Comments (2)
  1. Bonjour,

    Je sens bien que le credo d’Étienne Chouard, “revenir à la cause des causes”, est clairement ici magnifié par Francis Cousin.
    Seulement l’idée selon laquelle seule l’abolition de l’argent permettrait se sortir de l’aliénation et de l’esclavagisme moderne doit en faire flipper plus d’un ! Comment faire comprendre à un junky que sa came le rend con, qu’il doit arrêter et que seulement alors il ira mieux?
    Si on considère que seul le but compte alors je pense que FC devrait chercher une manière douce, progressive et à la portée de tous pour semer ses graines. Le prolétariat sur lequel il mise tout ne doit, à mon avis, pas comprendre grand chose à ce qu’il raconte. Il y a là une contradiction majeure, le public visé et la forme du message ne sont pas compatibles.
    Il me semble qu’un effort a été fait sur la dernière interview au sujet des gilets jaunes, à moins que je ne me sois habitué au langage de FC… Toujours est-il que FC doit se demander à qui s’adressent ses vidéos.
    D’après ce qu’il explique le prolétariat n’a même pas besoin de lui pour aller dans la rue et cela se vérifie en ce moment mais alors pourquoi tant d’énergie dans des discours masturbatoires à destination d’intellos qui, pour la plupart, ne revêtiront jamais une gilet jaune?
    Le discours d’EC est lui suivi et relayé par un max de personnes parce qu’il est accessible, c’est peut-être dommage mais c’est un fait… qu’en pensez-vous?

    Quoi qu’il en soit je continuerai d’écouter FC, il me décrasse positivement et son travail de compréhension et de synthétisation de l’œuvre de Marx m’est d’une grande aide.
    Merci pour cela.

    Stéphane

    • La critique ne cherche pas à prendre les gens pour ce qu’ils sont immédiatement et dans l’apparence mais parle du fondement de ce qui nous fait souffrance. Si c’était facile ça ne serait pas révolutionnaire. Il peut avoir un différentiel de langage mais il ne s’agit pas de vulgariser les plus grandes interrogations voir de les amputer de leur complexité; ça serait opportuniste, sacrifier le but réel et de longue durée pour un succès immédiat, et donc dénué de tout devenir.
      Seule la crise peut faire converger la conscience pratique vers la compréhension de ce qui lui est réellement aliéné par cette vie d’esclave, c’est à cet esclave là qui sera demain l’humanité entière que nous nous adressons.

      Bonne fin de journée, et à bientôt sur les barricades.

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