoniens et Lafargue [autre gendre de Marx] comme le dernier des bakouninistes. Que le diable les emporte, ces oracles patentés du socialisme scientifique!“.

5 Prosper-Olivier Lissagaray (1838-1901): animateur littéraire ; journaliste républicain socialiste indépendant ; conférencier littéraire ; plusieurs fois condamné sous le Second Empire ; ni membre, ni officier, ni fonctionnaire, ni employé de la Commune, précise-t-il lui même ; exclusivement journaliste (L’Action ; Le Tribun du Peuple) ; pendant la Semaine sanglante, il combat sur les barricades ; se réfugiera en Belgique puis en Angleterre ; sera condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée ; il est surtout connu pour son Histoire de la Commune de 1871 (éditée en 1876), fondée sur une enquête approfondie auprès d’anciens communards exilés en Suisse et en Angleterre, sur les documents de l’époque et sur son propre vécu ; voulant s’en remettre à la vérité objective (puisque “celui qui fait au peuple de fausses légendes révolutionnaires, celui qui l’amuse d’histoires chantantes, est aussi criminel que le géographe qui dresserait des cartes menteuses pour les navigateurs”), Lissagaray se fait historien, car “le vainqueur guettera la moindre inexactitude pour nier tout le reste”.

6 Antoine Arnaud (1831-1885): employé de chemin de fer ; membre de l’Internationale ; journaliste à La Marseillaise d’Henri Rochefort ; signataire de l’Affiche rouge (6 janvier 1871) ; membre du Comité central de la Garde nationale ; membre de la Commune ; secrétaire des séances ; membre de la Commission des Relations extérieures et de la Commission des Services publics ; membre du Comité de salut public ; il combat pendant la Semaine sanglante ; réfugié à Londres, il siégera au Conseil général de l’Internationale, mais la quittera avec ses amis blanquistes ; condamné à mort par contumace.

7 Auguste Serraillier (1840-1891): ouvrier formier pour bottes ; membre de l’Internationale ; membre de la Commune ; membre de la Commission du Travail ; fait partie de la minorité opposée au Comité de salut public ; condamné à mort par contumace ; se réfugiera en Angleterre ; secrétaire correspondant du Conseil général de l’Internationale pour la France en 1872.

8 Eugène Pottier (1816-1887): dessinateur sur étoffes ; goguettier ; poète ; chansonnier révolutionnaire ; participa à la Révolution de 1848 ; à l’origine de la création de la Chambre syndicale des dessinateurs (1864), qui adhéra ensuite à l’Internationale ; membre de la Garde nationale ; membre du Comité central des vingt arrondissements ; membre de la Commune ; membre de la Commission des Services publics ; vota pour la création du Comité de salut public ; participe aux combats de la Semaine sanglante ; caché dans Paris, il composera son poème L’Internationale (juin 1871) ; se réfugiera en Angleterre ; condamné à mort par contumace ; s’exilera aux États-Unis, d’où il organisera la solidarité pour les communards déportés.

9 Victor Bénot (1839-1873): garçon boucher; sous la Commune, colonel au “régiment Bergeret” ; sera fusillé à Satory le 22 janvier 1873.

10 Édouard Vaillant (1840-1915): ingénieur et docteur ès sciences ; médecin ; membre de l’Internationale ; militant blanquiste ; participa aux soulèvements des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871, à la création du Comité central de la Garde nationale et à la rédaction de l’Affiche rouge ; membre de la Commune ; membre de la Commission exécutive ; délégué à l’Instruction publique ; après la Semaine sanglante, il s’exilera à Londres ; sera condamné à mort par contumace.

11 Augustin Avrial (1840-1904): ouvrier mécanicien, membre de l’Internationale et de la Commune ; membre de la Commission du Travail et de l’Échange (29 mars), de la Commission exécutive (10 avril), puis de la Commission de la Guerre (21 avril) ; fait partie de la minorité opposée au Comité de salut public ; au cours de la Semaine sanglante, il se distingue à la défense des barricades, notamment au Château-d’Eau ; il se réfugiera à Londres.

12 Jean-Louis Pindy (1840-1917): menuisier puis bijoutier ; membre de l’Internationale ; délégué des ouvriers du bâtiment de Paris au Congrès de Bruxelles (1868), au Congrès de Bâle (1869) ; poursuivi au 3e procès de l’Association (1870) ; délégué de bataillon, membre du Comité central de la Garde nationale ; participa à l’occupation de l’Hôtel de Ville le 18 mars ; membre de la Commune ; membre de la Commission de la Guerre ; nommé gouverneur de l’Hôtel de Ville ; fait partie de la minorité ; il sera condamné à mort par contumace ; il se réfugiera en Suisse, et militera au sein de la Fédération jurassienne anarchiste.

13 Georges Arnold (1837-1912): architecte ; membre influent et secrétaire du Comité central de la Garde nationale ; membre de la Commune ; membre de la Commission de la Guerre ; il sera condamné à la déportation dans une enceinte fortifiée.

14 Léo Frankel (1844-1896): ouvrier bijoutier ; militant syndicaliste et socialiste hongrois d’origine juive ; membre de l’Internationale ; organisateur de la section lyonnaise (1867) ; poursuivi au 3e procès de l’Association ; secrétaire du Conseil fédéral parisien ; membre du Comité central de la Garde nationale ; membre de la Commune ; membre des commissions du Travail et des Finances ; délégué au Travail et à l’Échange ; correspondant de Marx ; il sera condamné à mort par contumace.

