Guerre de Classe présente : Rendez-vous radical avec l’histoire réelle, avec pour sujet : Congrès de Guerre de Classe 2022 – Qu’est-ce qu’un Groupe Communiste : Organicité, intervention, prévision et crise terminale du Capital…

Intervenants : Véronique, Maurice et Francis Cousin


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Nos textes essentiels pour comprendre la crise actuelle : ici.


“Nul objet… ne peut résister ; nul objet ne peut posséder une nature qui ne soit pas celle de la méthode et il n’est pas d’objet qui ne soit pénétré d’elle… La méthode est, en conséquence, non seulement la force ( Kraft ) la plus élevée, ou plutôt la force unique et absolue de la rationalité, mais aussi sa pulsion [Trieb] la plus éminente et unique à se retrouver et à se re-connaître soi-même et par soi-même dans tout.”

Hegel, Science de la logique


“Les communistes… n’ont point d’intérêts qui les séparent de l’ensemble du prolétariat.
Ils n’établissent pas de principes particuliers sur lesquels ils voudraient modeler le mouvement ouvrier…
Dans les différentes phases que traverse la lutte entre prolétaires et bourgeois, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité…
…théoriquement, ils ont sur le reste du prolétariat l’avantage d’une intelligence claire des conditions, de la marche et des fins générales du mouvement prolétarien.
…Les conceptions théoriques des communistes ne reposent nullement sur des idées, des principes inventés ou découverts par tel ou tel réformateur du monde.
Elles ne sont que l’expression générale des conditions réelles d’une lutte de classes existante, d’un mouvement historique qui s’opère sous nos yeux.”

Le Manifeste Communiste


“Le Groupe Guerre de Classe se considère comme une simple expression parmi d’autres du courant communiste organisé au sein du mouvement général du prolétariat mondial, c’est à dire de l’ensemble des humains qui n’ont aucun pouvoir sur leur existence, toute entière arraisonnée désormais par la dictature salariale des forces productives du Capital. Mais cela ne peut signifier que notre groupe serait le seul à détenir la vérité ou que c’est autour de lui que le courant communiste s’organisera obligatoirement lorsque sera venue la période révolutionnaire d’affrontement avec le gouvernement mondial du spectacle de la marchandise. La vérité est exclusivement pratique et c’est uniquement la vérité du temps de la crise terminale du mode de production capitaliste qui unifiera et homogénéisera la conscience critique aujourd’hui encore nécessairement éparse et hétérogène. La conscience vraie du communisme ne pourra se manifester comme intégralité historique que lorsque le développement universel de l’anti-aliénation trouvera la capacité historique de pouvoir s’affirmer, c’est à dire à compter du moment où la crise de l’auto-dissolution du Capital se déploiera comme cours inéluctable de l’auto-négation du Prolétariat.”

Guerre de Classe, Ce qui nous distingue


La caractéristique la plus fondamentale du groupe Marx-Engels a été de théoriser la révolution communiste (encore impossible) au moment des révolutions capitalistes (alors pleinement impérieuses)… Ainsi se comprend le Manifeste dans sa formulation initiale de février 1848 qui prend acte de l’importance inévitable de la révolution bourgeoise et la préface à son édition allemande de 1872 qui venant, elle, après le grand moment communard parisien, insiste sur la nécessité de liquider le pouvoir politique. Dès lors, pour le présent comme pour l’avenir, les choses sont claires… Une pensée n’est radicale, puissante et véritablement communiste dans son résultat que pour autant, qu’elle le soit dans son élaboration qui ne peut être que communeuse… Ce qui veut dire que tout ce qui sort du cerveau individuel égotiste atterré ou de ce qui se produit en addition nombriliste pluri-individuelle est de nul intérêt pour la révolution communiste puisque contre les voies de garage infécondes, louches, incertaines, nébuleuses et constamment hésitantes du moi désorienté dans lesquelles le Capital désire piéger les errants malheureux, la conscience historique radicale est toujours une œuvre de groupe qui, contre la fausse vie du cogito singulier, sait qu’il n’est point possible d’aller à l’encontre de la misère de l’aliénation sous des formes misérablement aliénatoires…”

