Voici le dernier entretien réalisé avec Francis Cousin sur le communisme. Ce premier entretien est une introduction. Le sujet étant tellement vaste et faisant appel à tellement d’aspects de la totalité de la vie, que nous vous proposons de nous adresser vos questions sur le sujet dans la section “Nous contacter”.

“Le communisme, abolition positive de l’appropriation privative (elle-même aliénation humaine de soi) et par conséquent appropriation réelle de l’essence humaine par l’homme et pour l’homme ; donc retour total de l’homme pour soi en tant qu’homme social, c’est-à-dire humain, retour conscient et qui s’est opéré en conservant toute la richesse du développement antérieur. Ce communisme en tant que naturalisme achevé = humanisme, en tant qu’huma­nis­me achevé = naturalisme; il est la vraie solution de l’antagonisme entre l’homme et la nature, entre l’homme et l’homme, la vraie solution de la lutte entre existence et essence, entre objectivation et affirmation de soi, entre liberté et nécessité, entre individu et genre. Il est l’énigme résolue de l’histoire et il se connaît comme cette solution.

Le mouvement entier de l’histoire est donc, d’une part, l’acte de procréation réel de ce communisme – l’acte de naissance de l’existence de son expérience  – et, d’autre part, il est pour sa conscience pensante, le mouvement compris et connu de son devenir.

Karl Marx,  Manuscrits de 1844

“Le communisme est la connaissance d’un plan de vie pour l’espère humaine”

Bordiga, Propriété et capital, 1952