Les racailles du haut protègent toujours les racailles du bas et on les retrouve d’ailleurs toutes deux aux deux pôles aliénatoires de la chaîne commerciale de la came du Capital…

Banlieues : Des policiers de la base diffusent l’enregistrement de l’ordre reçu d’éviter toute confrontation avec les dealeurs-casseurs:

« Le Lumpenproletariat, cette lie d’individus dévoyés de toutes les classes, qui établit son quartier général dans les grandes villes est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est absolument vénale et importune. Quand les ouvriers français écrivaient sur les maisons, à chaque révolution, l’inscription : “Mort aux voleurs !” et qu’ils en fusillaient même plus d’un, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien parce qu’ils savaient très justement qu’il fallait avant tout se débarrasser de cette bande. Tout chef ouvrier qui emploie ces vagabonds comme gardes du corps, ou qui s’appuie sur eux, prouve déjà par là qu’il n’est qu’un traître au mouvement. »

Engels, La guerre des paysans allemands  

« Le  lumpenprolétariat, ce produit passif de la pourriture des couches inférieures de la vieille société, peut certes se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne; cependant, ses conditions de vie le disposent bien plutôt à se vendre à la réaction… »

Le manifeste communiste

« La barbarie banlieusarde n’est que la banlieue de la barbarie centrale. Les banquiers cultivés et courtois qui circulent au sommet de l’État et les caïds analphabètes et vulgaires qui rôdent au pied des « cités » ont ceci de commun qu’ils sont tous des professionnels de  l’appropriation.
Les premiers venant d’ailleurs toujours embaucher les seconds pour protéger le monde de la possession lorsque la colère issue du salariat en arrive au point où elle s’organise comme mouvement d’inacceptation radicale de l’indistinction marchande.
Dans l’ordre supérieur de la dictature démocratique de l’indistinct, il y a longtemps que s’est opérée la jonction voluptueuse entre l’argent propre et l’argent sale afin que puisse s’articuler la grande concentration qui universalise l’adéquation entre le spectacle de l’industrie et l’industrie du spectacle.
On commet une lourde erreur lorsque l’on croit que la dynamique de l’argent propre et celle de l’argent sale auraient entre elles quelque incompatibilité fondamentale puisqu’en fait aucun antagonisme ne les oppose quant à l’essentiel et que bien au contraire à l’heure de la domination totale de la marchandise, le structurant des maffia du sale est devenu le paradigme d’indistinction de toutes les grandes références ( bancaires, scientifiques, immobilières, sportives, médicales, éditoriales…) du commerce dit propre. »

L’INTERNATIONALE, CRITIQUE DE LA SOCIÉTÉ DE L’INDISTINCTION