DU SPECTACLE FÉTICHISTE DE LA MARCHANDISE MONDIALE ET DE SA CRISE FINALE…


Comments (27)
  1. J’apprécie énormément Francis Cousin, que j’ai découvert il y a deux ans, ainsi que Marx et tout ce qui s’ensuit. Il m’a énormément apporté. Un grand respect à lui.
    Par contre je trouve que les intervenants n’apportent strictement rien aux débats. Ils ne sont qu’une pâle imitation de Francis. C’est beaucoup trop redondant, il serait peut-être utile pour ceux qui apprécient Francis, de changer un peu de format, de commenter l’actualité. Il a une culture tellement immense, une connaissance de l’histoire, qu’il serait agréable de changer un peu la rhétorique un peu trop répétitive à mon goût.

    • Peut etre que la forme n est pas essentielle, et qu il importe de repeter inlassablement le fond. Quant a l actualite, une prochaine video a est a venir me semble t il?

    • Totalement d’accord avec Satprem. Arrêtez de vous payer de mots avec votre groupe communiste ! « Association des amis de Francis Cousin » serait plus approprié, ce qui n’est pas du tout péjoratif dans mon esprit car je pourrais en être. J’écoute et je lis Francis Cousin depuis six ans avec lequel je suis totalement en accord et pour lequel j’ai beaucoup de sympathie. Mais les prétendues questions des intervenants ne semblent pas personnelles, tant on y entend les mots de Francis Cousin assez maladroitement répétés par ailleurs. Tout semble préparé à l’avance pour susciter la réponse convenue compte tenu du thème de l’émission. Temps de parole de Francis Cousin par émission : environ 90%. Et puis cette façon que les sages élèves toujours questionnent le docte maître ! Dans un véritable groupe communiste, il y aurait plus de spontanéité, plus d’authenticité, plus de réciprocité. Notez que ce concept ne me dérange pas, je ne rate aucune de vos émissions, mais j’appelle un chat un chat, et je ne prends pas des vessies pour des lanternes. Vous qui êtes sensés dénoncer les mystifications, n’allez pas fabriquer une de toute pièce ! Je comprends votre nostalgie des véritables groupes communistes du passé mais votre obstination vous égare Francis. Le jour où vous poserez des questions à vos intervenants, où vous leur demanderez des explications, où vous parlerez moins qu’eux, où il aura désaccord, on pourra reconsidérer la question. Bien amicalement. Critique radicale !

      • Sauf que la question n’est pas la…
        Il ne vous a peut-être pas échapper que Francis Cousin est le seul communiste qui ait maintenu le cap dans la décomposition générale après les dernières grèves radicales des années 70-80, ce qui nous permet aujourd’hui d’avancer en conscience grâce à cette transmission historique. Comme le disait Bilan, surtout ne pas trahir !
        C’est tout cet héritage qui est transmis, il y a donc une distinction entre les camarades qui ont découvert la radicalité plus ou moins récemment et qui, vaille que vaille, grandissent dans la lutte et Francis qui a déjà de l’expérience. Il y a donc une exigence, Guerre de Classe est le seul groupe au monde à tenir cette position, sur le Covid, sur la guerre en Ukraine, il y a une exigence de ne pas trahir ce que les prolétaires les plus radicaux du passé nous ont transmis.
        Il n’est pas simple de faire une émission de radio, non pas pour papauter narcissiquement mais bien, méthodiquement, pour déployer le concept de la réalité du monde.
        D’ailleurs, Guerre de Classe n’est pas en dehors du monde, il est traversé par toute l’aliénation moderne, avec ses forces et ses faiblesses. Ce qui est en devenir, c’est bien la transmission qui fera qu’un jour, Francis ne sera plus la et que le flambeau aura été transmis… et Guerre de Classe aura toujours la même perspective parce que ce n’est pas Francis que l’on vient écouter mais bien le Logos.

        • Merci Valentin pour votre réponse. Vous avez raison. Je comprends bien la difficulté de transmettre le logos par une émission de radio. Mais justement, « ne point trahir », cette difficulté ne devrait pas être éludée en faisant semblant d’animer un dialogue qui n’est pas authentique. Vous avez bien résumé le problème : « Francis est le seul communiste ». Ça ne m’a pas échappé en effet. Et on ne forme pas un groupe à un seul.

