…τὸ γὰρ αὐτὸ νοεῖν ἐστίν τε καὶ εἶναι
…L’Être et le Penser sont une même dynamique 
Parménide, Fragments

“Le contenu qui remplit notre conscience, de quelque espèce qu’il soit, constitue la détermination des sentiments, intuitions, images, des buts, etc., et des pensées et concepts. Sentiments, intuition, image, etc., sont dans cette mesure les formes d’un tel contenu qui reste un seul et même contenu, qu’il soit senti, intuitionné, représenté, voulu, et qu’il soit seulement senti ou bien senti et intuitionné, etc., avec mélange de pensée, ou pensé totalement sans mélange. Dans une quelconque de ces formes ou dans le mélange de plusieurs, le contenu est objet de la conscience. Mais dans cette objectivité, les déterminations de ces formes aussi se joignent au contenu ; de sorte que suivant chacune de ces formes un objet particulier semble surgir et que ce qui est en soi la même chose peut apparaître comme un contenu divers.”

Hegel, Introduction à l’Encyclopédie

“En tant que conscience générique l’homme affirme sa vie sociale réelle et ne fait que répé­ter dans la pensée son existence réelle ; de même qu’inversement l’être générique s’affir­me dans la conscience générique et qu’il est pour soi, dans son universalité, en tant qu’être pensant.

L’homme – à quelque degré qu’il soit donc un individu particulier et sa particularité en fait précisément un individu et un être social individuel réel – est donc tout autant la totalité, la totalité idéale, l’existence subjective pour soi de la société pensée et sentie, que dans la réalité il existe soit comme contemplation et jouissance réelle de l’existence sociale soit comme totalité de manifestations humaines de la vie.

La pensée et l’Être sont donc certes distincts, mais en même temps ils forment ensemble une unité.

Marx, Manuscrits de 1844

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