15 Gustave Genton (1825-1872): ouvrier sculpteur sur bois ; blanquiste ; condamné sous le Second Empire ; membre du Comité central des vingt arrondissements ; participa aux soulèvements des 31 octobre 1870 et 22 janvier 1871 ; officier et juge à la Cour martiale durant la Commune ; exécuté à Satory le 30 avril 1872.

16 Théophile Ferré (1846-1871): comptable au service d’un agent d’affaires ; militant blanquiste ; plusieurs fois condamné sous le Second Empire ; membre de la Garde nationale ; délégué au Comité central républicain des Vingt arrondissements ; membre de la Commune ; membre de la commission de Sûreté générale ; substitut du procureur de la Commune (1er mai) et délégué à la Sûreté générale (13 mai) ; vota pour la création du Comité de salut public ; il sera fusillé à Satory en novembre 1871.

17 François Jourde (1843-1893): comptable ; franc-maçon ; membre du Comité central de la Garde nationale ; membre de la Commune ; membre de la Commission des Finances, puis délégué aux Finances ; établit le budget financier de la Commune ; prit position avec la minorité contre le Comité de salut public ; il sera condamné à la déportation et s’évadera de Nouméa avec Paschal Grousset en 1874.

18 Ferdinand Gambon (1820-1887): avocat ; magistrat ; républicain ; démocrate-socialiste ; député de la Montagne en 1848 ; député à l’Assemblée de 1871 ; donna sa démission ; membre de la Commune ; membre de la Commission de la Justice ; refusa le poste de Procureur de la Commune ; membre du Comité de salut public ; membre de l’Internationale durant son exil en Suisse, il s’orientera vers un courant anarchisant ; condamné à mort par contumace.

19 Frédéric Cournet (1837-1885): journaliste ; membre du Conseil général de l’Internationale ; blanquiste ; chef d’un bataillon de la Garde nationale ; participa au soulèvement du 31 octobre 1870 ; élu député le 8 février 1871 ; après le 18 mars, tenta, avec les autres députés et maires de Paris, une infructueuse conciliation entre les Communards et le gouvernement de Thiers ; membre de la Commune, démissionna de sa fonction de député ; membre de la Commission de Sûreté générale, de la Commission exécutive (3 avril) puis de la Commission de la Guerre (15 mai) ; délégué à la Sûreté générale (24 mai) ; vota pour la création du Comité de salut public ; pendant la Semaine sanglante, tente de s’opposer au massacre des otages de la rue Haxo (26 mai) ; réfugié à Londres ; il sera condamné à mort par contumace.

20 Le fait me fut confirmé un an après, à Lausanne, par un de mes amis qui m’avait vu fusiller. On ne se donna pas même la peine de vérifier l’identité de mon malheureux sosie! (N. de l’A.)

Comments (4)
  1. Pas étonnant que Gustave ait eu du mal à dormir ce 28 mai 1871 puisque le même jour Varlin décédait affreusement…..
    “Dans son Histoire de la Commune, Hippolyte Prosper Lissagaray, raconte ainsi la mort d’Eugène Varlin, ce dramatique 28 mai 1871, à la fin de la Semaine Sanglante : « Place Cadet, il fut reconnu par un prêtre qui courut chercher un officier. Le lieutenant Sicre saisit Varlin, lui lia les mains derrière le dos et l’achemina vers les Buttes où se tenait le général de Laveaucoupet. Par les rues escarpées de Montmartre, ce Varlin, qui avait risqué sa vie pour sauver les otages de la rue Haxo, fut traîné une grande heure. Sous la grêle des coups sa jeune tête méditative qui n’avait jamais eu que des pensées fraternelles, devint un hachis de chairs, l’œil pendant hors de l’orbite. Quand il arriva rue des Rosiers, à l’état-major, il ne marchait plus on le portait. On l’assit pour le fusiller. Les soldats crevèrent son cadavre à coup de crosse. Sicre vola sa montre et s’en fit une parure. »
    http://guerredeclasse.fr/2020/11/16/de-la-croisade-communeuse-des-pastoureaux/

    • Il n’y a pas de lien de parenté ; mais il y a un lien de destination: ils représentent deux manières différentes de se fourvoyer…
      Auguste Vaillant (1861-1894): anarchiste ; auteur d’un attentat à la bombe à la Chambre des députés le 9 décembre 1893, qui ne fit pas de victime ; guillotiné le 5 février 1894 ; cet attentat permit de faire voter fort opportunément les lois dites scélérates qui prohibaient toute propagande révolutionnaire, anarchiste ou non, à un moment où de nombreux cadres politiques dirigeants de la IIIe République se trouvaient discrédités par le scandale de Panama. A plusieurs reprises, des rapports parvenus à la Sûreté avaient mis en garde contre des projets d’attentat visant la Chambre sans qu’aucune mesure de protection efficace ne fût déployée ; Vaillant était surveillé par la police…
      Édouard Vaillant, quant à lui, formera, avec Jaurès, Guesde et Allemane, le quatuor majeur du socialisme politique français de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Il sera candidat de la SFIO à l’élection présidentielle de 1913. Comme la grande majorité des socialistes, il se ralliera, après l’assassinat de Jaurès, à l’Union sacrée pour le Premier Massacre du prolétariat mondial…

      • Merci.
        Intéressant !
        L’à où l’un utilise les “armes de la politique” l’autre utilise de vraies armes.
        Armes qui servent le nom d’une même famille symbolique…

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