      • Quoi de plus normal que de pâles spectateurs inertes n’ayant, après trois heures d’émission substantielle, rien d’autre à exprimer que leur misérable “goût” narcissique, en viennent à lâchement débiner des camarades qui en disent d’ores et déjà infiniment plus qu’eux, et avec infiniment plus d’authenticité et de chaleur…
        C’est là toute la différence entre l’engagement pratique dans le combat pour l’émancipation humaine et l’apathie baveuse de “ceux qui apprécient Francis” depuis leur canapé…
        Quant aux supposés “lecteurs” assidus de Francis, ils parviendront peut-être à “appeler un chat un chat” pour ce qui les concerne lorsqu’ils auront réellement questionné leur niveau de compréhension desdites lectures, qui ne les ont à ce jour amenés qu’à envisager (sans rire…) la participation à une piteuse “association des amis” de l’émancipation humaine…

        • Comment pouvez-vous savoir si ces lectures ne m’ont amené à envisager QUE ce vous dîtes ? Vous par contre vous y êtes bel et bien dans l’amicale. Et qu’envisagez-vous d’autres alors ? Si vous êtes le Michel qui intervient dans certaines émissions, vos propos sont intelligents et vous êtes un des rares à faire vivre un vrai dialogue. Alors ne vous vexez pour un peu de contradiction, nous n’avons pas d’ennemi en humanité n’est-ce pas ?

          • À GDC, nous ne nous vexons jamais et, en effet, nous n’avons pas d’ennemi humain. Nous respectons nos interlocuteurs et les considérons comme intelligents. C’est pourquoi nous pensons qu’ils n’expriment QUE ce qu’ils ont à dire d’essentiel. Et c’est pourquoi nous devons répondre avec la plus grande fermeté aux fausses contradictions qui ne font que reproduire l’inhumanité du fétichisme marchand sous un mode critique.
            Nos émissions ne sont pas des programmes radiophoniques visant à satisfaire les desiderata d’un public de consommateurs de radicalité. Elles visent à transmettre la critique communiste qui est un feu vivant. Ceux qui accueillent avec humilité ce feu vivant comprennent fort bien que Francis parle beaucoup aujourd’hui parce qu’il a beaucoup écouté hier, et que ceux qui savent écouter aujourd’hui seront ceux qui, demain, sauront dire la vérité de l’essentiel. C’est précisément cela l’organicité du groupe communiste.
            Nous n’avons que faire des débats démocratiques qui ne sont que la libre expression des inepties égotistes désaccordées.
            Ceux qui se passionnent pour les questions de personnes s’épuiseront très vite et ne tarderont pas à aller voir ailleurs. Ceux qui sauront accueillir la puissance de la critique communiste y trouveront une force qui relèguera aux oubliettes ces questionnements mesquins.

          • Je réponds ici au commentaire de Jean-Baptiste ci-dessous (ne pouvant techniquement le faire à sa suite).
            Je suis d’accord avec vous. Et moi je réponds avec la plus grande fermeté à la mise en scène spectaculaire et fallacieuse d’un groupe communiste. Je me souviens d’une vidéo de 2017 à l’époque où vous vous appeliez Aufhebung, avant que vous ne changiez de marque, intitulée « Un groupe d’amis rencontre Francis Cousin ». Vous aviez alors le mérite de l’authenticité dans votre désignation. Mais vous êtes restés en dépit de vos fantasmes ce que vous étiez alors, et qui n’est pas déshonorant : un groupe d’amis autour de Francis Cousin. Comment Francis dépassera Francis, vous Francis, et vous vous-même, tant que vous ne ferez que singer un groupe communiste ?

        • Arrête un peu avec ton narcissisme. Tu ne connais même pas le sens des mots que tu emploies à longueur de temps et il semblerait que tu aies du mal avec la contradiction. Une faille narcissique sûrement. Et les ad-hominem, essaie de les éviter, ça rendra tes propos un peu moins biaisés. On dirait un enfant qui ne supporte pas le non. Et sinon, de quel engagement tu parles ? Si tu penses que tu vas révolutionner quoique ce soit en exhibant tes branlettes narcissiques ( j’imite ta rhétorique ) en spectacle vidéo sur internet, t’es ridicule.

