Inconsciemment et en l’universel, les individus réalisent le substantiel et doivent donc là être regardés comme les figures vivantes de l’oeuvre qui fait la substantialité de l’esprit du monde…

L’individu est en propre ce qu’il est en tant que sujet, c’est à dire comme la série de ses actes…

En aboutissement historique de toutes les actions et donc bien sûr des actions les plus liées à l’histoire mondiale, se tiennent des individus mais qui à partir de leur subjectivité effectuent le parcours de la substantialité… 


Hegel, Principes de la philosophie du droit 

L’histoire est le mouvement d’un esprit se faisant continuellement, d’un esprit qui n’est pas un quelque chose qui se fait en repos, mais qui comme mouvement absolument sans répit se déploie comme l’activité pure…

L’esprit est le devenir de l’infiniment créateur… 


Hegel, Encyclopédie des sciences philosophiques 

Les besoins théoriques pourront-ils devenir immédiatement des besoins pratiques ? Il ne suffit pas que la pensée s’engage à se réaliser, il faut que la réalité s’engage elle-même à se penser…

La puissance matérielle ne peut être terrassée que par la puissance matérielle, mais la théorie aussi, dès qu’elle conquiert les masses, devient là une puissance matérielle… 


Marx, Critique de la philosophie du droit de Hegel 

L’histoire tout entière n’est qu’une trans-formation perpétuelle de la nature humaine… 


Marx, Misère de la philosophie 

Il n’est pas possible que se réalise une émancipation réelle ailleurs que dans le monde réel et autrement que par des moyens réels…

La condition fondamentale de toute histoire, c’est l’auto-production de sa matérialité vivante elle-même…

Il n’existe qu’un seul véritable savoir, celui de l’histoire…

La nature est historique et l’histoire est naturelle… 


Marx-Engels, L’Idéologie allemande 
Comments (2)
  1. Bien avant le capitalisme et même la création de l’argent, l’exploitation de l’homme par l’homme existait.
    Avec un peu de réflexion, on comprend que c’est la sédentarisation du néolithique qui a amené aussi bien des maux.
    Croire changer de monde ou le monde en oubliant que ce sont les desirs de pouvoir et d’enrichissement, la peur de ne pas contrôler tout en chaque homme qui ont nourri ce qui a amené en phase terminal au capitalisme est illusoire.
    La base des sociétés sont les hommes, pas les doctrines.
    C’est bien pour cela que l’éducation actuelle est éminemment segregative, compétitive et aliénante.
    Sans analyse profonde des causes humaines, on recréera sans cesse les mêmes.
    Bien que je sois anticlérical, le Christ avait raison, aucun révolution sociale ne sera possible sans révolution spirituelle intrinsèque.

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