“Il faut savoir terminer une grève…”
Maurice Thorez
Secrétaire général du P«C»F, 11 juin 1936

“La reprise du travail ne saurait tarder…”
Georges Séguy
Secrétaire général de la CGT, 27 mai 1968

“On n’est pas contre tout…On est attaché au dialogue social…”
Philippe Martinez
Secrétaire général de la CGT, 9 janvier 2020

L’histoire des bobards de la maison d’arrêt réformiste c’est toujours l’histoire du prolétariat enfermé dans toutes les défaites que lui organisent les polices syndicales et leurs larbins gauchistes poussiéreux afin que ce dernier demeure circonscrit à ses limites et ne puisse de la sorte jamais entrevoir le mouvement de son auto-émancipation humaine par l’acte révolutionnaire de l’abolition du salariat.

Le spectacle de la liberté despotique du profit est ainsi tout entier contenu dans l’art de la mystification démocratique par lequel les partenaires sociaux subventionnés du syndicalisme étatique et la classe capitaliste élaborent ensemble les impostures de la vie truquée… Ceci, afin que la prison de l’exploitation du travail, sans cesse réaménagée dans des conflits factices, puisse espérer demeurer immortelle par l’évitement des contradictions historiques réelles qui pourraient déboucher sur la nécessité communarde de l’éruption de classe prolétarienne qui liquidera le diktat de la marchandise…

Après que le gauchisme sociétal de la marchandise ait tenté d’étouffer les Gilets Jaunes dans les boniments de la soumission au capitalisme vert des discriminations positives pro-bobo-homo-immigrationniste de la consommation infinie,  les corporatismes syndicaux de la citadelle des régimes spéciaux ont réussi à cadenasser provisoirement la colère prolétaire montante dans les cimetières réformateurs du moutonnisme contrôlé et de l’éparpillement catégoriel…

Les assemblées générales emprisonnées par les services d’ordre syndicalistes qui enchaînent, cloisonnent et fatiguent les luttes dans la revendication débile de la rénovation obligatoire de l’aliénation du travail et de la bonification lamentable de l’âge pivot d’une fin de sur-vie mortifère ont d’abord pour objet de nous éparpiller et de nous épuiser dans les divisions compartimentées de la mort lente…

SAVOIR STOPPER LA GRÈVE, C’EST LA PREMIÈRE BESOGNE DES PROMENADEURS SYNDICAUX CALMEURS DE COLERE OUVRIERE !

NOUS REFUSONS LE « TOUS ENSEMBLE SÉPARÉMENT » DANS LA GRÈVE SABOTÉE ET VENDUE D’AVANCE !

On veut pas mieux ramper esclaves, on veut enfin vraiment exister debout!

Cette grève bidonnée destinée à faire converger toutes nos exaspérations dans le cul-de-sac améliorantiste des complicités magouillantes de l’État et de ses laquais syndicaux n’avait pour objet que de dissoudre notre radicalité dans les circuits de la vacuité négociatrice…où les proxénètes pensionnés sont chargés de nous enfumer et de nous prostituer  pour un vulgaire salariat de merde perfectionné et une retraite de mort simplement mieux déguisée.

L’émancipation du prolétariat sera l’oeuvre des prolétaires eux-mêmes contre tous les mercenaires politiques et syndicaux de l’ordre républicain de la pourriture marchande…

La lutte de classe intrépide et réfractaire ne fait que commencer…

Le reflux des Gilets Jaunes et le recul des grèves de cet hiver annoncent des réapparitions et des retournements d’envergure à mesure que la baisse du taux de profit ne va cesser de s’intensifier…

La crise généralisée du chaos financier, industriel et commercial n’a pas encore dit son dernier mot… ET IL SERA TERRIBLE !

Sans nul doute, il convient que la contre-révolution du Capital ait terminé de produire tous ses ouvrages pour que l’œuvre révolutionnaire anti-capitaliste puisse enfin commencer de produire à son tour les premiers débuts de son véridique mouvement historique …

En Avant toujours et plus Loin…vers la grève sauvage généralisée contre tous les technocrates politiques, syndicaux et médiatiques de l’ordurerie capitaliste et pour le surgissement d’un monde de relations humaines et donc sans argent ni État !

A bas l’imposture sociétale et contre-révolutionnaire de tous les VRP bobo-écolo-homo-immigrationnistes et féministes de l’internement capitaliste sans cesse ré-actualisé !

Vive la lutte de classe radicale du prolétariat révolutionnaire pour la destruction mondiale de la marchandise, du salariat et de l’État !

VIVE LA COMMUNE UNIVERSELLE !

Janvier-février 2020

Comments (1)
  1. Constat pertinent concernant le syndicalisme qui n’est qu’un instrument de gestion de la contestation sociale au service du système. Les militants syndicaux de base croient bien souvent être une force d’opposition au système qui les expoitent alors qu’ils ne sont qu’une des incarnations des forces antagonistes intrinsèques au système, des forces qui n’existent pas hors de ce dernier, des forces qui demeurent indispensables à son évolution et ainsi à sa pérennité.