          Bref, les perroquets de Francis sont complètement inintéressants voire ridicule. On dirait des disciples auprès de leur gourou qui se sont maladroitement emparés de son verbiage. Essayez de rester vous-même, ça serait sûrement plus intéressant qu’être une vulgaire photocopie.

          • Satprem, vous démontrez par là même que vous n’avez rien compris au message transmis dans les émissions de GDC.
            Malgré le fait qu’elles soient si redondantes, vous croyez peut-être que ce sont des émissions culturelles de divertissement comme d’autres !
            L’intelligence vous inviterai à aller lire le texte “Ce qui nous distingue” pour comprendre vraiment ce qu’est GDC : http://guerredeclasse.fr/a-propos/
            Bon vent !

    • En réponse à Satprem et Cédric :
      Que vous le vouliez ou non, Guerre de Classe est un groupe communiste en tant que les individus qui s’y trouvent tentent d’être à la hauteur de la tâche qui leur incombe d’incarner et de transmettre l’immense héritage impersonnel des luttes historiques pour l’émancipation humaine.
      Que savez-vous vraiment de la réalité et de l’organicité des groupes communistes, de leur homogénéité, de leur faiblesses, de leurs saveurs, de leur évolution et de leurs forces ?
      Comment prendrez-vous enfin la parole de radicalité et quand le Communisme cessera-t-il d’être pour vous un loisir intellectuel séparé du monde ?
      Ce sont là les vraies questions qui doivent travailler en toute personne qui côtoie la critique.
      Que vous fétichisiez F. Cousin en évaluant ses performances oratoires, que vous déliriez à croire que les émissions sont scénarisées ou que vous jaugiez de l’authenticité et de la pertinence de tel ou tel membre du groupe ne nous vexe pas, pas d’inquiétude, mais cela devrait plutôt vous alerter sur la futilité de ce qui vous paraît essentiel à commenter.
      C’est en vous que cela doit bouger, pas dans nos vidéos.
      Cordialement.

      • Je crains que vous ne soyez trop impliqué dans votre organisation pour entendre ce que je dis, car tout ce que vous me prêtez sans me connaître, vous le donnez cependant à voir dans vos émissions. Derrière ce qui vous semble être un questionnement futile sur la forme, il y a bien un questionnement sur la vérité des dialogues et la capacité au questionnement et au dépassement. Je vais prendre un exemple. Francis nous dit que puisque Marx a écrit « remplacer un yankee par trois chinois », ceci veut dire que le capital ne remplace pas un gros salaire par trois petits, mais un prolétaire de temporalité mobile par trois travailleurs de temporalité immobile. Je ne dis pas que c’est faux. C’est même peut-être vrai. Mais peut-être aussi que Marx a simplement pris pour exemple le phénomène migratoire le plus significatif au moment où il écrit, à savoir l’immigration chinoise vers l’Amérique. Quand avant guerre la France a connu une immigration italienne et espagnole, peut-être même catalane, ce n’était pas que je sache, une provenance de temporalité immobile. Donc les migrations mises en marche par le capital ne sont pas toujours de temporalité immobile vers mobile. Quand Francis indique comment il faut comprendre Marx sans que cela ne suscite aucun questionnement, moi ça m’interroge et ça me semble contradictoire avec le développement pléthorique sur l’organicité du groupe communiste. Mais naturellement je ne suis qu’un clampin d’auditeur qui n’a pas le niveau, je m’incline bien humblement et je vous salue.

    • Un débat ? J’y vois plutôt de l’apprentissage : Véronique et Maurice sont à leur place, ils écoutent, reformulent et questionnent quand c’est nécessaire. F. Cousin est dans la transmission de sa longue expérience. Que nous apprennent Mohamed Ali, Francis Cousin et Maïa Plissetskaïa « faut bosser », sang et sueur, « faut bosser » et qu’est-ce qui nous motive, nous anime et nous donne envie de bosser LA PASSION ! Ensuite, quand on a « le niveau », viennent les débats, les combats, les ballets…..

  2. Rendons hommage à ceux qui ont le courage de s’exposer et surtout de sortir de la posture narcissique où finalement on devrait se cacher dire parce qu’on n’aurait rien à dire, qui est exactement mais à l’envers celle de celui qui se surexposerait en prétendant être une encyclopédie. La première des humilités impose de comprendre que c’est ensemble dans l’envie brûlante d’un dialogue de transparence que l’être grandit. Dans ce dialogue il y en a qui savent peu, un peu plus ou beaucoup; et de la même manière, dans d’autres champs de la vie, certains auront de meilleures aptitudes que d’autres. Il me semble que Francis a déjà largement exposé et développé cet aspect essentiel de la conscience communiste. Le savoir est une méthode qualitative et non un regroupement de connaissances parcellaires. Le tout du groupe (son esprit) est supérieur à la somme des individus. Il faut vouloir le vivre pour le comprendre.
    Vive la commune !

    • Avec ça je suis entièrement d’accord, mais quand émission après émission, les intervenants demandent benoîtement « Francis, pourriez-vous nous expliquer ceci, pourriez-vous nous expliquer cela … ? », alors qu’ils connaissent fort bien la réponse, mais qu’ils le demandent, même pas avec leur mots à eux, parce que dans la scénarisation de l’émission il est prévu qu’à tel moment, untel pose la question convenue, pour que Francis ait le prétexte à dérouler son savoir, c’est intéressant mais ce n’est pas un dialogue. Ce n’est pas un groupe communiste.

  3. Bonjour,
    Salut à tous, un peu hors sujet, mais pas tant que ça.
    Une question que je me pose et a laquelle j’aimerais avoir peut être une réponse.
    Dans la décomposition actuelle du capitalisme, et le dollar en tant que monnaie mondiale dite de réserve.
    Cependant le dollar américain n’a aucune valeur et ne peut donc pas exprimer la valeur des marchandises.
    Quelle que soit la raison d’être d’une monnaie fiduciaire mondiale, cette monaie ne peut pas être un travail abstrait homogène, c’est-à-dire une valeur.
    Et donc le dollar fiduciaire n’est pas de l’argent ; et, non, il n’exprime pas les valeurs des marchandises, mais cependant, la loi de la valeur s’exprime toujours même dans cette situation. ?
    La question de savoir si une marchandise contient ou non une propriété sociale appelée valeur,alors il ne fait aucun doute que le dollar américain n’a pas cette propriété sociale – il ne contient même pas un instant de valeur.
    On peut déduire donc logiquement que le dollar américain en tant que monnaie mondiale ne peut en aucun cas être déterminée par le fait qu’il partage un attribut social commun avec les marchandises auxquelles il sert d’expression.
    C’est-à-dire que l’on peut considérer d’un point de vu Marxiste que le dollar américain n’est pas la monnaie mondiale pour la raison qu’il exprime les valeurs (les temps de travail socialement nécessaires) des marchandises.
    Il est la monnaie mondiale d’autre chose il doit donc exprimer une autre propriété commune des marchandises que leurs temps de travail socialement nécessaires.
    Quelle autre propriété sociale commune une monnaie mondiale fiduciaire peut-elle exprimer ?
    De la à penser qu’ Il est très possible que nous soyons simplement en train de vivre une anomalie dans l’histoire de l’humanité, il n’y a qu’un pas à franchir.
    Cette situation est anormale, car pour une raison inexpliquée, une monnaie de papier remplit pas le rôle que nous attendrions normalement d’être joué par une marchandise.
    Après ces observations on peut tirer au moins trois conclusions différentes sur cette anomalie.
    1 C’est une anomalie temporaire et ainsi la société reviendra tôt ou tard à une monnaie-marchandise pour exprimer les valeurs des marchandises.
    2 C’est une anomalie permanente, c’est-à-dire pas une anomalie du tout, mais un événement révélant le contenu réel de l’argent comme, par exemple, le « pouvoir d’échangeabilité » ou une autre force que nous ignorons actuellement.
    3 Une monnaie fiduciaire servant de monnaie mondiale n’est pas une anomalie, mais plutôt le stade final catastrophique de la monnaie et de tout le mode de production basé sur la valeur d’échange.