    L’échec du syndicalisme et de toute organisation dite d’opposition, ou anti-système, vient du fait que leurs membres ne réalisent pas qu’ils pensent comme le système, que leur vision de la condition humaine est élaborée à partir du mode de pensée propre au système, ils ne comprennent pas que le système est la source nourricière de leurs réflexions, de leurs revendications, et qu’ainsi leur vision “contestataire” demeure dans le cadre idéologique du système. Ils ne voient pas que le système est capable de produire sa propre contestation, qu’elle lui est nécessaire pour perdurer, et qu’ils ne sont finalement qu’un des produits du système lui-même.

    Pour l’anectode, cela m’a bien fait rire de voir Benjamin Amar, syndicaliste CGT, déclarer fièrement lors d’un débat sur LCI, que la CGT signait 85% des accords avec le patronnat, afin de réfuter le propos de ses opposants qui disaient que la CGT était un syndicat d’opposition radicale incapable de discuter et de faire des compromis. Ceci m’a d’autant plus fait rire que, sur les réseaux sociaux, des syndicalistes de la CGT qualifiaient L.Berger et la CFDT de collabo parce-qu’il avait repris les négociation avec le gouvernement et appelé à la fin de la grève suite au retrait provisoire de l’age pivot. Ces mêmes syndicalistes CGT reprochaient à la CFDT d’être au service du patronnat car elle signait systématiquement des accords avec celui-ci. Avec un tel degré de bêtise, d’aliénation, rien d’étonnant à ce que le système perdure.

    Les mécanismes mentaux de ces contestataires sont ceux du système lui-même, et il est de fait normal que ces “opposants” échouent dans leur combat. Et le pire dans tout cela, c’est qu’ils considèrent la conquête de quelques avantages inhérents au fonctionnement du système, donc produits par le sytème (et qui, de fait, ne le menace en rien) comme étant des victoires sociales émancipatrices. Un exemple me venant encore à l’esprit est celui de Bernard Friot, qui déclare haut et fort dans ses vidéos conférences que le salariat est une conquête sociale anti-capitaliste. Si le fait de percevoir un salaire était émancipateur, donc anti-capitaliste, cela se saurait… Rien d’étonnant venant de la part d’un milittant du PCF, un PCF qui a tapiné pour le PS, un parti dit de gauche, pendant des décennies. Comme l’affirme justement Francis Cousin, l’aliénation est omiprésente, mais on ne réalise pas à quel point elle l’est…

    Tant que le mode de penser des individus “contestataires” demeurera dans le paradigme conceptuel du système, il va de soi que toute action à l’encontre du système est vouée à l’échec. Finalement, la révolution, le changement de paradigme, c’est ne plus penser comme le système, y compris ne plus penser l’antagonisme intrinsèque au système qui participe à sa pérennité. Je ne crois pas que beaucoup de personnes soient véritablement capables de faire ce travail émancipateur vital, et je doute fort que ce travail puisse s’effectuer sur une seule génération. Malgré l’instabilité politique, sociale et économique actuelle, le système n’est pas à bout de souffle comme beaucoup se l’imagine, et au vu de la mentalité de la masse et des quelques soi-disant opposants au système, il ne tombera pas de sitot; il suffit simplement de constater le contenu de leur revendication pour s’en rendre compte (syndicats, gilets jaunes, FI, NPA).

    L’agitation (pas mouvement) des gilets jaunes en est un parfait exemple, même si on peut constater parfois chez quelques-uns d’entre-eux, des faibles signes d’une prise de conscience de la réalité aliénante de notre société. Il faut tout de même leur reconnaitre une certaine qualité chez nombre d’entre-eux, c’est la défiance instinctive à l’égard de toutes organisations dite d’opposition, qui ne sont que des parties fonctionnelles du système (syndicats, partis politiques, associations), une défiance qu’ils ne comprennent pas véritablement dans toute son ampleur, une défiance toujours immature à l’heure actuelle. Et au vu des têtes pensantes présentes chez les gilets jaunes, E.Chouard, F. Lepage promotteur de la pensée de B.Friot, etc, il ne fait aucun doute à mes yeux que ce soubresaut potentiellement émancipateur est déjà mort (depuis bien longtemps), que la maturation de cette défiance naturelle ne se produira pas, et qu’il n’y a rien à attendre de toute cette agitation sociale et du cirque politico-médiatique (FI, CGT, etc) qui l’accompagne. Les personnes peuvent s’agiter et s’organiser comme elles veulent, faire des manifestations déclarées ou non déclarées, tant qu’elles conserveront la même mentalité, une mentalité qui demeure dans le cadre du système, rien ne changera.

    PS: félicitations pour vos publications de qualité qui alimentent véritablement la réflexion personnelle, un préalable indispensable à tout changement radical.

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