    • Une monnaie n’exprime pas la valeur d’une marchandise.
      Ce qui exprime la valeur d’une marchandise c’est C+V+Pl, c’est à dire le rapport de production spécifique qui permet d’agencer du capital constant, du capital variable et l’extorsion d’une plus-value sur le temps de travail socialement nécessaire.
      Une monnaie, avant d’exprimer une unité de compte, une réserve de valeur et un intermédiaire des échanges est avant tout l’équivalent général abstrait qui mesure la réification en tant que rapport social de circulation de l’exploitation.
      Pour approfondir nous vous conseillons de creuser assidument le texte de GdC “Oui le Capital va nécessairement mourir” => http://guerredeclasse.fr/2021/03/21/oui-le-capital-va-necessairement-mourir/

      • Je vous remercie, pour votre réponse.
        Rapidement cela amène à remettre les pendules à l’heure et donc
        la monnaie est acceptée par tous car tous croient que les autres l’acceptent.
        Ce pourrait être des coquillages ou autre chose et donc la monnaie s’explique par elle-même, au sens où un individu utilise la monnaie parce qu’il CROIT que les autres font de même.
        Merci je vais donc creuser d’avantage, et revenir au fondamental, le mode de production, le rapport social, qu’il ne faut jamais perdre de vue.
        Merci encore.

        • Thomas.
          Donc nous ne pouvons simplement pas assimiler une durée définie de temps de travail direct à une quantité définie d’argent,
          En remettant les choses à l’endroit la valeur ne prend forme, et ne s’exprime, que sous la forme de la marchandise.
          Et donc l’argent n’exprime pas et ne peut pas exprimer directement la valeur du temps de travail direct, car le temps de travail direct n’a pas de valeur à exprimer si je vous ai bien compris et encore mille merci.
          Ces questions sont assez complexes pour moi, (je ne suis pas un intello, mais un maçon de profession).

      • Thomas
        Temps 2
        Ce que vous venez de m’expliquer est d’une telle force que je suis obligé de méditer et de lire plus sur le sujet (et je vais me faire la soirée),
        C’est écrit dune manière tellement limpide.
        Donc si j’ai pigé quelque chose, c’est que d’une part la valeur s’exprime sous forme de marchandise (valeur d’usage, valeur d’échange) et d’autre part que le temps de travail direct ne s’exprime pas sous forme argent car le temps de travail direct n’a pas de forme a exprimer ?
        Et que donc l’argent représente une abstration ( c’est ça le coeur de votre propos) qui mesure la réification en tant que rapport social de circulation de l’exploitation, (puisque propiété privée des moyens de productions et d’ extorsion de plus value).
        Considérations particulières, pourquoi n’irais-je pas étudier (un peu) Marx, c’est pour le prolétariat écrasé sous le poids des chaînes de la propriété privée des moyen de productions et du rapport social réifié, que Marx et Engels ont écrits cette oeuvre libératoire gigantesque,
        Guerre de Classe qui fait un travail formidable énorme et peut-être il faut bien le dire une rareté dans ce monde où la marchandise et le calcul égoïste ont recouvert la planète de son thanatisme.
        Encore merci.

        • Tout d’abord, nous n’abordons pas les choses d’un point de vue marxiste et c’est pour cette raison que ce que vous constatez concernant la monnaie n’est ni anormal, ni inexpliqué.Vous saisissez un certain nombre de contradictions mais ce qu’il faut saisir c’est que le Capital est une contradiction en procès, ce qui signifie qu’il se nie lui-même en se déployant.

          Les marchandises sont le produit d’un travail concret aliéné, elles sont donc caractérisées par une valeur d’échange et par une valeur d’usage. Afin de pouvoir s’échanger sur le marché, elles doivent se dépouiller de leur caractère particulier, ce qu’elles font en se rapportant à un troisième terme, une marchandise qui a pour particularité d’exprimer leur valeur. La monnaie exprime donc bien, en moyenne, sous la forme du prix, la valeur du travail abstrait socialement nécessaire à la production des marchandises (contrairement à ce qu’affirme la réponse précédente).

          L’argent est l’équivalent général abstrait des marchandises et puisque nous ne sommes pas des marxistes intéressés par une théorie d’une nouvelle économie politique critique, nous rappelons au fil de nos articles qu’il ne faut pas oublier qu’il s’agit là de l’expression du rapport d’exploitation qui produit la valeur, confiscation de l’activité humaine.
          La monnaie n’est pas un simple objet posé mais un rapport social d’aliénation en mouvement, dont le déploiement est caractérisé par l’unité de trois fonctions à la fois contradictoires et complémentaires : Unité de compte de l’exploitation, réserve de valeur de l’exploitation, intermédiaire des échanges de l’exploitation. Ces trois fonctions assurent le sont la forme du déploiement de la monnaie qui entrent en collision périodique à mesure que le Capital se modernise et que la valeur d’échange chemine vers son accomplissement.

          A partir d’un certain seuil de développement de la baisse du taux de profit, l’argent cesse de pouvoir s’incarner dans une marchandise spécifique produit du travail humain passé, car le mouvement de dévalorisation oblige une anticipation qui prend sa source non plus dans le temps de travail humain présent mais futur admettant ainsi que le travail humain vivant perd sa capacité à pouvoir valoriser le Capital, il devient trop faible au regard du développement du mouvement général de la valeur compte tenu du développement du proportionnellement au capital constant travail mort machinique.

          A partir de là, l’argent ne devient pas autre chose, il se révèle comme étant une monnaie de singe dont l’assise n’est plus que la conscience fausse des hommes soumis au fétichisme de la marchandise.
          Dans ce processus de crise, la valeur est de moins en moins réalisable et la monnaie est de moins en moins en mesure d’assurer l’équivalence des marchandises à mesure que le rapport d’exploitation lui-même s’invalide. C’est ici que se trouve le principe de la crise finale, ce n’est pas une simple crise de modernisation, mais c’est le principe même de l’équivalence des marchandises qui s’invalide.

          Il n’y a pas là une anomalie temporaire mais le résultat logique du déploiement du Capital en tant que sa réalisation est sa propre invalidation. Pas plus que l’histoire ne peut revenir en arrière il ne peut être rétablie une forme antérieure de la monnaie puisque c’est l’état du rapport social qui l’a rendue nécessaire.

          Bien à vous,

  4. Bonjour,
    Merci pour ces éclaircissements.
    “Les marchandises sont le produit d’un travail concret aliéné”
    En fait la valeur au sens capitaliste, c’est le fait que le capital privatise les moyens de productions et c’est la valeur (privatisée d’échange).
    La valeur d’usage doit se transmutter en valeur d’échange, pour le dire simplement.
    La valeur est donc une forme sociale déterminée par la privatisation des moyens de production et donc de l’exploitation.
    Ce n’est pas la “qualité naturelle du travail “qui s’applique transhistoriquement à tout le travail humain, mais seulement au travail exploité dans et sous des conditions sociales déterminées historiquement.
    Au fur et a mesure que le travail mort aspire le travail vivant, le taux de profit ne cesse de se réduire.
    ” il devient trop faible au regard du développement du mouvement général de la valeur compte tenu du développement du proportionnellement au capital constant travail mort machinique.”
    Marx dans le fragment sur les machines nous indique une direction : Dès lors que le travail sous sa forme immédiate a cessé d’être la grande source de la richesse, le temps de travail cesse et doit nécessairement cesser d’être sa mesure et, par suite, la valeur d’échange d’être la mesure de la valeur d’usage.
    Dans un passage de Guerre de classe il y a une indication très importante, crutiale même, au sujet de la valeur d’échange : Lorsque la valeur d’usage découvre qu’elle est totalement dépendante de la valeur d’échange, la valeur d’échange avoue qu’elle est en fait totalement dépendante des matérialités historiques de la valeur d’usage.
    Et sur le “Marxisme” P Lafargue a bien expliqué que Marx n’était pas Marxiste, donc pas de confusions, car il existe autant de marxismes que de variétés de pomme.
    Je dois vous remercier encore vivement pour toutes ces précisions.
    A bas l’Etat à bas l’argent à bas le salariat, pour la communauté humaine retrouvée la vraie vie, et surtout à bas la merde mercantile qui pue la mort !

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